(Elle peut être approchée charnellement) après sa purification. Il se peut donc qu’elle accomplisse la prière et qu’elle jeûne durant l’ensemble des jours de son cycle : le sang survient la nuit, cesse avant l’aube et reste interrompu jusqu’à la disparition du crépuscule, si bien qu’aucune prière ni aucun jeûne ne lui échappent. Elle peut entrer dans la mosquée et effectuer le tawâf de l’ifâḍa. Il demeure toutefois illicite de la répudier, et, si cela arrivait, le mari serait tenu de la reprendre.
(Et) le sang (distinctif) durant la période d’istihāḍa — reconnu à une modification d’odeur, de couleur, de fluidité, d’épaisseur ou à la douleur qu’il provoque, non à son abondance ou à sa rareté, ces deux critères dépendant du tempérament —, (après un intervalle de pureté complet de) quinze jours, (est considéré comme) menstrue. Si elle ne peut distinguer, elle reste en istihāḍa, quand bien même cela durerait toute sa vie ; de même, si la distinction survient avant l’achèvement des quinze jours, elle est toujours en istihāḍa.
(La femme qui distingue) n’ajoute pas la période de précaution, mais se limite à la durée de son habitude (selon l’avis le plus sûr), tant que le sang repéré ne persiste pas avec les caractéristiques du ḥayḍ distinctif ; s’il se maintient ainsi, elle ajoutera la précaution, selon l’opinion retenue.
Il entreprend ensuite de décrire le signe de la fin des menstrues :
(Et la pureté) après le ḥayḍ s’établit (par la sécheresse), c’est-à-dire lorsque la compresse retirée du vagin ne porte aucune trace de sang ni de sécrétions qui l’accompagnent ; l’humidité naturelle du vagin n’y fait pas obstacle.
(ou) elle s’établit par (la qaṣṣa) — écoulement blanc sortant du vagin —, (celle-ci étant plus probante) que la sécheresse (pour celle qui y est habituée), seule ou conjointement ; elle est même plus probante pour celle qui se référait d’ordinaire à la sécheresse, contrairement à ce que laisse croire le texte. Ainsi, celle dont le signe ordinaire est la sécheresse n’attend pas la qaṣṣa si elle l’aperçoit, alors que celle dont le signe est la qaṣṣa, sachant celle-ci plus probante, (l’attend) à titre recommandé, seule ou avec la sécheresse, (jusqu’à la fin) du temps (préférentiel), sans pour autant l’épuiser : elle accomplit la prière dans ce qu’il en reste, de sorte qu’elle la conclut à sa toute limite.
(Quant au) signe de pureté (de la débutante), il existe (une hésitation) dans ce qui est rapporté d’Ibn al-Qāsim : al-Bājī affirme qu’elle ne devient pure que par la sécheresse — opinion problématique car contraire à son propre principe —, tandis qu’al-Māzarī rapporte qu’elle est pure dès qu’elle constate la sécheresse, sans mentionner l’attente de la qaṣṣa. En conséquence, elle est réputée pure dès l’apparition de l’un ou l’autre de ces deux signes, celui qui survient en premier, et c’est l’avis retenu.