al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Comme pour une congrégation qui n’attend personne d’autre, il est recommandé d’accomplir la prière au tout début du temps choisi, dès que l’on a la certitude de son entrée – sans aucune exception, même pour le ẓuhr aux heures de grande chaleur. Il s’agit toutefois d’une avance relative ; elle n’entre donc pas en contradiction avec la recommandation de devancer les prières surérogatoires mentionnées dans les ḥadiths : les deux rakaʿas du fajr, le wird (aux conditions qui seront précisées), ainsi que les quatre rakaʿas avant le ẓuhr et avant l’ʿaṣr. Quant aux autres nafilas, on n’y prête pas attention.

Pour l’orant isolé, il est préférable d’anticiper la prière seul plutôt que d’attendre une assemblée qu’il espère voir se réunir en fin de temps ; il obtient ainsi le mérite du début du temps. S’il rencontre ensuite la congrégation, il la refait pour récolter, en plus, le mérite de la prière collective.

On a objecté que cette formulation absolue ne repose que sur un seul récit concernant la prière de l’aube : il y est recommandé de la devancer par rapport à une congrégation espérée après l’isfâr, partant du principe qu’il n’existe pour elle aucun temps de nécessité ; s’il y en avait un, il faudrait la prier d’emblée et ne pas attendre la jamâʿa post-isfâr.

S’agissant d’une congrégation qui attend d’autres fidèles, il est préférable d’avancer toutes les prières – même la prière du vendredi – sauf le ẓuhr ; pour celui-ci, la sunna est de le retarder d’un quart de qâma (environ une coudée d’ombre au-delà de l’ombre du zénith), été comme hiver, afin de laisser aux gens le temps de se rassembler. Ce retard ne relève pas de l’ibrâd ; toutefois, on peut repousser la prière au-delà de ce quart de qâma lorsqu’on pratique l’ibrâd, c’est-à-dire lorsqu’on attend la fraîcheur par forte chaleur.

En définitive, on recommandera donc de se hâter d’accomplir la prière dès l’entrée du temps choisi, sauf pour le ẓuhr célébré en assemblée qui attend d’autres fidèles : dans ce cas, il est conseillé de le différer. Ce retard peut avoir deux motifs : l’attente du groupe seulement, ou l’ibrâd. L’auteur n’en a pas chiffré la durée ; al-Bâjî la fixe à deux coudées d’ombre environ, Ibn Ḥabīb à un peu plus, tandis qu’Ibn ʿAbd al-Ḥakam exige seulement de ne pas sortir du temps obligatoire.

Relève encore de ce chapitre la recommandation de retarder légèrement la prière de l’ʿishâʾ, pour les tribus éloignées et les sentinelles, à un court moment après la disparition du crépuscule.

[Annotation d’al-Dusûqî]
– La prohibition de retarder la prière par simple présomption de menstrues : selon al-Lakhmî, il n’y aurait qu’une réprobation (makrûh) ; toutefois, la présomption d’empêchements tels que les menstrues n’équivaut pas à la crainte de la mort. Son propos reste donc limité au cas où le retard ne fait pas craindre de sortir du temps choisi ; sinon, l’interdiction est unanime – c’est la position correcte, et il ne faut pas en adopter d’autre.
– Qu’on ne dise pas que cela contredit l’énoncé futur : si une femme, sachant que ses menstrues débuteront dans le temps, retarde volontairement la prière et que celles-ci commencent effectivement avant qu’elle ne prie, l’obligation s’éteint et elle n’a pas à la rattraper ; l’absence de qadâʾ n’exclut pas le péché.
– « Comme une congrégation qui n’attend personne » : il s’agit, par exemple, des gens des ribâṭ, qui restent groupés.
– « Après s’être assuré de l’entrée du temps » : on ne vise pas la première minute, car y prier serait imiter les Khârijites, convaincus qu’il est illicite de retarder la prière.
– « Fût-ce le ẓuhr… » : la règle vaut pour le ṣubḥ, l’ʿaṣr, le maghrib, l’ʿishâʾ, et même pour le ẓuhr au plus fort de la chaleur.
– L’avance dite « relative » vise à concilier la recommandation d’anticiper la prière avec celle de préserver les nafilas confirmées.
– Certains (ʿAj) estiment qu’un orant solitaire doit l’anticiper réellement et qu’il n’est pas tenu aux nafilas antérieures ; celles-ci concernent la jamâʿa qui attend d’autres fidèles ; les ḥadiths sur les nafilas avant ẓuhr et ʿaṣr s’adressent à celui qui attend la congrégation, imâm ou non.
– La dispute entre H. et ʿAj ne porte que sur le ẓuhr et l’ʿaṣr, seules prières précédées de nafilas ; avant le maghrib il est déconseillé de prier, avant le ṣubḥ on ne prie que les deux rakaʿas du fajr et, pour qui les aurait manquées, le wird, et rien n’a été rapporté pour l’ʿishâʾ.
– « Il est préférable pour lui » : c’est-à-dire pour l’individu, de prier dès l’entrée du temps.
– S’il rejoint ensuite la jamâʿa, il refait la prière, réunissant ainsi les deux mérites ; l’avis contraire d’al-Bisâṭî n’est pas retenu.
– Certains ont objecté que l’exposé ne concerne que le ṣubḥ ; Ibn ʿArafa rapporte toutefois que la divergence sur la primauté du début ou de la fin du temps s’étend à toutes les prières, de sorte que la généralité de l’auteur est fondée.
– Les paroles de l’auteur restent soumises à l’absence d’un motif légitime de retard, tel l’espoir de trouver de l’eau, l’attente de la sécrétion blanchâtre, la présence d’une souillure que l’on espère pouvoir enlever, ou l’impossibilité momentanée de se tenir debout.
– « Parce qu’il n’existe pour elle aucun temps de nécessité » : son temps optionnel dure jusqu’au lever du soleil ; si l’on disait qu’elle avait un temps de nécessité de l’isfâr au lever du soleil, il faudrait la faire d’emblée et ne pas attendre la jamâʿa post-isfâr.
– « Et le mieux pour la congrégation » : c’est-à-dire celle qui attend d’autres fidèles; la congrégation qui n’attend personne est assimilée à l’individu et avancera la prière, même le ẓuhr.
– « Avancer ce qui n’est pas le ẓuhr » : comprendre l’ʿaṣr, le maghrib, le ṣubḥ et l’ʿishâʾ, en toute saison, y compris au Ramadan, contrairement à l’avis d’Ibn Farḥûn qui conseille de retarder l’ʿishâʾ en ce mois pour ménager l’iftâr.
– « Un quart de qâma » : soit environ une coudée d’ombre supplémentaire par rapport à l’ombre du zénith.
– La mention « du fait de l’ibrâd » a une valeur causale ; on attend que la fraîcheur s’installe.
– L’expression « de manière générale » s’applique à toute prière et à tout fidèle, qu’il prie seul ou en congrégation.
– Sous la rubrique du retard, on distingue l’attente de la jamâʿa et le retard pour l’ibrâd.
– L’auteur a fixé une limite précise pour l’attente de la jamâʿa (un quart de qâma), mais non pour l’ibrâd ; il faut seulement veiller à ne pas sortir du temps, même si l’ombre atteint les trois quarts de la qâma. Ḥ. en conclut qu’il serait préférable, pour l’ibrâd, de repousser la prière jusqu’au milieu du temps, car

كَالْجَمَاعَةِ لَا تَنْتَظِرُ غَيْرَهَا (تَقْدِيمُهَا) أَوَّلَ الْمُخْتَارِ بَعْدَ تَحَقُّقِ دُخُولِهِ (مُطْلَقًا) وَلَوْ ظُهْرًا فِي شِدَّةِ الْحَرِّ وَالْمُرَادُ تَقْدِيمًا نِسْبِيًّا فَلَا يُنَافِي نَدْبَ تَقْدِيمِ النَّفْلِ الْوَارِدِ فِي الْأَحَادِيثِ وَهُوَ الْفَجْرُ وَكَذَا الْوَرْدُ بِشُرُوطِهِ الْآتِيَةِ وَأَرْبَعٍ قَبْلَ الظُّهْرِ وَقَبْلَ الْعَصْرِ وَغَيْرُ هَذَا لَا يُلْتَفَتُ إلَيْهِ (وَ) الْأَفْضَلُ لَهُ تَقْدِيمُهَا مُنْفَرِدًا (عَلَى) إيقَاعِهَا فِي (جَمَاعَةٍ) يَرْجُوهَا (آخِرُهُ) لِإِدْرَاكِ فَضِيلَةِ أَوَّلِ الْوَقْتِ ثُمَّ إنْ وَجَدَهَا أَعَادَ لِإِدْرَاكِ فَضْلِ الْجَمَاعَةِ وَاعْتُرِضَ عَلَى إطْلَاقِهِ بِأَنَّ الرِّوَايَةَ إنَّمَا هِيَ فِي الصُّبْحِ بِنَدْبِ تَقْدِيمِهَا عَلَى جَمَاعَةٍ يَرْجُوهَا بَعْدَ الْإِسْفَارِ أَيْ بِنَاءً عَلَى أَنَّهُ لَا ضَرُورِيَّ لَهَا وَإِلَّا لَوَجَبَ (وَ) الْأَفْضَلُ (لِلْجَمَاعَةِ تَقْدِيمُ غَيْرِ الظُّهْرِ) وَلَوْ جُمُعَةً (وَ) الْأَفْضَلُ لَهَا (تَأْخِيرُهَا) أَيْ الظُّهْرِ (لِرُبْعِ الْقَامَةِ) بَعْدَ ظِلِّ الزَّوَالِ صَيْفًا وَشِتَاءً لِأَجْلِ اجْتِمَاعِ النَّاسِ فَلَيْسَ هَذَا التَّأْخِيرُ مِنْ مَعْنَى الْإِبْرَادِ وَلِذَا قَالَ (وَيُزَادُ) عَلَى رُبْعِ الْقَامَةِ مِنْ أَجْلِ الْإِبْرَادِ (لِشِدَّةِ الْحَرِّ) وَمَعْنَى الْإِبْرَادِ الدُّخُولُ فِي وَقْتِ الْبَرْدِ فَتَحَصَّلَ أَنَّهُ يُنْدَبُ الْمُبَادَرَةُ فِي أَوَّلِ الْمُخْتَارِ مُطْلَقًا إلَّا الظُّهْرَ لِجَمَاعَةٍ تَنْتَظِرُ غَيْرَهَا فَيُنْدَبُ تَأْخِيرُهَا وَتَحْتَهُ قِسْمَانِ تَأْخِيرٌ لِانْتِظَارِ الْجَمَاعَةِ فَقَطْ وَتَأْخِيرٌ لِلْإِبْرَادِ وَلَمْ يُبَيِّنْ الْمُصَنِّفُ قَدْرَهُ قَالَ الْبَاجِيَّ نَحْوُ الذِّرَاعَيْنِ وَابْنِ حَبِيبٍ فَوْقَهَا بِيَسِيرٍ وَابْنُ عَبْدِ الْحَكَمِ أَنْ لَا يَخْرُجَهَا عَنْ الْوَقْتِ (وَفِيهَا) (نَدْبُ تَأْخِيرِ الْعِشَاءِ) لِلْقَبَائِلِ وَالْحُرُسِ بَعْدَ الشَّفَقِ (قَلِيلًا) ــ [حاشية الدسوقي] حُرْمَةِ التَّأْخِيرِ لِظَنِّ الْحَيْضِ أَمَّا عَلَى مَا قَالَهُ اللَّخْمِيُّ مِنْ كَرَاهَةِ التَّأْخِيرِ لِظَنِّهِ فَلَيْسَ ظَنُّ بَقِيَّةِ الْمَوَانِعِ كَظَنِّ الْمَوْتِ لَكِنْ تَقَدَّمَ أَنَّ كَلَامَهُ مُقَيَّدٌ بِمَا إذَا لَمْ يَخَفْ بِالتَّأْخِيرِ خُرُوجَ الْوَقْتِ الْمُخْتَارِ وَإِلَّا فَلَا، فَيَتَّفِقُ عَلَى الْحُرْمَةِ هَذَا هُوَ التَّحْقِيقُ كَمَا فِي بْن وَلَا تَرْكَنْ لِغَيْرِهِ. لَا يُقَالُ هَذَا مُخَالِفٌ لِمَا يَأْتِي مِنْ أَنَّ مَنْ عَلِمَتْ مَجِيءَ الْحَيْضِ فِي الْوَقْتِ وَأَخَّرَتْ الصَّلَاةَ عَامِدَةً وَأَتَاهَا الْحَيْضُ فِي الْوَقْتِ فَإِنَّ الصَّلَاةَ تَسْقُطُ عَنْهَا وَلَا تَقْضِيهَا لِأَنَّ عَدَمَ الْقَضَاءِ لَا يُنَافِي الْإِثْمَ (قَوْلُهُ: كَالْجَمَاعَةِ لَا تَنْتَظِرُ غَيْرَهَا) أَيْ كَأَهْلِ الرَّبْطِ الَّذِينَ لَا يَتَفَرَّقُونَ (قَوْلُهُ: بَعْدَ تَحَقُّقِ دُخُولٍ) أَيْ لَا فِي أَوَّلِ جُزْءٍ مِنْ الْوَقْتِ لِأَنَّ إيقَاعَهَا إذْ ذَاكَ مِنْ فِعْلِ الْخَوَارِجِ الَّذِينَ يَعْتَقِدُونَ أَنَّ تَأْخِيرَ الصَّلَاةِ عَنْ أَوَّلِ وَقْتِهَا حَرَامٌ (قَوْلُهُ: وَلَوْ ظُهْرًا إلَخْ) أَيْ هَذَا إذَا كَانَتْ صُبْحًا أَوْ عَصْرًا أَوْ مَغْرِبًا أَوْ عِشَاءً أَوْ ظُهْرًا فِي غَيْرِ شِدَّةِ الْحَرِّ بَلْ وَلَوْ كَانَتْ ظُهْرًا فِي شِدَّةِ الْحَرِّ (قَوْلُهُ: وَالْمُرَادُ إلَخْ) هَذَا التَّقْرِيرُ لح (قَوْلُهُ: وَغَيْرُ هَذَا إلَخْ) أَيْ وَهُوَ قَوْلُ عج أَنَّ الْفَذَّ وَمَنْ أُلْحِقَ بِهِ الْأَفْضَلُ لَهُمْ تَقْدِيمُهَا مُطْلَقًا تَقْدِيمًا حَقِيقِيًّا فَلَا يُطَالَبُونَ بِالنَّوَافِلِ الْقَبَلِيَّةِ وَإِنَّمَا يُطَالَبُ بِهَا الْجَمَاعَةُ الَّتِي تَنْتَظِرُ غَيْرَهَا وَمَا وَرَدَ فِي الْحَدِيثِ مِنْ تَأَكُّدِ النَّفْلِ قَبْلَ الظُّهْرِ وَالْعَصْرِ فَمَحْمُولٌ عَلَى مَنْ يَنْتَظِرُ الْجَمَاعَةَ سَوَاءٌ كَانَ إمَامًا أَمْ لَا. وَاعْلَمْ أَنَّ هَذَا الْخِلَافَ الْوَاقِعَ بَيْنَ ح وَعِجْ فِي كَوْنِ التَّقْدِيمِ فِي حَقِّ الْفَذِّ وَمَنْ أُلْحِقَ بِهِ نِسْبِيًّا أَوْ حَقِيقِيًّا إنَّمَا هُوَ بِالنَّظَرِ لِلظُّهْرِ وَالْعَصْرِ لِأَنَّهُمَا اللَّتَانِ يُتَنَفَّلُ قَبْلَهُمَا دُونَ الْمَغْرِبِ لِكَرَاهَةِ التَّنَفُّلِ قَبْلَهَا وَدُونَ الصُّبْحِ إذْ لَا يُصَلِّي قَبْلَهَا إلَّا الْفَجْرَ وَالْوِرْدَ لِنَائِمٍ عَنْهُ بِاتِّفَاقٍ وَدُونَ الْعِشَاءِ لِأَنَّهُ لَمْ يَرِدْ شَيْءٌ فِي خُصُوصِ التَّنَفُّلِ قَبْلَهَا (قَوْلُهُ: وَالْأَفْضَلُ لَهُ) أَيْ لِلْفَذِّ تَقْدِيمُهَا أَيْ الصَّلَاةِ فِي أَوَّلِ الْوَقْتِ (قَوْلُهُ: ثُمَّ إنْ وَجَدَهَا إلَخْ) أَيْ الْجَمَاعَةَ أَعَادَ لِإِدْرَاكِ فَضْلِ الْجَمَاعَةِ أَيْ فَيَكُونُ مُحَصِّلًا لِلْفَضْلَيْنِ بِخِلَافِ مَا لَوْ أَخَّرَ وَلَمْ يُصَلِّ فَلَمْ يَكُنْ مُحَصِّلًا إلَّا لِفَضِيلَةٍ وَاحِدَةٍ وَمَا ذَكَرَهُ مِنْ الْإِعَادَةِ إذَا وَجَدَ الْجَمَاعَةَ هُوَ الصَّوَابُ خِلَافًا لِلْبِسَاطِيِّ فِي مُغْنِيهِ حَيْثُ قَالَ وَيَتَوَلَّدُ مِنْ هَذَا أَنَّهُ إذَا صَلَّى وَحْدَهُ لَا يُعِيدُ فِي جَمَاعَةٍ (قَوْلُهُ: إنَّمَا هِيَ فِي الصُّبْحِ) أَيْ وَأَمَّا غَيْرُهَا فَفِعْلُهَا جَمَاعَةً آخِرَ الْوَقْتِ أَفْضَلُ مِنْ فِعْلِهَا مُنْفَرِدًا أَوَّلَهُ إنْ اتَّسَعَ وَقْتُ ذَلِكَ الْغَيْرِ لَا إنْ ضَاقَ كَالْمَغْرِبِ وَهَذَا الِاعْتِرَاضُ لِابْنِ مَرْزُوقٍ وَتَعَقَّبَهُ تت بِأَنَّ ابْنَ عَرَفَةَ نَقَلَ أَنَّ اخْتِلَافَ أَهْلِ الْمَذْهَبِ فِي تَرْجِيحِ أَوَّلِ الْوَقْتِ فَذَا عَلَى آخِرِهِ جَمَاعَةٌ أَوْ بِالْعَكْسِ عَامٌّ فِي جَمِيعِ الصَّلَوَاتِ لَا فِي خُصُوصِ الصُّبْحِ وَحِينَئِذٍ فَلِلْمُصَنِّفِ سَنَدٌ فِي الْإِطْلَاقِ فَلَا اعْتِرَاضَ عَلَيْهِ كَذَا قَرَّرَ شَيْخُنَا ثُمَّ إنَّ كَلَامَ الْمُصَنِّفِ مُقَيَّدٌ بِمَا إذَا لَمْ يَعْرِضْ مُرَجِّحُ التَّأْخِيرِ كَرَجَاءِ الْمَاءِ وَالْقَصَّةِ الْبَيْضَاءِ أَوْ مُوجِبَةٌ كَذِي نَجَاسَةٍ يَرْجُو مَا يُزِيلُهَا بِهِ عَنْ بَدَنِهِ أَوْ ثَوْبِهِ وَمَنْ بِهِ مَانِعُ الْقِيَامِ يَرْجُو زَوَالَهُ فِي الْوَقْتِ قَالَهُ الشَّيْخُ سَالِمٌ (قَوْلُهُ: بِنَاءً عَلَى أَنَّهُ لَا ضَرُورِيَّ لَهَا) أَيْ وَإِنَّ اخْتِيَارِيَّهَا يَمْتَدُّ لِلطُّلُوعِ كَمَا مَرَّ (قَوْلُهُ: وَإِلَّا لَوَجَبَ) أَيْ وَإِلَّا لَوْ قُلْنَا أَنَّ لَهَا ضَرُورِيًّا مِنْ الْإِسْفَارِ لِلطُّلُوعِ لَوَجَبَ فِعْلُهَا أَوَّلَ الْوَقْتِ وَلَا تَنْتَظِرُ الْجَمَاعَةَ الَّتِي يَرْجُوهَا بَعْدَ الْإِسْفَارِ (قَوْلُهُ: وَالْأَفْضَلُ لِلْجَمَاعَةِ) أَيْ الَّتِي تَنْتَظِرُ غَيْرَهَا وَأَمَّا الَّتِي تَنْتَظِرُ غَيْرَهَا فَهِيَ كَالْفَذِّ كَمَا مَرَّ يُنْدَبُ لَهُمْ التَّقْدِيمُ مُطْلَقًا حَتَّى لِلظُّهْرِ (قَوْلُهُ: تَقْدِيمُ غَيْرِ الظُّهْرِ) أَيْ فِي أَوَّلِ وَقْتِهَا تَقْدِيمًا نِسْبِيًّا بِالنِّسْبَةِ لِلْعَصْرِ وَتَقْدِيمًا حَقِيقِيًّا بِالنِّسْبَةِ لِغَيْرِهَا ثُمَّ إنَّ غَيْرَ الظُّهْرِ صَادِقٌ بِالْعَصْرِ وَالْمَغْرِبِ وَالصُّبْحِ وَالْعِشَاءِ شِتَاءً وَصَيْفًا بِرَمَضَانَ وَغَيْرِهِ وَهُوَ كَذَلِكَ خِلَافًا لِمَا ذَكَرَهُ ابْنُ فَرْحُونٍ فِي الدُّرَرِ مِنْ نَدْبِ تَأْخِيرِ الْعِشَاءِ الْأَخِيرَةِ بِرَمَضَانَ عَنْ وَقْتِهَا الْمُعْتَادِ تَوْسِعَةً عَلَى النَّاسِ فِي الْفُطُورِ (قَوْلُهُ: لِرُبْعِ الْقَامَةِ) وَهُوَ ذِرَاعٌ بِأَنْ يَصِيرَ ظِلُّ الشَّخْصِ كَذَلِكَ زِيَادَةً عَلَى ظِلِّ الزَّوَالِ (قَوْلُهُ: مِنْ مَعْنَى الْإِبْرَادِ) أَيْ لِأَجْلِ مَعْنًى هُوَ الْإِبْرَادُ فَمِنْ لِلتَّعْلِيلِ وَإِضَافَةُ مَعْنًى لِلْإِبْرَادِ بَيَانِيَّةٌ (قَوْلُهُ: لِشِدَّةِ الْحَرِّ) أَيْ لِأَجْلِ دَفْعِ شِدَّةِ الْحَرِّ (قَوْلُهُ: مُطْلَقًا) أَيْ فِي أَيِّ صَلَاةٍ وَفِي حَقِّ كُلِّ مُصَلٍّ سَوَاءٌ كَانَ فَذًّا أَوْ جَمَاعَةً تَنْتَظِرُ غَيْرَهَا وَلَا تَنْتَظِرُ غَيْرَهَا (قَوْلُهُ: وَتَحْتَهُ) أَيْ وَتَحْتَ تَأْخِيرِهَا (قَوْلُهُ: وَتَأْخِيرٌ لِلْإِبْرَادِ) أَيْ لِأَجْلِ الدُّخُولِ فِي وَقْتِ الْبَرْدِ (قَوْلُهُ: قَدَّرَهُ) أَيْ قَدَّرَ التَّأْخِيرَ لِلْإِبْرَادِ بِخِلَافِ التَّأْخِيرِ لِانْتِظَارِ الْجَمَاعَةِ فَإِنَّهُ قَدْ عَيَّنَ قَدْرَهُ بِرُبْعِ الْقَامَةِ (قَوْلُهُ: أَنْ لَا يُخْرِجَهَا عَنْ الْوَقْتِ) أَيْ وَلَوْ كَانَ بَعْدَ مُضِيِّ ثَلَاثَةِ أَرْبَاعِ الْقَامَةِ وَأَفَادَ ح أَنَّ الْأَوْلَى تَأْخِيرُهَا لِلْإِبْرَادِ لِوَسَطِ الْوَقْتِ لِأَنَّهُ

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