al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Contrairement à l’avis d’al-Mâzirî,

— « de terre ou de sel, ou de toute autre substance » : il s’agit là d’une qualification de ce que l’on jette délibérément dans l’eau. Le sel visé peut être d’origine minière ou obtenu par procédé industriel, d’après l’opinion retenue.

— « L’opinion la plus vraisemblable », selon Ibn Yûnus, est « la suppression » de la capacité purificatrice lorsque l’eau est altérée par « du sel ajouté intentionnellement » ; mais cet avis demeure faible.

— Quant à « l’existence d’un accord » affirmant cette suppression lorsque le sel « est fabriqué » – c’est-à-dire extrait d’un sol salin chauffé au feu –, elle n’est valable que pour ce sel manufacturé. S’il s’agit, en revanche, de sel brut provenant directement d’une mine, aucun consensus n’existe ; on y retrouve la divergence déjà signalée.

— Cette absence de consensus a suscité une « hésitation » chez les auteurs postérieurs. La branche la plus solide de cette hésitation est qu’il n’y a, en réalité, aucun accord sur la perte de la tahûra ; la controverse demeure, comme pour le sel minier. Et, dans cette controverse, l’avis prépondérant est l’absence absolue de toute suppression, ainsi qu’il a été exposé plus haut.

— En conséquence, ni l’état d’impureté rituelle (ḥadath) ni la souillure concrète (najâsa) ne sont levés avec une eau « altérée » – de façon avérée ou sur une forte présomption, sans que le changement soit manifeste – dans sa couleur, son goût ou son odeur, lorsqu’une chose qui, d’ordinaire, ne reste pas mêlée à l’eau en a modifié l’un de ces attributs.

[Annotation d’al-Dusûqî]

Lorsqu’une substance est cuite dans l’eau, la différence tient à ceci : la cuisson du tuḥlub engendre dans l’eau un état nouveau qu’elle ne possédait pas auparavant, tandis que la cuisson du sel ne produit qu’une eau chauffée ; telle est la remarque de notre Shaykh.

(« Contrairement à al-Mâzirî ») : al-Mâzirî soutient que tout élément terrestre jeté volontairement dans l’eau rend nuisible l’altération qu’il provoque. C’est cet avis que l’Auteur réfute implicitement en écrivant « même si… ».

(« ou de toute autre substance ») : cela englobe tout ce qui provient de la terre – ocre, soufre, alun, chaux, plâtre –, même brûlé ou transformé en remèdes, comme l’ont mentionné plusieurs savants, bien que le tayammum ne puisse alors se faire sur ces éléments, la purification sèche étant en soi d’un ordre moindre. L’Auteur n’a cité que la terre et le sel pour montrer, par le plus proche (la terre) et le plus éloigné (le sel), la règle applicable à ce qui se situe entre les deux.

(« la suppression par le sel jeté délibérément ») : cela signifie que, pour toute autre substance introduite volontairement, l’altération n’est pas nuisible.

(« Quant à l’accord… ») : en résumé, les postérieurs ont divergé sur le sel ajouté de propos délibéré. Ibn Abî Zayd estime qu’il ne modifie pas le statut de l’eau, à l’instar de la terre ; tel est l’avis de l’école. Al-Qâbisî le considère assimilé à une denrée alimentaire et affirme qu’il retire la tahûra ; c’est l’opinion adoptée par Ibn Yûnus, évoquée par l’Auteur lorsqu’il écrit « l’opinion la plus vraisemblable est la suppression ». Al-Bâjî distingue : le sel minier est comme la terre, le sel manufacturé comme un aliment. Ainsi se dessinent trois voies.

Les auteurs ultérieurs se sont alors demandé si ces trois voies renvoient à une seule position : celui qui l’assimile à la terre vise le sel minier, celui qui l’assimile à l’aliment vise le sel manufacturé, si bien que tout le monde s’accorderait à dire que le sel manufacturé nuit. Ceci constitue la première branche de l’hésitation signalée par l’Auteur.

Ou bien faut-il y voir trois opinions réellement distinctes : pour les uns le sel ne nuit jamais, même manufacturé ; pour d’autres il nuit toujours, même minier ; pour d’autres encore, le sel manufacturé fait lui-même l’objet d’un désaccord. C’est la seconde branche de l’hésitation – passée sous silence –, car, en principe, il n’existe pas de consensus.

(« c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’accord sur la suppression par le sel manufacturé ») ;

(« mais qu’il y a divergence ») : la divergence mentionnée par l’Auteur se poursuit pour le sel manufacturé comme pour le sel brut.

(« absence de suppression, absolument ») : qu’il soit minier ou manufacturé.

(« On ne lève pas l’impureté avec de l’eau altérée… ») : le commentateur indique par-là que la clause « non, avec une eau altérée… » se coordonne à l’expression précédente « avec de l’eau absolue », ce qui montre qu’il est permis de coordonner une indéfinie à une définie.

(« ou sur une forte présomption ») : par opposition à un simple doute. L’altération faiblement présumée est appelée maẓnûn, et l’altération purement supposée mutawahham. En somme, l’altération d’origine étrangère peut toucher la couleur, le goût ou l’odeur ; dans chaque cas, elle peut être certaine, fortement présumée, faiblement présumée, douteuse ou illusoire. Pour la couleur et le goût, elle est jugée nuisible par consensus lorsqu’elle est certaine ou fortement présumée, non lorsqu’elle est douteuse, illusoire ou faiblement présumée. Pour l’odeur, la même règle s’applique selon l’avis retenu, alors qu’Ibn al-Mâjishûn affirme que le changement d’odeur n’est jamais nuisible, et qu’Ibn ʿArafa attribue à Sahnûn la distinction entre forte et légère altération de l’odeur, la première étant nuisible, la seconde non. Les deux opinions sont faibles. Quant à la distinction que nous avons faite entre présomption forte et présomption faible, elle est celle rapportée par ʿAbq ; mais la vérité

خِلَافًا لِلْمَازِرِيِّ (مِنْ تُرَابٍ أَوْ مِلْحٍ) أَوْ غَيْرِهِمَا صِفَةٌ لِمَطْرُوحٍ مَعْدِنِيًّا كَانَ الْمِلْحُ أَوْ مَصْنُوعًا عَلَى الْمُعْتَمَدِ (وَالْأَرْجَحُ) عِنْدَ ابْنِ يُونُسَ (السَّلْبُ) لِلطَّهُورِيَّةِ (بِالْمِلْحِ) الْمَطْرُوحِ قَصْدًا خَاصَّةً وَهُوَ ضَعِيفٌ (وَفِي الِاتِّفَاقِ عَلَى السَّلْبِ بِهِ) أَيْ بِالْمِلْحِ (إنْ صُنِعَ) مِنْ أَجْزَاءِ الْأَرْضِ كَتُرَابٍ مَالِحٍ سُخِّنَ بِنَارٍ وَاسْتُخْرِجَ مِنْهُ مِلْحٌ لَا إنْ لَمْ يُصْنَعْ بِأَنْ كَانَ مَعْدِنِيًّا فَلَا يَتَّفِقُ فِيهِ عَلَى السَّلْبِ بَلْ فِيهِ الْخِلَافُ السَّابِقُ وَعَدَمُ الِاتِّفَاقِ عَلَيْهِ بَلْ فِيهِ الْخِلَافُ (تَرَدُّدٌ) لِلْمُتَأَخِّرِينَ، وَالرَّاجِحُ الشِّقُّ الثَّانِي مِنْ التَّرَدُّدِ وَهُوَ عَدَمُ الِاتِّفَاقِ عَلَى السَّلْبِ بِهِ بَلْ الْخِلَافُ جَارٍ فِيهِ كَالْمَعْدِنِيِّ، وَالرَّاجِحُ مِنْ الْخِلَافِ عَدَمُ السَّلْبِ مُطْلَقًا كَمَا تَقَدَّمَ (لَا) يُرْفَعُ الْحَدَثُ وَحُكْمُ الْخَبَثِ (بِ) مَاءٍ (مُتَغَيِّرٍ) تَحْقِيقًا أَوْ ظَنًّا وَلَمْ يَكُنْ بَيِّنًا (لَوْنًا أَوْ طَعْمًا أَوْ رِيحًا بِمَا) أَيْ شَيْءٍ (يُفَارِقُهُ غَالِبًا) ــ [حاشية الدسوقي] طُبِخَ فِي الْمَاءِ وَالْفَرْقُ أَنَّ طَبْخَ الطُّحْلُبِ فِي الْمَاءِ يَنْشَأُ عَنْهُ حَالَةٌ لِلْمَاءِ لَمْ تَكُنْ فِيهِ مِنْ قَبْلُ بِخِلَافِ الْمِلْحِ إذَا طُبِخَ فِي الْمَاءِ فَإِنَّهُ إنَّمَا يَكُونُ مَاءً مُسَخَّنًا قَالَهُ شَيْخُنَا. (قَوْلُهُ: خِلَافًا لِلْمَازِرِيِّ) أَيْ الْقَائِلِ أَنَّ كُلَّ مَا طُرِحَ قَصْدًا مِنْ أَجْزَاءِ الْأَرْضِ فِي الْمَاءِ فَإِنَّهُ يَضُرُّ التَّغَيُّرُ بِهِ وَهَذَا الْقَوْلُ هُوَ الَّذِي أَشَارَ الْمُصَنِّفُ لِرَدِّهِ بِلَوْ (قَوْلُهُ: أَوْ غَيْرِهِمَا) أَيْ مِنْ كُلِّ مَا كَانَ مِنْ أَجْزَاءِ الْأَرْضِ كَمَغْرَةٍ وَكِبْرِيتٍ وَشَبٍّ وَجِيرٍ، وَلَوْ مَحْرُوقًا وَجِبْسٍ، وَلَوْ صَارَتْ عَقَاقِيرَ فِي أَيْدِي النَّاسِ كَمَا فِي ح وَغَيْرِهِ، وَإِنْ كَانَ لَا يَجُوزُ التَّيَمُّمُ عَلَيْهَا حِينَئِذٍ؛ لِأَنَّهُ طَهَارَةٌ ضَعِيفَةٌ وَاقْتَصَرَ الْمُصَنِّفُ عَلَى التُّرَابِ وَالْمِلْحِ تَنْبِيهًا بِأَقْرَبِ الْأَشْيَاءِ لِلْمَاءِ وَهُوَ التُّرَابُ وَأَبْعَدِهَا مِنْهُ وَهُوَ الْمِلْحُ عَلَى حُكْمِ مَا بَيْنَهُمَا فَيُعْلَمُ بِالْقِيَاسِ عَلَيْهِمَا (قَوْلُهُ: السَّلْبُ بِالْمِلْحِ الْمَطْرُوحِ قَصْدًا) أَيْ، وَأَمَّا الْمَطْرُوحُ قَصْدًا مِنْ غَيْرِهِ فَلَا يَضُرُّ التَّغَيُّرُ بِهِ (قَوْلُهُ: وَفِي الِاتِّفَاقِ إلَخْ) حَاصِلُهُ أَنَّ الْمُتَأَخِّرِينَ اخْتَلَفُوا فِي الْمِلْحِ الْمَطْرُوحِ قَصْدًا فَقَالَ ابْنُ أَبِي زَيْدٍ لَا يَنْقُلُ حُكْمَ الْمَاءِ كَالتُّرَابِ وَهَذَا هُوَ الْمَذْهَبُ وَقَالَ الْقَابِسِيُّ: إنَّهُ كَالطَّعَامِ فَيَنْقُلُهُ وَاخْتَارَهُ ابْنُ يُونُسَ وَهُوَ الْمُشَارُ لَهُ بِقَوْلِ الْمُصَنِّفِ وَالْأَرْجَحُ السَّلْبُ بِالْمِلْحِ وَقَالَ الْبَاجِيَّ الْمَعْدِنِيُّ كَالتُّرَابِ وَالْمَصْنُوعُ كَالطَّعَامِ فَهَذِهِ ثَلَاثُ طُرُقٍ لِلْمُتَأَخِّرِينَ ثُمَّ اخْتَلَفَ مَنْ بَعْدَهُمْ هَلْ تَرْجِعُ هَذِهِ الطُّرُقُ إلَى قَوْلٍ وَاحِدٍ فَيَكُونُ مَنْ جَعَلَهُ كَالتُّرَابِ أَرَادَ الْمَعْدِنِيَّ وَمَنْ جَعَلَهُ كَالطَّعَامِ أَرَادَ الْمَصْنُوعَ وَحِينَئِذٍ فَقَدْ اتَّفَقَتْ الطُّرُقُ عَلَى أَنَّ الْمَصْنُوعَ يَضُرُّ وَهَذَا هُوَ الشِّقُّ الْأَوَّلُ مِنْ التَّرَدُّدِ الَّذِي صَرَّحَ بِهِ الْمُصَنِّفُ وَهُوَ قَوْلُهُ: وَفِي الِاتِّفَاقِ عَلَى السَّلْبِ بِهِ إنْ صُنِعَ تَرَدُّدٌ، وَأَمَّا إنْ كَانَ غَيْرَ مَصْنُوعٍ فَفِيهِ الْخِلَافُ الْمُشَارُ لَهُ بِقَوْلِهِ، وَلَوْ قَصْدًا وَتَرْجِعُ هَذِهِ الطُّرُقُ إلَى ثَلَاثَةِ أَقْوَالٍ مُتَبَايِنَةٍ فَمَنْ قَالَ لَا يَضُرُّ فَمُرَادُهُ، وَلَوْ مَصْنُوعًا وَمَنْ قَالَ يَضُرُّ فَمُرَادُهُ، وَلَوْ مَعْدِنِيًّا فَالْمَصْنُوعُ فِيهِ خِلَافٌ كَغَيْرِهِ وَهَذَا هُوَ الشِّقُّ الثَّانِي مِنْ التَّرَدُّدِ وَهُوَ الْمَحْذُوفُ؛ لِأَنَّ الْأَصْلَ عَدَمُ الِاتِّفَاقِ وَهُوَ صَادِقٌ بِالْأَقْوَالِ الثَّلَاثَةِ فَالْمُصَنِّفُ أَشَارَ بِالتَّرَدُّدِ لِتَرَدُّدِ الَّذِينَ أَتَوْا بَعْدُ وَاخْتَلَفُوا فِي الْفَهْمِ إنْ قُلْت: إنَّ الْمُصَنِّفَ قَالَ وَبِالتَّرَدُّدِ لِتَرَدُّدِ الْمُتَأَخِّرِينَ فِي النَّقْلِ أَوْ لِعَدَمِ نَصِّ الْمُتَقَدِّمِينَ وَهَذَا لَيْسَ مِنْهُمَا قُلْت هَذَا مِنْ الْأَوَّلِ؛ لِأَنَّ الْمُرَادَ بِالْمُتَقَدِّمِينَ مَنْ تَقَدَّمَ، وَلَوْ تَقَدُّمًا نِسْبِيًّا، وَإِنْ كَانَ مِنْ الْمُتَأَخِّرِينَ لَا الْمُتَقَدِّمِينَ بِاصْطِلَاحِ أَهْلِ الْمَذْهَبِ وَهُمْ مَنْ كَانَ قَبْلَ ابْنِ أَبِي زَيْدٍ وَالْمُرَادُ بِالنَّقْلِ عَنْ الْمُتَقَدِّمِينَ مَا نُسِبَ إلَيْهِمْ، وَلَوْ بِحَسَبِ الْفَهْمِ وَالْحَمْلِ لِكَلَامِهِمْ (قَوْلُهُ: وَهُوَ عَدَمُ الِاتِّفَاقِ عَلَى السَّلْبِ بِهِ) أَيْ الْمَصْنُوعِ (قَوْلُهُ: بَلْ الْخِلَافُ) أَيْ الْمُشَارُ لَهُ بِقَوْلِ الْمُصَنِّفِ، وَلَوْ قَصْدًا جَارٍ فِيهِ كَالْمَعْدِنِيِّ (قَوْلُهُ: عَدَمُ السَّلْبِ مُطْلَقًا) أَيْ سَوَاءٌ كَانَ مَعْدِنِيًّا أَوْ مَصْنُوعًا (قَوْلُهُ: لَا يُرْفَعُ الْحَدَثُ بِمَاءٍ مُتَغَيِّرٍ إلَخْ) أَشَارَ الشَّارِحُ بِهَذَا إلَى أَنَّ قَوْلَ الْمُصَنِّفِ لَا بِمُتَغَيِّرٍ إلَخْ عَطْفٌ عَلَى قَوْلِهِ بِالْمُطْلَقِ وَفِيهِ إشَارَةٌ إلَى جَوَازِ عَطْفِ النَّكِرَةِ عَلَى الْمَعْرِفَةِ (قَوْلُهُ: أَوْ ظَنًّا) أَيْ قَوِيًّا بِخِلَافِ الْمَشْكُوكِ فِي تَغَيُّرِهِ وَالْمَظْنُونُ تَغَيُّرُهُ ظَنًّا غَيْرَ قَوِيٍّ وَالْمُتَوَهَّمُ تَغَيُّرُهُ وَالْحَاصِلُ أَنَّ الْمُتَغَيِّرَ بِالْمُفَارِقِ إمَّا لَوْنُ الْمَاءِ أَوْ طَعْمُهُ أَوْ رِيحُهُ وَفِي كُلٍّ إمَّا أَنْ يُتَحَقَّقَ التَّغَيُّرُ أَوْ يُظَنَّ ظَنًّا قَوِيًّا أَوْ غَيْرَ قَوِيٍّ أَوْ يُشَكَّ فِيهِ أَوْ يَكُونَ مُتَوَهَّمًا، فَإِنْ كَانَ الْمُتَغَيِّرُ اللَّوْنَ أَوْ الطَّعْمَ ضَرَّ اتِّفَاقًا إنْ كَانَ التَّغَيُّرُ مُحَقَّقًا أَوْ مَظْنُونًا ظَنًّا قَوِيًّا لَا إنْ كَانَ مَشْكُوكًا أَوْ مُتَوَهَّمًا أَوْ مَظْنُونًا ظَنًّا غَيْرَ قَوِيٍّ، وَإِنْ كَانَ الْمُتَغَيِّرُ الرِّيحَ فَكَذَلِكَ عَلَى الْمُعْتَمَدِ وَقَالَ ابْنُ الْمَاجِشُونِ تَغَيُّرُ الرِّيحِ لَا يَضُرُّ مُطْلَقًا وَنَسَبَ ابْنُ عَرَفَةَ لِسَحْنُونٍ التَّفْرِقَةَ بَيْنَ كَوْنِ تَغَيُّرِ الرِّيحِ كَثِيرًا فَيَضُرُّ أَوْ خَفِيفًا فَلَا يَضُرُّ وَكِلَا الْقَوْلَيْنِ ضَعِيفٌ وَمَا ذَكَرْنَاهُ مِنْ التَّفْرِقَةِ بَيْنَ الظَّنِّ الْقَوِيِّ وَغَيْرِهِ هُوَ مَا لعبق وَلَكِنَّ الْحَقَّ

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