al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

(Ou) si l’on a affaire au reste de boisson d’une bête jallâla ;

(Ou) il s’agit du reste de boisson d’une femme en période de menstrues ou d’une personne en état d’impureté majeure, quand bien même il s’agirait de deux mécréants buvant du vin qui auraient bu dans l’eau en même temps, – à plus forte raison si l’un d’eux seulement y a puisé ;

(Ou) l’eau absolue correspond au surplus de leur purification à tous deux – et, à plus forte raison, de la purification de l’un d’eux – qu’ils aient puisé l’eau ou s’y soient immergés. Le terme ṭuhâra (avec ḍamma sur le tâ) désigne ce qui reste après l’acte purificatoire ; l’ajout du mot « reste » (faḍla) n’est qu’explicatif.

(Ou) l’eau absolue est abondante, c’est-à-dire qu’elle dépasse la capacité d’un bassin de bain ; de même – selon l’avis prépondérant – une petite quantité si elle a été mélangée à une substance impure, et a fortiori à une substance pure, pourvu que cette dernière n’en ait modifié aucun des trois attributs ; autrement, elle perd son pouvoir purificatoire.

(Ou) l’eau est certainement altérée, mais l’on hésite quant à la nature de l’agent de cette altération ; se pose alors la question : cet élément est-il nuisible, tels la nourriture ou le sang, ou bien inoffensif, comme sa propre sédimentation ? La situation est encore plus simple lorsque même l’altération n’est pas avérée tout en demeurant dans le doute mentionné. De sorte que, si l’on présume que l’agent altérant est nuisible, on se conforme à cette présomption ; et si l’on est sûr de l’altération, qu’elle procède d’un corps distinct, mais que l’on doute quant à sa pureté ou son impureté, l’eau sera jugée pure (ṭâhir) mais non purificatrice (ṭahûr).

(Ou) seul l’odorat a changé sous l’effet d’un élément voisin, sans contact – par exemple une charogne ou des filets suspendus à l’orifice d’un puits – situation dans laquelle la couleur ni le goût ne peuvent normalement être atteints, faute de contact ; et même si l’on supposait un tel changement, il ne nuirait pas non plus, pour autant que l’agent voisin n’adhère pas à l’eau.

(Si toutefois) ce changement d’odeur provient d’une substance grasse qui adhère à la surface de l’eau sans s’y mêler, l’opinion qui considère que cela ne porte pas atteinte est jugée faible ; l’avis retenu veut que tout corps adhérant à la surface altère l’eau. Quant au changement de couleur ou de goût dû à un corps adhérent, il est absolument nuisible, comme s’il y avait mélange, y compris selon la position de l’auteur.

(Ou enfin) l’odeur – à l’exclusion de la couleur et du goût – se trouve modifiée par l’émanation du goudron qui enduit le récipient d’un voyageur.

— Annotation d’al-Dusûqî —

(Sur l’emplacement évoqué) – suivant la conclusion adoptée par Ḥ. et d’autres, le propos est clair ; on est alors bel et bien en présence d’eau.

(Sur l’expression : « a fondu ») – c’est-à-dire de lui-même ou sous l’action d’un agent (feu, soleil). Si, dans la masse fondue, se trouve un corps distinct qui modifie l’un des trois attributs, l’eau perd sa capacité purificatrice et, dès lors, partage le jugement de ce corps ; à défaut, elle la conserve.

(Sur : « ou d’une jallâla ») – autrement dit, d’un animal qui se nourrit de charognes et d’immondices.

(Sur : « quand bien même deux mécréants buvant du vin » ) – fût-ce que l’on voie la souillure sur leurs lèvres au moment de boire, tant que l’eau n’est pas altérée ; sinon, elle perd sa capacité purificatrice et devient impure.

(Sur : « ou le reste … ») – il s’agit de l’eau résiduelle de la purification de la femme menstruée et du junub, qu’ils se soient purifiés ensemble ou – à plus forte raison – que l’un d’eux seul l’ait fait.

(Sur : « de même une petite quantité ») – soit moins qu’un récipient d’ablution. La précision « selon l’avis prépondérant » contredit Ibn al-Qâsim, pour qui un peu d’eau devient impure par la moindre souillure, même sans changement ; position suivie dans la Risâla. L’auteur reviendra plus loin sur cette divergence.

(Sur : « sinon, elle perd … ») – c’est-à-dire que son jugement devient celui de l’agent altérant, quant à la pureté et l’impureté.

(Sur : « à plus forte raison lorsqu’il ne tranche pas … ») – c’est lorsqu’il hésite sur la réalité de l’altération et, le cas échéant, sur la nocivité de son agent ; dans ces hypothèses et dans la précédente, l’eau reste purificatrice, car le principe est qu’elle conserve ce statut jusqu’à preuve, ou forte présomption, du contraire. Il n’y a, à cet égard, aucune différence entre une faible ou une grande quantité d’eau, ainsi que l’ont dit Ḥ. et d’autres.

(Sur : « s’il présume que l’agent altérant est nuisible ») – alors même que l’altération est certaine.

(Sur : « on se conforme à la présomption ») – qu’elle soit forte ou non, que l’eau soit abondante (bassin) ou réduite (puits). Le second cas fait consensus ; le premier ressort des propos d’Ibn Rushd. Si, en revanche, il est établi que l’agent est nuisible, le préjudice est admis unanimement, quelle que soit la quantité d’eau. Il ressort également que, si l’altération est certaine mais que l’on est persuadé que la substance altérante est inoffensive, l’eau demeure purificatrice, même si cette conviction est faible.

(Synthèse) – Lorsque l’eau d’un puits se modifie et que l’on constate, ou présume, que la cause appartient à ce qui lui fait perdre pureté et pouvoir purificateur – proximité des latrines, sol perméable – l’altération est préjudiciable. Si l’on établit ou suppose que l’agent n’enlève pas ces qualités, l’eau reste purificatrice. S’agissant d’un grand volume d’eau, tel un canal, dont on pense qu’il est altéré par des rejets d’égouts, elle demeure purificatrice selon al-Bâjî, tandis qu’Ibn Rushd considère qu’elle a perdu pureté et pouvoir purificateur.

(Sur : « et s’il est certain de l’altération … ») – c’est la cinquième hypothèse ; au total, les cas sont donc au nombre de cinq, comme l’a exposé le commentateur.

(Sur : « ou [l’eau] est altérée par un voisin ») – même si l’on suppose que l’altération subsiste après la disparition de ce voisin, selon l’avis correct.

(Sur : « telle une charogne ») – c’est-à-dire placée à proximité de l’eau.

(Sur : « et si l’odeur change à cause d’une graisse adhérente ») – par exemple des aromates jetés en surface ; selon l’auteur – à la suite d’Ibn ʿAtâ’ Allâh, Ibn Bashîr, Ibn Rushd et Ibn al-Hâjib – cela n’est pas nuisible, opinion jugée faible ; la position retenue est que cela nuit, comme pour le changement de couleur ou de goût, ainsi que l’a indiqué Ibn ʿArafa. En résumé, l’altération due à un voisin non adhérent ne nuit jamais, quels que soient l’attribut atteint, le degré du changement ou la quantité d’eau ; quant à l’altération par un voisin adhérent, elle nuit unanimement si

أَوْ جَلَّالَةٍ (أَوْ) كَانَ سُؤْرَ (حَائِضٍ أَوْ جُنُبٍ) وَلَوْ كَافِرَيْنِ شَارِبَيْ خَمْرٍ شَرِبَا مِنْهُ مَعًا وَأَوْلَى لَوْ انْفَرَدَ أَحَدُهُمَا (أَوْ) كَانَ الْمُطْلَقُ (فَضْلَةَ طَهَارَتِهِمَا) مَعًا وَأَوْلَى أَحَدُهُمَا اغْتَرَفَا أَوْ نَزَلَا فِيهِ. وَالطُّهَارَةُ بِضَمِّ الطَّاءِ مَا فَضَلَ بَعْدَ التَّطْهِيرِ فَإِضَافَةُ فَضَلَ لَهَا لِلْبَيَانِ (أَوْ) كَانَ الْمُطْلَقُ (كَثِيرًا) بِأَنْ زَادَ عَنْ آنِيَةِ غُسْلٍ وَكَذَا يَسِيرٌ عَلَى الرَّاجِحِ (خُلِطَ بِنَجِسٍ) وَأَوْلَى بِطَاهِرٍ (لَمْ يُغَيِّرْهُ) أَحَدَ أَوْصَافِهِ وَإِلَّا سَلَبَ الطَّهُورِيَّةَ (أَوْ) كَانَ الْمَاءُ مُتَغَيِّرًا جَزْمًا وَ (شُكَّ) بِالْبِنَاءِ لِلْمَفْعُولِ أَيْ وَقَعَ التَّرَدُّدُ عَلَى السَّوَاءِ (فِي مُغَيِّرِهِ) وَبَيَّنَ مَعْنَى الشَّكِّ بِقَوْلِهِ (هَلْ) هَذَا الْمُغَيِّرُ (يَضُرُّ) كَالطَّعَامِ وَالدَّمِ أَوْ لَا كَقَرَارِهِ وَأَوْلَى إذَا لَمْ يَجْزِمْ بِالتَّغَيُّرِ مَعَ الشَّكِّ الْمَذْكُورِ، وَمَفْهُومُ شُكَّ أَنَّهُ لَوْ ظَنَّ أَنَّ مُغَيِّرَهُ يَضُرُّ فَإِنَّهُ يَعْمَلُ عَلَى الظَّنِّ وَلَوْ جَزَمَ بِالتَّغَيُّرِ وَأَنَّهُ بِمُفَارِقٍ وَشُكَّ فِي طَهَارَتِهِ وَنَجَاسَتِهِ فَالْمَاءُ طَاهِرٌ لَا طَهُورٌ (أَوْ تَغَيَّرَ) الْمَاءُ رِيحُهُ (بِمُجَاوِرِهِ) بِالْهَاءِ وَبِالتَّاءِ أَيْ بِسَبَبِ مُجَاوِرِهِ كَجِيفَةٍ أَوْ وَرَدَ عَلَى شِبَاكِ قُلَّةٍ مَثَلًا مِنْ غَيْرِ مُلَاصَقَةٍ لِلْمَاءِ وَلَا يُمْكِنُ عَادَةً تَغَيُّرُ لَوْنِهِ أَوْ طَعْمُهُ بِمَا ذُكِرَ لِعَدَمِ الْمُمَاسَّةِ لَكِنْ لَوْ فُرِضَ التَّغَيُّرُ مَا ضَرَّ أَيْضًا وَهَذَا إذَا كَانَ تَغَيُّرُ رِيحِهِ بِمُجَاوِرٍ غَيْرَ مُلَاصِقٍ بَلْ (وَإِنْ) كَانَ تَغَيُّرُ رِيحِهِ (بِدُهْنٍ لَاصَقَ) سَطْحَ الْمَاءِ بِلَا مُمَازَجَةٍ وَهَذَا ضَعِيفٌ وَالرَّاجِحُ أَنَّ الْمُلَاصِقَ لِسَطْحِ الْمَاءِ يَضُرُّ، وَأَمَّا تَغَيُّرُ اللَّوْنِ وَالطَّعْمِ بِالْمُلَاصِقِ فَإِنَّهُ يَضُرُّ قَطْعًا كَالْمُمَازِجِ حَتَّى عَلَى مَا مَشَى عَلَيْهِ الْمُصَنِّفُ (أَوْ) كَانَ تَغَيُّرُ رِيحِهِ لَا لَوْنِهِ أَوْ طَعْمِهِ (بِ) سَبَبِ (رَائِحَةِ قَطِرَانِ وِعَاءِ مُسَافِرٍ) ــ [حاشية الدسوقي] مَوْضِعِهِ عَلَى مَا انْحَطَّ عَلَيْهِ كَلَامُ ح وَغَيْرِهِ وَهُوَ ظَاهِرٌ؛ لِأَنَّهُ حِينَئِذٍ مَاءٌ وَقَوْلُهُ: ذَابَ أَيْ بِنَفْسِهِ أَوْ ذَوَّبَهُ مُذَوِّبٌ بِنَارٍ أَوْ شَمْسٍ وَإِذَا وُجِدَ فِي دَاخِلِ مَا ذَابَ شَيْءٌ مُفَارِقٌ، فَإِنْ غَيَّرَ أَحَدَ أَوْصَافِهِ الثَّلَاثَةِ سَلَبَهُ طَهُورِيَّتَهُ وَبَعْدَ ذَلِكَ حُكْمَهُ كَمُغَيِّرِهِ، وَإِنْ لَمْ يَتَغَيَّرْ شَيْئًا مِنْ أَوْصَافِهِ فَهُوَ بَاقٍ عَلَى طَهُورِيَّتِهِ (قَوْلُهُ: أَوْ جَلَّالَةٍ) أَيْ أَوْ كَانَتْ جَلَّالَةً تَأْكُلُ الْجِيَفَ وَالنَّجَاسَاتِ (قَوْلُهُ: وَلَوْ كَافِرَيْنِ شَارِبِي خَمْرٍ) أَيْ، وَلَوْ رُئِيَتْ النَّجَاسَةُ عَلَى فَمِهِمَا وَقْتَ الشُّرْبِ حَيْثُ لَمْ يَتَغَيَّرْ الْمَاءُ وَإِلَّا سَلَبَ طَهُورِيَّتَهُ وَكَانَ نَجِسًا (قَوْلُهُ: أَوْ فَضْلَةَ إلَخْ) أَيْ أَوْ كَانَ الْمُطْلَقُ فَضْلَةَ طَهَارَةِ الْحَائِضِ وَالْجُنُبِ سَوَاءٌ تَطَهَّرَا فِيهِ مَعًا أَوْ أَحَدُهُمَا بِالْأَوْلَى (قَوْلُهُ: وَكَذَا يَسِيرٌ) أَيْ بِأَنْ كَانَ أَقَلَّ مِنْ آنِيَةِ الْوُضُوءِ وَقَوْلُهُ: عَلَى الرَّاجِحِ أَيْ خِلَافًا لِمَا قَالَهُ ابْنُ الْقَاسِمِ مِنْ أَنَّ قَلِيلَ الْمَاءِ يُنَجِّسُهُ قَلِيلُ النَّجَاسَةِ، وَلَوْ لَمْ تُغَيِّرْهُ وَمَشَى عَلَيْهِ فِي الرِّسَالَةِ وَسَيَأْتِي لِلْمُصَنِّفِ التَّصْرِيحُ بِمَفْهُومِ كَثِيرٍ وَهُوَ الْيَسِيرُ فِي قَوْلِهِ وَيَسِيرٌ كَآنِيَةِ وُضُوءٍ إلَخْ لِمَا فِيهِ مِنْ الْخِلَافِ كَمَا عَلِمْت (قَوْلُهُ: وَإِلَّا سَلَبَ الطَّهُورِيَّةَ) أَيْ وَصَارَ حُكْمُهُ كَمُغَيِّرِهِ فِي الطَّهَارَةِ وَالنَّجَاسَةِ (قَوْلُهُ: وَأَوْلَى إذَا لَمْ يَجْزِمْ بِالتَّغَيُّرِ مَعَ الشَّكِّ الْمَذْكُورِ) بِأَنْ تَرَدَّدَ فِي تَغَيُّرِهِ وَعَدَمِهِ وَعَلَى تَقْدِيرِ تَغَيُّرِهِ هَلْ هُوَ مُتَغَيِّرٌ بِمَا يَضُرُّ كَالطَّعَامِ أَوْ الْبَوْلِ أَوْ بِمَا لَا يَضُرُّ كَقَرَارِهِ فَالْمَاءُ فِي هَذِهِ الصُّورَةِ وَاَلَّتِي قَبْلَهَا طَهُورٌ؛ لِأَنَّ الْأَصْلَ بَقَاؤُهُ عَلَى الطَّهُورِيَّةِ وَلَا يَنْتَقِلُ الْمَاءُ عَنْ أَصْلِهِ حَتَّى يَتَحَقَّقَ أَوْ يُظَنَّ أَنَّ مُغَيِّرَهُ مِمَّا يَضُرُّ التَّغَيُّرُ بِهِ وَلَا فَرْقَ بَيْنَ قَلِيلِ الْمَاءِ وَكَثِيرِهِ عَلَى الصَّوَابِ كَمَا فِي ح وَغَيْرِهِ (قَوْلُهُ: أَنَّهُ لَوْ ظَنَّ أَنَّ مُغَيِّرَهُ يَضُرُّ) أَيْ وَالْفَرْضُ أَنَّ التَّغَيُّرَ مَجْزُومٌ بِهِ (قَوْلُهُ: فَإِنَّهُ يُعْمَلُ عَلَى الظَّنِّ) سَوَاءٌ قَوِيَ الظَّنُّ أَوْ لَا وَسَوَاءٌ كَانَ الْمَاءُ كَثِيرًا كَالْبِرْكَةِ أَوْ قَلِيلًا كَالْآبَارِ لَكِنَّ الثَّانِيَ مَحَلُّ اتِّفَاقٍ وَالْأَوَّلَ عَلَى ظَاهِرِ كَلَامِ ابْنِ رُشْدٍ، وَأَمَّا لَوْ عُلِمَ أَنَّ الْمُغَيِّرَ مِمَّا يَضُرُّ ضَرَّ اتِّفَاقًا كَانَ الْمَاءُ قَلِيلًا أَوْ كَثِيرًا وَيُؤْخَذُ مِنْ قَوْلِهِ فَإِنَّهُ يَعْمَلُ عَلَى الظَّنِّ أَنَّهُ إذَا جَزَمَ بِالتَّغَيُّرِ وَظَنَّ أَنَّ الْمُغَيِّرَ لَا يَضُرُّ فَإِنَّهُ يَكُونُ بَاقِيًا عَلَى الطَّهُورِيَّةِ؛ لِأَنَّهُ يَعْمَلُ عَلَى الظَّنِّ، وَلَوْ كَانَ غَيْرَ قَوِيٍّ وَأَوْلَى إذَا اعْتَقَدَ أَنَّهُ لَا يَضُرُّ. وَالْحَاصِلُ أَنَّهُ إذَا تَغَيَّرَ مَاءُ الْبِئْرِ وَنَحْوِهَا وَتَحَقَّقَ أَوْ ظَنَّ أَنَّ الَّذِي غَيَّرَهُ مِمَّا يَسْلُبُ الطَّهُورِيَّةَ وَالطَّاهِرِيَّةَ لِقُرْبِهَا مِنْ الْمَرَاحِيضِ وَرَخَاوَةِ أَرْضِهَا فَإِنَّهُ يَضُرُّ، وَإِنْ تَحَقَّقَ أَوْ ظَنَّ أَنَّ مُغَيِّرَهُ مِمَّا لَا يَسْلُبُ الطَّهُورِيَّةَ فَالْمَاءُ طَهُورٌ، وَأَمَّا الْمَاءُ الْكَثِيرُ كَالْخَلِيجِ يُظَنُّ أَنَّ تَغَيُّرَهُ مِمَّا يُصَبُّ فِيهِ مِنْ الْمَرَاحِيضِ فَهُوَ طَهُورٌ عَلَى مَا قَالَ الْبَاجِيَّ إنَّهُ ظَاهِرُ الرِّوَايَاتِ وَقَالَ ابْنُ رُشْدٍ إنَّهُ مَسْلُوبُ الطَّهُورِيَّةِ وَالظَّاهِرِيَّةِ (قَوْلُهُ: وَلَوْ جَزَمَ بِالتَّغَيُّرِ إلَخْ) هَذِهِ صُورَةٌ خَامِسَةٌ وَالْحَاصِلُ أَنَّ صُوَرَ الْمَسْأَلَةِ خَمْسٌ قَدْ عَلِمْتهَا مِنْ الشَّارِحِ وَمِمَّا قُلْنَاهُ لَك (قَوْلُهُ: أَوْ تَغَيَّرَ بِمُجَاوِرِهِ) أَيْ وَلَوْ فُرِضَ بَقَاءُ التَّغَيُّرِ فِي الْمَاءِ بَعْدَ زَوَالِ الْمُجَاوِرِ عَلَى الصَّوَابِ كَمَا فِي ح (قَوْلُهُ: كَجِيفَةٍ) أَيْ مُجَاوِرَةٍ لِلْمَاءِ (قَوْلُهُ: وَإِنْ كَانَ تَغَيَّرَ رِيحُهُ بِدُهْنٍ لَاصِقٍ) أَيْ بِرَيَاحِينَ مَطْرُوحَةٍ عَلَى سَطْحِ الْمَاءِ فَنَشَأَ مِنْ ذَلِكَ تَغَيُّرُ رِيحِهِ فَلَا يَضُرُّ عَلَى مَا قَالَ الْمُصَنِّفُ تَبَعًا لِابْنِ عَطَاءِ اللَّهِ وَابْنِ بَشِيرٍ وَابْنِ رُشْدٍ وَابْنِ الْحَاجِبِ وَهُوَ ضَعِيفٌ وَالْمُعْتَمَدُ أَنَّهُ يَضُرُّ مِثْلُ تَغَيُّرِ اللَّوْنِ وَالطَّعْمِ كَمَا قَالَ ابْنُ عَرَفَةَ: إنَّهُ ظَاهِرُ الرِّوَايَاتِ وَالْحَاصِلُ التَّغَيُّرُ بِالْمُجَاوِرِ الْغَيْرِ الْمُلَاصِقِ لَا يَضُرُّ مُطْلَقًا أَيْ سَوَاءٌ تَغَيَّرَ الرِّيحُ أَوْ اللَّوْنُ أَوْ الطَّعْمُ أَوْ الثَّلَاثَةُ كَانَ التَّغَيُّرُ بَيِّنًا أَوْ لَا كَانَ الْمَاءُ قَلِيلًا أَوْ كَثِيرًا، وَأَمَّا التَّغَيُّرُ بِالْمُجَاوِرِ الْمُلَاصِقِ فَيَضُرُّ اتِّفَاقًا إنْ كَانَ

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies