al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

qu’elle soit demeurée dans le récipient ou qu’elle en ait été retirée, à condition qu’il s’agisse d’un faible volume – semblable au petit bassin employé pour les ablutions dans lequel on a lavé l’un de ses membres – et que l’on ait, le cas échéant, préféré l’eau à la poussière ; il n’est alors nullement blâmable d’effectuer sur cette terre un nouveau tayammum, puisque rien ne reste attaché aux membres.

Quant à savoir s’il est réprouvé d’employer une eau déjà utilisée dans un acte autre que la levée de l’impureté rituelle mineure ou l’élimination d’une souillure matérielle – actes qui, tous deux, exigent de l’« eau absolue » et sont accomplis en vue de la prière, tels le bain de l’ihrâm, celui du vendredi ou des deux Fêtes, le renouvellement des ablutions, ou encore l’eau des deuxième et troisième lavages – la question fait l’objet d’une hésitation doctrinale.

En revanche, s’agissant du quatrième lavage, de l’eau avec laquelle on a nettoyé un récipient ou un vêtement déjà propres, ou d’ablutions qui n’avaient pas la prière pour finalité – comme les ablutions du junub ou celles pratiquées avant la visite d’un homme pieux ou d’un gouvernant – il n’est, de manière catégorique, aucune réprobation à la réemployer pour un acte subordonné à la pureté rituelle.

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[Annotation d’al-Dusûqî]
La répétition, à l’inverse du cas contraire.

(Sur les mots : « ou qu’elle soit restée en contact »)
C’est-à-dire qu’elle a continué à y demeurer.

(Sur : « ou qu’elle s’en soit séparée »)
Par exemple, de l’eau dans un bassin où l’on plonge sa main ou son pied et que l’on y frotte ; si l’on frotte le membre à l’extérieur du bassin, il n’y a pas de réprobation, car, pour nos docteurs, l’eau ne devient « usée » qu’avec le frottement, et non par la simple immersion du membre.

Cette situation diffère de l’expression « l’eau recueillie après écoulement », qui signifie que l’on a rassemblé dans un récipient l’eau ruisselant des membres. En revanche, si l’on puise l’eau du récipient pour se laver à l’extérieur, celle qui reste dans le récipient – comme celle que l’on y puise – n’est pas considérée comme usée.

(Sur : « et qu’il s’agissait d’une petite quantité »)
Cette précision se rattache à la clause « ou qu’elle s’en soit séparée » ; l’eau demeurant en contact ne peut, de toute façon, qu’être en faible quantité.

(Sur : « semblable au récipient d’ablution »)
Il en va de même du récipient de ghusl, qui reste lui aussi d’un volume réduit pour celui qui s’en sert.

Avis important : l’eau qui dégoutte du dernier membre dont dépend la validité de la purification, ou qui reste en contact avec lui, est unanimement tenue pour usée. Quant à celle qui coule d’un autre membre, ou y demeure attachée, si on la réemploie après l’achèvement de la purification, elle compte également comme eau déjà utilisée pour lever une impureté ; s’il s’agit d’un réemploi avant la fin de la purification, on distingue deux avis : si l’on considère que l’impureté disparaît de chaque membre séparément, on appliquera la même règle ; sinon, il n’y aura pas de réprobation – ainsi l’a indiqué notre maître en marge.

(Sur : « et, pour les autres cas, hésitation »)
En résumé : si l’eau a d’abord servi à un acte autre que la levée de l’impureté rituelle ou l’élimination d’une souillure – mais exigeant néanmoins de l’eau absolue et visant la prière, comme le bain de l’ihrâm, celui du vendredi, des deux Fêtes, le renouvellement des ablutions, ou l’eau du deuxième ou du troisième lavage –, peut-on ensuite la réutiliser pour lever l’impureté, éliminer une souillure, accomplir des ablutions surérogatoires ou des bains recommandés ? Les auteurs tardifs hésitent : Ibn Bashîr et l’auteur de l’Irshâd inclinent à la réprobation, tandis que Sahnûd, Ibn Shâs et Ibn al-Hâjib la rejettent. Les deux positions demeurent en équilibre, aucune n’ayant été définitivement retenue.

(Sur : « l’eau du deuxième et du troisième lavage »)
La décision de les placer parmi les cas litigieux est celle qu’a approuvée ‘Aj., tandis que Ḥ. penche pour l’absence de réprobation. D’autres estiment qu’en vertu de leur rôle dans l’achèvement de la levée de l’impureté, la réprobation paraît plus évidente, de la même manière que pour le bain pris en vue de visiter un pieux personnage, un souverain, ou simplement pour se rafraîchir.

(Sur : « il n’est donc pas réprouvé de la réemployer dans un acte subordonné à la pureté »)
C’est-à-dire pour la levée d’une impureté rituelle, l’élimination d’une souillure, les onctions ou les bains recommandés. Cette catégorie sort du champ du désaccord, tout comme l’eau du bain d’une femme dhimmie après ses menstrues, afin que son époux musulman puisse avoir un rapport avec elle ; l’usage ultérieur de cette eau pour la levée d’une impureté, des onctions ou des bains surérogatoires n’est pas matière à divergence et relève des cas visés par la formule : « Est réprouvée l’eau déjà employée pour lever une impureté rituelle. »

En définitive, on dénombre vingt-cinq combinaisons possibles d’une eau déjà utilisée. Lors de sa première utilisation, elle peut avoir servi : 1) à la levée de l’impureté rituelle ; 2) à l’élimination d’une souillure légale ; 3) à une purification surérogatoire ou recommandée ; 4) au lavage d’un récipient ou assimilé. Chacune de ces cinq catégories pouvant, lors de la seconde utilisation, viser l’une des mêmes cinq catégories, on obtient 5 × 5 = 25 cas.

L’eau employée d’abord pour lever une impureté rituelle ou pour ôter une souillure matérielle est réprouvée si l’on s’en sert de nouveau pour la levée de l’impureté, non pour l’élimination d’une souillure : quatre cas. Elle est également réprouvée si on la réemploie dans une purification surérogatoire ou recommandée : quatre cas encore. Elle n’est pas réprouvée quand on l’utilise pour laver un récipient ; ici, on compte deux cas.

Quant à l’eau provenant d’une purification surérogatoire ou recommandée, il est réprouvé de la réutiliser pour lever l’impureté rituelle, pour ôter une souillure légale, et – selon l’un des deux avis – pour d’autres purifications surérogatoires ou recommandées, dans huit des vingt-cinq situations ; les autres cas ne sont pas concernés.

أَوْ اتَّصَلَ بِهَا أَوْ انْفَصَلَ عَنْهَا وَكَانَ يَسِيرًا كَآنِيَةِ وُضُوءٍ غَسَلَ عُضْوَهُ فِيهِ وَاحْتُرِزَ بِالْمَاءِ عَنْ التُّرَابِ فَلَا يُكْرَهُ التَّيَمُّمُ عَلَيْهِ مَرَّةً أُخْرَى لِعَدَمِ تَعَلُّقِهِ بِالْأَعْضَاءِ (وَفِي) كَرَاهَةِ اسْتِعْمَالِ مَاءٍ مُسْتَعْمَلٍ فِي (غَيْرِهِ) أَيْ غَيْرِ حَدَثٍ، وَكَذَا حُكْمُ خَبَثٍ مِمَّا يَتَوَقَّفُ عَلَى مُطْلَقٍ، وَيُقْصَدُ مَعَهُ الصَّلَاةُ كَغُسْلِ إحْرَامٍ وَجُمُعَةٍ وَعِيدٍ وَتَجْدِيدِ وُضُوءٍ وَمَاءِ غَسْلَةٍ ثَانِيَةٍ وَثَالِثَةٍ وَعَدَمِ كَرَاهَتِهِ (تَرَدُّدٌ) . وَأَمَّا الْغَسْلَةُ الرَّابِعَةُ وَمَا غُسِلَ بِهِ إنَاءٌ أَوْ ثَوْبٌ نَظِيفَانِ أَوْ وُضُوءٌ لَمْ يُقْصَدْ بِهِ صَلَاةٌ كَوُضُوءِ جُنُبٍ أَوْ لِزِيَارَةِ صَالِحٍ أَوْ سُلْطَانٍ فَلَا يُكْرَهُ اسْتِعْمَالُهُ فِي مُتَوَقِّفٍ عَلَى طَهُورٍ قَطْعًا ــ [حاشية الدسوقي] الْإِعَادَةَ بِخِلَافِ الْعَكْسِ. (قَوْلُهُ: أَوْ اتَّصَلَ بِهَا) أَيْ وَاسْتَمَرَّ عَلَى اتِّصَالِهِ (قَوْلُهُ: أَوْ انْفَصَلَ عَنْهَا) أَيْ كَمَاءِ فِي قَصْرِيَّةٍ أَدْخَلَ يَدَهُ أَوْ رِجْلَهُ فِيهَا وَدَلَكَهَا فِيهَا، فَإِنْ دَلَكَهَا خَارِجَهَا فَلَا كَرَاهَةَ؛ لِأَنَّ الِاسْتِعْمَالَ عِنْدَ أَصْحَابِنَا بِالدَّلْكِ لَا بِمُجَرَّدِ إدْخَالِ الْعُضْوِ وَهَذَا غَيْرُ قَوْلِهِ مَا تَقَاطَرَ إذْ مَعْنَاهُ أَنَّهُ جَمَعَ مَا تَقَاطَرَ مِنْ الْمَاءِ النَّازِلِ مِنْ أَعْضَائِهِ فِي إنَاءٍ، وَأَمَّا إذَا اغْتَرَفْتَ مِنْ الْإِنَاءِ وَغَسَلْتَ الْأَعْضَاءَ خَارِجَهُ فَهَذَا الْمَاءُ الَّذِي فِي الْإِنَاءِ وَاغْتَرَفْتَ مِنْهُ غَيْرُ مُسْتَعْمَلٍ (قَوْلُهُ: وَكَانَ يَسِيرًا) رَاجِعٌ لِقَوْلِهِ أَوْ انْفَصَلَ عَنْهَا، وَأَمَّا الْمُتَّصِلُ بِهَا فَلَا يَكُونُ إلَّا يَسِيرًا (قَوْلُهُ: كَآنِيَةِ وُضُوءٍ) أَيْ وَكَذَا آنِيَةُ غُسْلٍ فَهِيَ قَلِيلَةٌ حَتَّى بِالنِّسْبَةِ لِلْمُتَوَضِّئِ. (تَنْبِيهٌ) مَا تَقَاطَرَ مِنْ الْعُضْوِ الَّذِي تَتِمُّ بِهِ الطَّهَارَةُ أَوْ اتَّصَلَ بِهِ مُسْتَعْمَلٌ بِلَا نِزَاعٍ، وَأَمَّا مَا تَقَاطَرَ مِنْ الْعُضْوِ غَيْرِ الْأَخِيرِ أَوْ اتَّصَلَ بِهِ، فَإِنْ اُسْتُعْمِلَ بَعْدَ تَمَامِ الطَّهَارَةِ فَهُوَ اسْتِعْمَالٌ لِمَاءٍ مُسْتَعْمَلٍ فِي حَدَثٍ أَيْضًا، وَإِنْ اُسْتُعْمِلَ قَبْلَ تَمَامِ الطَّهَارَةِ، فَإِنْ قُلْنَا: إنَّ الْحَدَثَ يَرْتَفِعُ عَنْ كُلِّ عُضْوٍ بِانْفِرَادِهِ فَكَذَلِكَ وَإِلَّا فَلَا يُكْرَهُ كَذَا ذَكَرَ شَيْخُنَا فِي الْحَاشِيَةِ (قَوْلُهُ: وَفِي غَيْرِهِ تَرَدُّدٌ) حَاصِلُهُ أَنَّ الْمَاءَ إذَا اُسْتُعْمِلَ أَوَّلًا فِي غَيْرِ رَفْعِ الْحَدَثِ وَإِزَالَةِ حُكْمِ الْخَبَثِ بِأَنْ اسْتَعْمَلَهُ فِيمَا يَتَوَقَّفُ عَلَى مُطْلَقٍ وَيُقْصَدُ مَعَهُ الصَّلَاةُ كَغُسْلِ الْإِحْرَامِ وَالْجُمُعَةِ وَالْعِيدِ وَتَجْدِيدِ وُضُوءٍ وَغَسْلَةٍ ثَانِيَةٍ وَثَالِثَةٍ هَلْ يَجُوزُ أَنْ يُسْتَعْمَلَ ثَانِيًا فِي رَفْعِ حَدَثٍ وَحُكْمِ خَبَثٍ أَوْ أَوْضِيَةٍ أَوْ اغْتِسَالَاتٍ مَنْدُوبَةٍ أَوْ يَكْرَهُ تَرَدُّدٌ لِلْمُتَأَخِّرِينَ فَالْكَرَاهَةُ لِابْنِ بَشِيرٍ وَصَاحِبِ الْإِرْشَادِ وَعَدَمُهَا لِسَنَدٍ وَابْنِ شَاسٍ وَابْنِ الْحَاجِبِ كَذَا فِي بْن وَهَذَا التَّرَدُّدُ مُسْتَوٍ لَمْ يُعْتَمَدْ وَاحِدٌ مِنْ الْقَوْلَيْنِ (قَوْلُهُ: وَمَاءِ غَسْلَةٍ ثَانِيَةٍ وَثَالِثَةٍ) جَعَلَهُمَا مِنْ مَحَلِّ التَّرَدُّدِ هُوَ مَا ارْتَضَاهُ عج وَاَلَّذِي اسْتَظْهَرَهُ ح فِي مَاءِ الْغَسْلَةِ الثَّانِيَةِ وَالثَّالِثَةِ عَدَمُ الْكَرَاهَةِ، وَقَالَ بَعْضُهُمْ: الظَّاهِرُ كَرَاهَتُهُ؛ لِأَنَّهُ مِنْ تَمَامِ رَفْعِ الْحَدَثِ فَيَنْسَحِبُ عَلَيْهِ قَوْلُهُ: أَوْ لِزِيَارَةِ صَالِحٍ أَوْ سُلْطَانٍ أَيْ أَوْ لِتَبَرُّدٍ (قَوْلُهُ: فَلَا يُكْرَهُ اسْتِعْمَالُهُ فِي مُتَوَقِّفٍ عَلَى طَهُورٍ قَطْعًا) أَيْ مِثْلُ رَفْعِ حَدَثٍ أَوْ حُكْمِ خَبَثٍ وَالْأَوْضِيَةِ وَالِاغْتِسَالَاتِ الْمَنْدُوبَةِ وَقَوْلُهُ: فَلَا يُكْرَهُ إلَخْ أَيْ فَهَذِهِ خَارِجَةٌ مِنْ مَحَلِّ الْخِلَافِ كَمَا أَنَّ مَاءَ غُسْلِ الذِّمِّيَّةِ مِنْ الْحَيْضِ لِأَجْلِ أَنْ يَطَأَهَا زَوْجُهَا الْمُسْلِمُ خَارِجَةً مِنْ الْخِلَافِ لِكَرَاهَةِ اسْتِعْمَالِ ذَلِكَ الْمَاءِ بَعْدَ ذَلِكَ فِي رَفْعِ حَدَثٍ أَوْ أَوْضِيَةٍ أَوْ اغْتِسَالَاتٍ مَنْدُوبَةٍ فَهِيَ مِنْ جُمْلَةِ أَفْرَادِ قَوْلِ الْمُصَنِّفِ وَكُرِهَ مَاءٌ مُسْتَعْمَلٌ فِي حَدَثٍ. وَالْحَاصِلُ أَنَّ صُوَرَ اسْتِعْمَالِ الْمَاءِ الْمُسْتَعْمَلِ خَمْسٌ وَعِشْرُونَ صُورَةً؛ لِأَنَّ اسْتِعْمَالَهُ أَوَّلًا إمَّا فِي حَدَثٍ أَوْ فِي حُكْمِ خَبَثٍ، وَإِمَّا فِي طَهَارَةٍ مَسْنُونَةٍ أَوْ مُسْتَحَبَّةٍ، وَإِمَّا فِي غَسْلِ إنَاءٍ وَنَحْوِهِ، وَكُلُّ وَاحِدَةٍ مِنْ هَذِهِ إذَا اُسْتُعْمِلَ ثَانِيًا فَلَا بُدَّ أَنْ يُسْتَعْمَلَ فِي أَحَدِهَا فَالْمُسْتَعْمَلُ فِي حَدَثٍ أَوْ فِي حُكْمِ خَبَثٍ يُكْرَهُ اسْتِعْمَالُهُ فِي رَفْعِ الْحَدَثِ لَا فِي إزَالَةِ الْخَبَثِ، وَصُوَرُهُ أَرْبَعٌ وَكَذَا يُكْرَهُ اسْتِعْمَالُهُ فِي الطَّهَارَةِ الْمَسْنُونَةِ وَالْمُسْتَحَبَّةِ وَصُوَرُهُ أَرْبَعٌ أَيْضًا وَلَا يُكْرَهُ اسْتِعْمَالُهُ فِي غَسْلٍ كَالْإِنَاءِ وَهَاتَانِ صُورَتَانِ، وَالْمُسْتَعْمَلُ فِي الطَّهَارَةِ الْمَسْنُونَةِ وَالْمُسْتَحَبَّةِ يُكْرَهُ اسْتِعْمَالُهُ فِي رَفْعِ الْحَدَثِ وَحُكْمِ الْخَبَثِ وَكَذَا فِي الطَّهَارَةِ الْمَسْنُونَةِ وَالْمُسْتَحَبَّةِ عَلَى أَحَدِ التَّرَدُّدَيْنِ فِي الْمَسَائِلِ الثَّمَانِيَةِ لَا فِي غَيْرِ

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