Le mafhūm d’exclusivité, obtenu par la combinaison de la négation et de l’affirmation ou par la particule innamā – certains le rangent d’ailleurs parmi les contenus explicites ;
le mafhūm de la limite, comme dans : « Puis accomplissez le jeûne jusqu’à la nuit » (Coran 2, 187) ;
le mafhūm de l’exception, tel : « La troupe s’est levée, sauf Zayd » ;
le mafhūm de la condition, tel : « Quiconque s’est levé, honore-le » ;
le mafhūm de l’attribut, tel : « Honore le savant » ;
le mafhūm de la cause, tel : « Honore Zayd pour sa science » ;
le mafhūm du temps, tel : « Voyage le jeudi » ;
le mafhūm du lieu, tel : « Je me suis assis devant lui » ;
le mafhūm du nombre, comme : « Flogez-les de quatre-vingts coups de fouet » (Coran 24, 4) ;
et le mafhūm de l’appellation (al-laqab), c’est-à-dire du nom invariable, tel : « Il y a la zakât sur les ovins. »
Toutes ces catégories font autorité, à l’exception du mafhūm de l’appellation.
Lorsque je dis : « il a été déclaré correct » ou « il a été jugé préférable », j’entends par là qu’un shaykh de l’école – autre que les quatre que j’ai déjà mentionnés – a validé ce point de détail. Il se peut qu’il l’ait retenu parmi les opinions en présence ; ou bien qu’il l’ait adopté de sa propre initiative – et c’est l’hypothèse la plus plausible.
J’emploie enfin l’expression « hésitation » pour l’une des deux raisons suivantes : soit en raison de l’indécision qui caractérise, de manière générale, les auteurs postérieurs – Ibn Abī Zayd et ceux qui lui succédèrent – lorsqu’ils transmettent les propos des Anciens.