al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

un mois pour la débutante comme pour toute autre, sans qu’il existe de plafond à la quantité qui s’écoule.

Et la durée maximale, pour celle qui possède déjà une habitude — non enceinte également, c’est-à-dire celle à qui le sang est apparu ne fût-ce qu’une seule fois, car l’habitude s’établit dès la première occurrence — est de trois jours, ajoutés par précaution à la plus longue de ses règles coutumières, sans que ces trois jours correspondent à un écoulement réel. Ainsi, si son habitude est de cinq jours et que le flux se prolonge, elle attendra huit jours ; s’il se prolonge une troisième fois, elle attendra onze ; s’il se prolonge une quatrième fois, quatorze ; puis, si cela se reproduit encore, elle ne dépassera jamais quinze jours, comme l’indique la phrase : «l’ajout de trois jours vaut tant que l’on ne dépasse pas la moitié du mois». Même si son habitude est de treize jours, elle n’en ajoute que deux ; quant à celle dont l’habitude atteint déjà un demi-mois, aucune prolongation ne lui est imposée.

Après ce délai de précaution — ou dès qu’elle atteint la moitié du mois — la femme est réellement pure : elle jeûne, prie, les rapports conjugaux lui sont permis ; le sang qui coule ensuite est appelé sang d’istihâda et la femme est dite mustahâda.

Parce que, dans notre école, le sang qui s’écoule chez la femme enceinte est considéré comme menstruel, que l’indication ainsi donnée sur la vacuité de l’utérus n’est qu’hypothétique, et que la quantité de sang augmente avec les mois de grossesse — plus la grossesse prend de volume, plus l’écoulement est abondant —, l’auteur précise : «le maximum, pour la femme enceinte, après l’entrée dans le troisième mois jusqu’au sixième, est la moitié du mois à laquelle on ajoute environ cinq jours, soit vingt jours. Puis, à compter du sixième mois — selon l’avis retenu, que notre maître a approuvé avec d’autres savants à la lecture du texte — et jusqu’à l’accouchement, le maximum est de vingt jours auxquels on ajoute quelque dix jours, soit trente au total».

Reste à savoir si le sang qui survient avant le troisième mois — lorsqu’elle voit du sang au cours du premier ou du deuxième — est régi, pour la durée maximale, par le même demi-mois (plus ou moins), ou par les règles applicables à l’habituée non enceinte.

[Hâshiya d’ad-Dusûqî]

«Le fait qu’on évoque la continuation prolongée du flux ne saurait être réellement visé : on ne pousse l’hyperbole qu’à propos de ce que l’on suppose possible. Je dis : la confusion vient d’un indice qui montre que l’écoulement cesse après une seule occurrence, et non qu’il se prolonge indéfiniment, ce qui ne peut être voulu.

— “Il n’y a pas de limite supérieure” : autrement dit, si l’on considère la quantité écoulée, on ne la borne ni à un ratl ni à plus.

— “Cela”, c’est-à-dire l’absence de détermination par le volume écoulé.

[Durée des menstrues]

— “Elle compte ce jour comme un jour de sang”, jusqu’à compléter quinze jours ; ce qui vient ensuite est du sang pathologique.

— “C’est un demi-mois pour la débutante comme pour les autres” : ainsi, si un nouveau sang revient avant la moitié du mois alors qu’elle a déjà atteint la durée maximale — qu’elle soit novice ou habituée —, elle n’en tient pas compte et n’abandonne pas pour lui les actes cultuels.

— “Parce qu’elle se fixe dès la première fois”, c’est-à-dire que l’habitude se confirme dès qu’elle s’est produite une seule fois.

— “Trois, à titre de précaution”, même si elle savait dès la fin de l’écoulement qu’il s’agissait d’istihâda grâce à la distinction, contrairement à la mustahâda, comme il sera dit.

— “Ainsi, si son habitude est de cinq”, c’est-à-dire si le sang lui est venu cinq jours la première fois.

— “Elle attendra onze”, c’est-à-dire qu’elle ajoute trois jours aux huit correspondant à la plus longue de ses habitudes — en l’occurrence huit —, et elle n’ajoute pas de précaution aux cinq qui furent sa première habitude, même si ceux-ci sont les plus fréquents.

— “Elle attendra quatorze”, c’est-à-dire qu’elle ajoute trois jours aux onze qui constituent sa troisième habitude, puisque c’est la plus longue qu’elle ait connue — cinq, puis huit, puis onze.

— “Tant qu’elle ne le dépasse pas”, c’est-à-dire tant que les trois jours supplémentaires ne lui font pas dépasser la moitié du mois.

— “Donc deux jours”, qu’elle ajoute par précaution.

— “Et celle dont l’habitude est le demi-mois” : aucune précaution ne lui est imposée.

— “Puis, après la période de précaution”, c’est-à-dire si elle a ajouté au-delà de sa plus longue habitude ; ou “dès qu’elle atteint la moitié du mois”, lorsqu’elle n’a rien ajouté parce que son habitude est déjà d’un demi-mois.

— “Elle est réellement pure” : tel est l’avis de la Mudawwana ; d’autres disent qu’elle est pure juridiquement seulement, et l’on interdit alors les rapports et le divorce, l’époux devant la reprendre dans tous les cas. Elle jeûne, prie, se lave après les quinze jours, rattrape le jeûne obligatoirement et ne rattrape pas la prière — ni par obligation ni par recommandation — ; car si elle est réellement pure elle l’a déjà accomplie, et si elle était menstruée elle n’en était pas chargée.

— “Hypothétique”, c’est-à-dire non certaine, sans quoi l’existence de menstrues chez la femme enceinte ne serait pas concevable.

— “Son maximum pour la femme enceinte”, qu’elle soit débutante ou habituée.

— “Après l’entrée de trois mois”, et non pas seulement après l’écoulement de trois mois, comme l’indique la suite : «et qu’en est-il du sang qui précède…»

— “La moitié”, c’est-à-dire un demi-mois.

— “Et quelque chose comme cinq jours”, de sorte que le total est vingt.

En résumé, si la femme enceinte voit du sang au cours de son troisième, quatrième ou cinquième mois et que l’écoulement se poursuit, la durée maximale est de vingt jours ; tout excédent relève du sang pathologique.

— “Et lorsqu’elle entre dans le sixième…” : si la femme enceinte voit du sang au cours de son septième, huitième ou neuvième mois et que l’écoulement continue, la durée maximale est de trente jours. Quant au sixième mois, l’apparence de la Mudawwana l’assimile au troisième ; tous les maîtres d’Ifrîqiya, cependant, ont divergé et jugé que la règle…»

شَهْرٍ لِمُبْتَدَأَةٍ وَغَيْرِهَا وَلَا حَدَّ لِأَكْثَرِهِ (وَ) أَكْثَرُهُ (لِمُعْتَادَةٍ) غَيْرِ حَامِلٍ أَيْضًا وَهِيَ الَّتِي سَبَقَ لَهَا حَيْضٌ وَلَوْ مَرَّةً لِأَنَّهَا تَتَقَرَّرُ بِالْمَرَّةِ (ثَلَاثَةٌ) مِنْ الْأَيَّامِ (اسْتِظْهَارًا عَلَى أَكْثَرِ عَادَتِهَا) أَيَّامًا لَا وُقُوعًا فَإِذَا اعْتَادَتْ خَمْسَةً ثُمَّ تَمَادَى مَكَثَتْ ثَمَانِيَةً فَإِنْ تَمَادَى فِي الْمَرَّةِ الثَّالِثَةِ مَكَثَتْ أَحَدَ عَشَرَ فَإِنْ تَمَادَى فِي الرَّابِعَةِ مَكَثَتْ أَرْبَعَةَ عَشَرَ فَإِنْ تَمَادَى فِي مَرَّةٍ أُخْرَى فَلَا تَزِيدُ عَلَى الْخَمْسَةَ عَشَرَ كَمَا أَشَارَ لَهُ بِقَوْلِهِ وَمَحَلُّ الِاسْتِظْهَارِ بِالثَّلَاثَةِ (مَا لَمْ تُجَاوِزْهُ) أَيْ نِصْفَ الشَّهْرِ وَلَوْ كَانَ عَادَتُهَا ثَلَاثَةَ عَشَرَ فَيَوْمَانِ وَمَنْ اعْتَادَتْهُ فَلَا اسْتِظْهَارَ عَلَيْهَا (ثُمَّ هِيَ) بَعْدَ الِاسْتِظْهَارِ أَوْ بُلُوغِ نِصْفِ الشَّهْرِ (طَاهِرٌ) حَقِيقَةً فَتَصُومُ وَتُصَلِّي وَتُوطَأُ وَيُسَمَّى الدَّمُ النَّازِلُ بَعْدَ ذَلِكَ دَمُ اسْتِحَاضَةٍ وَتُسَمَّى هِيَ مُسْتَحَاضَةً وَلَمَّا كَانَ مَا يَنْزِلُ مِنْ الدَّمِ مِنْ الْحَامِلِ يُسَمَّى عِنْدَنَا حَيْضًا وَكَانَتْ دَلَالَةُ الْحَيْضِ عَلَى بَرَاءَةِ الرَّحِمِ ظَنِّيَّةً وَكَانَ يَكْثُرُ الدَّمُ بِكَثْرَةِ أَشْهُرِ الْحَمْلِ كُلَّمَا عَظُمَ الْحَمْلُ كَثُرَ الدَّمُ أَشَارَ إلَى مَا فِيهِ مِنْ التَّفْصِيلِ بِقَوْلِهِ (وَ) أَكْثَرُهُ (لِحَامِلٍ) (بَعْدَ) دُخُولِ (ثَلَاثَةِ أَشْهُرٍ) إلَى السِّتَّةِ (النِّصْفُ وَنَحْوُهُ) خَمْسَةُ أَيَّامٍ (وَفِي) دُخُولِ (سِتَّةٍ) عَلَى الْمُعْتَمَدِ وَهُوَ الَّذِي ارْتَضَاهُ شَيْخُنَا تَبَعًا لِظَاهِرِ الْمُصَنِّفِ وَجَمَاعَةٍ (فَأَكْثَرَ) إلَى آخِرِ الْحَمْلِ (عِشْرُونَ يَوْمًا وَنَحْوُهَا) عَشَرَةُ أَيَّامٍ فَالْجُمْلَةُ ثَلَاثُونَ (وَهَلْ) حُكْمُ (مَا) أَيْ الدَّمِ الَّذِي (قَبْلَ) الدُّخُولِ فِي ثَالِثِ (الثَّلَاثَةِ) بِأَنْ حَاضَتْ فِي الْأَوَّلِ أَوْ الثَّانِي (كَمَا بَعْدَهَا) أَيْ النِّصْفُ وَنَحْوُهُ (أَوْ كَالْمُعْتَادَةِ) غَيْرِ الْحَامِلِ ــ [حاشية الدسوقي] وَبِاسْتِمْرَارِهِ كَثِيرًا وَهَذَا لَا تَصِحُّ إرَادَتُهُ لِأَنَّهُ إنَّمَا يُبَالَغُ عَلَى الْمُتَوَهَّمِ قُلْتُ الْإِغْيَاءُ بِأَنَّ قَرِينَةً تَدُلُّ عَلَى انْقِطَاعِ الْمَرَّةِ لَا اسْتِمْرَارِهَا الَّذِي لَا تَصِحُّ إرَادَتُهُ (قَوْلُهُ: وَلَا حَدَّ لِأَكْثَرِهِ) أَيْ بِاعْتِبَارِ الْخَارِجِ فَلَا يُحَدُّ بِرِطْلٍ أَوْ أَكْثَرَ (قَوْلُهُ: وَهَذَا) أَيْ عَدَمُ تَحْدِيدِهِ بِاعْتِبَارِ الْخَارِجِ [مُدَّة الْحَيْض] (قَوْلُهُ: حَسِبَتْ ذَلِكَ يَوْمَ دَمٍ) أَيْ حَتَّى تُكْمِلَ خَمْسَةَ عَشَرَ يَوْمًا وَمَا جَاءَ بَعْدَ ذَلِكَ فَهُوَ دَمُ عِلَّةٍ وَفَسَادٍ (قَوْلُهُ: فَإِنَّهُ نِصْفُ شَهْرٍ لِمُبْتَدَأَةٍ وَغَيْرِهَا) أَيْ وَحِينَئِذٍ فَإِذَا عَاوَدَهَا الدَّمُ قَبْلَ نِصْفِ شَهْرٍ وَالْحَالُ أَنَّهَا بَلَغَتْ أَكْثَرَ حَيْضِهَا مِنْ مُبْتَدَأَةٍ وَمُعْتَادَةٍ فَإِنَّهَا تُلْغِي ذَلِكَ الدَّمَ وَلَا تَتْرُكُ الْعِبَادَةَ لِأَجْلِهِ (قَوْلُهُ: لِأَنَّهَا تَتَقَرَّرُ بِالْمَرَّةِ) أَيْ لِأَنَّ الْعَادَةَ تَتَقَرَّرُ بِالْحُصُولِ مَرَّةً (قَوْلُهُ: ثَلَاثَةٌ اسْتِظْهَارًا) أَيْ وَلَوْ عَلِمَتْ عَقِبَ حَيْضِهَا أَنَّهُ دَمُ اسْتِحَاضَةٍ بِأَنْ مَيَّزَتْ بِخِلَافِ الْمُسْتَحَاضَةِ كَمَا يَأْتِي (قَوْلُهُ: فَإِذَا اعْتَادَتْ خَمْسَةً) أَيْ بِأَنْ أَتَاهَا الدَّمُ خَمْسَةَ أَيَّامٍ أَوَّلًا (قَوْلُهُ: مَكَثَتْ أَحَدَ عَشَرَ) أَيْ لِاسْتِظْهَارِهَا عَلَى أَكْثَرِ عَادَتِهَا زَمَنًا وَهِيَ الثَّمَانِيَةُ بِثَلَاثَةِ أَيَّامٍ وَلَا تَسْتَظْهِرُ عَلَى الْخَمْسَةِ الَّتِي هِيَ عَادَتُهَا الْأُولَى وَلَوْ كَانَتْ أَكْثَرَ وُقُوعًا (قَوْلُهُ: مَكَثَتْ أَرْبَعَةَ عَشَرَ) أَيْ لِاسْتِظْهَارِهَا عَلَى عَادَتِهَا الثَّالِثَةِ وَهِيَ الْأَحَدَ عَشَرَ بِثَلَاثَةِ أَيَّامٍ لِأَنَّهَا أَكْثَرُ عَادَتِهَا زَمَنًا وَهِيَ الْخَمْسَةُ وَالثَّمَانِيَةُ وَالْأَحَدَ عَشَرَ (قَوْلُهُ: مَا لَمْ تُجَاوِزْهُ) أَيْ مَا لَمْ تُجَاوِزْهُ بِالْأَيَّامِ الثَّلَاثَةِ نِصْفَ شَهْرٍ أَيْ تَزِيدَ عَلَيْهِ (قَوْلُهُ: فَيَوْمَانِ) أَيْ تَسْتَظْهِرُ بِهِمَا (قَوْلُهُ: وَمَنْ اعْتَادَتْهُ) أَيْ نِصْفَ شَهْرٍ (قَوْلُهُ: ثُمَّ هِيَ بَعْدَ الِاسْتِظْهَارِ) أَيْ إنْ اسْتَظْهَرَتْ عَلَى أَكْثَرِ عَادَتِهَا وَقَوْلُهُ أَوْ بُلُوغُ نِصْفِ الشَّهْرِ أَيْ إذَا لَمْ تَسْتَظْهِرْ بِأَنْ كَانَتْ مُعْتَادَةً لِنِصْفِ شَهْرٍ (قَوْلُهُ: طَاهِرٌ حَقِيقَةً) هَذَا مَذْهَبُ الْمُدَوَّنَةِ وَقِيلَ طَاهِرٌ حُكْمًا وَعَلَيْهِ فَيُمْنَعُ وَطْؤُهَا وَطَلَاقُهَا وَيُجْبَرُ مُطْلَقًا عَلَى رَجْعَتِهَا وَتَصُومُ وَتُصَلِّي وَتَغْتَسِلُ بَعْدَ الْخَمْسَةَ عَشَرَ يَوْمًا وَتَقْضِي الصَّوْمَ وُجُوبًا وَلَا تَقْضِي الصَّلَاةَ لَا وُجُوبًا وَلَا نَدْبًا لِأَنَّهَا إنْ كَانَتْ طَاهِرَةً فَقَدْ صَلَّتْهَا وَإِنْ كَانَتْ حَائِضًا لَمْ تُخَاطَبْ بِهَا (قَوْلُهُ: ظَنِّيَّةً) أَيْ لَا قَطْعِيَّةٍ وَإِلَّا لَمَا تَأَتَّى الْحَيْضُ مِنْ الْحَامِلِ (قَوْلُهُ: وَأَكْثَرُهُ لِحَامِلٍ) أَيْ سَوَاءٌ كَانَتْ مُبْتَدَأَةً أَوْ مُعْتَادَةً (قَوْلُهُ: بَعْدَ دُخُولِ ثَلَاثَةِ أَشْهُرٍ) أَيْ وَلَيْسَ الْمُرَادُ بَعْدَ مُضِيِّ ثَلَاثَةِ أَشْهُرٍ بِدَلِيلِ قَوْلِهِ وَهَلْ مَا قَبْلَ الثَّلَاثَةِ إلَخْ (قَوْلُهُ: النِّصْفُ) أَيْ النِّصْفُ شَهْرٍ (قَوْلُهُ: وَنَحْوُهُ خَمْسَةُ أَيَّامٍ) أَيْ فَالْجُمْلَةُ عِشْرُونَ. وَحَاصِلُهُ أَنَّ الْحَامِلَ إذَا حَاضَتْ فِي الشَّهْرِ الثَّالِثِ مِنْ حَمْلِهَا أَوْ فِي الرَّابِعِ أَوْ فِي الْخَامِسِ مِنْهُ وَاسْتَمَرَّ الدَّمُ نَازِلًا عَلَيْهَا كَانَ أَكْثَرُ الْحَيْضِ فِي حَقِّهَا عِشْرِينَ يَوْمًا وَمَا زَادَ عَلَى ذَلِكَ فَهُوَ دَمُ عِلَّةٍ وَفَسَادٍ (قَوْلُهُ: وَفِي سِتَّةٍ إلَخْ) حَاصِلُهُ أَنَّ الْحَامِلَ إذَا حَاضَتْ فِي الشَّهْرِ السَّابِعِ مِنْ حَمْلِهَا أَوْ الثَّامِنِ أَوْ التَّاسِعِ مِنْهُ وَاسْتَمَرَّ الدَّمُ نَازِلًا عَلَيْهَا كَانَ أَكْثَرُ الْحَيْضِ فِي حَقِّهَا ثَلَاثِينَ يَوْمًا وَأَمَّا إذَا حَاضَتْ فِي الشَّهْرِ السَّادِسِ فَظَاهِرُ الْمُدَوَّنَةِ أَنَّ حُكْمَهَا حُكْمُ مَا إذَا حَاضَتْ فِي الشَّهْرِ الثَّالِثِ وَخَالَفَ فِي ذَلِكَ جَمِيعُ شُيُوخِ إفْرِيقِيَّةَ وَرَأَوْا أَنَّ حُكْمَ

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies