al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

– Dans les deux situations, il devra toujours reprendre la prière s’il était convaincu, ou pensait fortement, que ses compagnons lui auraient donné de l’eau ; il la reprendra seulement dans le délai prescrit s’il n’en avait qu’un doute ; et il ne la reprendra pas du tout s’il ne faisait qu’en concevoir la simple éventualité. Cette règle vaut lorsque l’existence de l’eau se confirme par la suite ou demeure incertaine ; si, en revanche, il devient clair qu’il n’y avait pas d’eau, aucune reprise n’est requise. Le passage où l’on dit qu’il « ignorait leur éventuelle avarice » implique que, s’il était certain de leur avarice, il ne serait plus tenu de la leur demander.

– L’auteur évoque ensuite le deuxième devoir en ces termes :

« … »

Obligations relatives au tayammum

  1. Il est impératif d’avoir l’intention d’obtenir le droit d’accomplir la prière, ou de se rendre licite ce qu’interdisait l’état d’impureté, ou encore d’accomplir le tayammum obligatoire.
  2. Il n’est recommandé – non obligatoire – que de préciser la catégorie de la prière : prière obligatoire, surérogatoire, ou les deux.
    • S’il ne la précise pas et se contente de viser « la prière », il pourra s’acquitter, grâce à ce tayammum, de l’obligation qui lui incombe, tant qu’il ne se rappelle pas, ensuite, d’une prière manquée.
    • S’il vise une prière « indifféremment valable pour l’obligatoire et le surérogatoire », le tayammum est valable en soi ; il lui permettra cependant seulement d’accomplir des prières surérogatoires, car l’obligatoire exige une intention qui le désigne spécifiquement.
  3. L’intention doit être formulée lors du premier contact avec la terre ; à défaut, elle suffit si elle est émise au moment d’essuyer le visage, selon l’opinion majoritaire.
  4. Il est recommandé d’y ajouter la mention de l’impureté mineure.

Intention de l’impureté majeure

– Lorsque la personne se trouve en état d’impureté majeure (janâba ou autre), elle doit y faire explicitement référence ; à défaut – même par oubli – son tayammum est invalide et elle devra toujours recommencer.
– Si elle a formulé cette intention en croyant être en état majeur et qu’il s’avère qu’elle ne l’était pas, le tayammum reste valable ; il en irait autrement si elle n’y avait jamais cru.
– Cette obligation ne concerne que celui qui a l’intention d’obtenir la permission de prier ou d’accomplir l’acte rendu illicite par son état. Si, à la place, il a simplement l’intention du tayammum obligatoire, celle-ci suffit, même sans mention de l’impureté majeure.
– L’intention de l’impureté majeure demeure nécessaire même lorsque la personne accomplit plusieurs tayammums successifs pour diverses prières. Le tayammum, rappelons-le, ne lève pas l’état d’impureté.

Annotations de la Ḥâshiya d’al-Dussûqî

– L’obligation de demander de l’eau à un groupe important reste valable, car l’effort inverse serait trop pénible.
(« Dans les deux situations ») : il s’agit du cas où l’on demande à un petit groupe et de celui où l’on demande aux membres proches d’un groupe nombreux.

[Obligations du tayammum]

(« l’intention d’obtenir le droit de prier ») : ou de toucher le Coran, ou toute autre action subordonnée à la pureté, comme l’a noté al-Badr.
(« ou de se rendre licite ce qu’interdisait l’impureté ») : si, au contraire, on visait à lever l’impureté elle-même, le tayammum serait nul, car il ne la lève pas.
(« préciser la prière ») : préciser son genre, non son acte déterminé, comme l’indique l’expression « obligatoire ou surérogatoire ».
(« s’il visait simplement la prière ») : c’est-à-dire sans désigner ni l’obligatoire ni le surérogatoire ; il en est de même s’il a visé une prière englobant l’un et l’autre.
(« sauf s’il se rappelle ensuite une prière manquée ») : c’est-à-dire après ce tayammum.
(« prière apte à être obligatoire ou surérogatoire ») : il serait plus juste de dire « qu’elle soit obligatoire ou surérogatoire » ; l’expression revient au même que « englobant les deux ».
(« requiert une intention spécifique ») : une intention véritablement distinctive ; ici, il ne s’agit que d’une éventualité.

En résumé, trois cas se présentent :

  1. Il a visé « la prière » sans autre précision ;
  2. il a visé « la prière » de façon absolue, sans distinguer obligatoire et surérogatoire ;
  3. il a voulu une prière englobant tout ensemble obligatoire et surérogatoire.

Dans ces trois cas, son tayammum couvre l’obligation qu’il doit accomplir, et il peut également prier surérogatoirement. En revanche, s’il vise une prière qui serait « soit obligatoire, soit surérogatoire », il ne pourra effectuer qu’une surérogatoire.

(« Lors du premier contact avec la terre ») : telle est l’opinion de l’auteur du Lumʿa et d’autres. Zarrûq situe l’intention au moment de l’essuyage du visage, avis qu’al-Badr al-Qarâfî juge plus plausible, par analogie avec les ablutions. D’autres estiment que la placer au premier contact est inadéquat, celui-ci n’étant qu’un moyen, à l’instar de la prise d’eau avant le lavage du visage dans les ablutions, alors que l’essuyage est la première obligation proprement dite.

Quant au vers de Ibn ʿÂshir : « Ses obligations : essuyer ton visage, tes mains jusqu’aux poignets, et l’intention lors du premier frappement », l’expression « lors du premier frappement » se coordonne à ce qui précède, elle n’est pas un complément circonstanciel. Ainsi, l’avis de Zarrûq – l’intention lors de l’essuyage sans divergence – est celui transmis. Al-Majd préfère cependant la première opinion, arguant qu’il est invraisemblable qu’un homme pose sa main sur la pierre sans l’intention du tayammum, puis change d’avis une fois la main levée. La distinction avec les ablutions est que, dans celles-ci, l’obligation porte sur le lavage, conformément au verset : « Lavez vos visages » (al-Mâʾida 6) ; alors qu’en matière de tayammum, le verset dit : « Recourez à un sol pur, puis essuyez vos visages » (al-Mâʾida 6), imposant de se tourner vers le sol avant l’essuyage.

(« selon l’opinion majoritaire ») : on ne peut pas objecter que le premier contact, qui est une obligation, serait dépourvu d’intention ; il tient lieu du transport de l’eau dans les ablutions, acte qui, lui, ne requiert pas d’intention. Certains, toutefois, jugent invalide le tayammum si l’intention est différée jusqu’à l’essuyage, au motif que le premier contact, partie obligatoire, manquerait alors d’intention.

(« Il est recommandé de mentionner l’impureté mineure ») : lorsque l’on vise la permission de prier ou de réaliser l’acte interdit par l’impureté ; si l’on vise seulement le tayammum obligatoire, cette mention n’est plus recommandée.

(« S’il omet l’intention de l’impureté majeure, même par oubli, son tayammum est invalide ») : c’est l’opinion explicite de la Mudawwana ; tandis que, dans l’écoute d’Abû Zayd, l’intéressé en est quitte lorsqu’il l’a omise par oubli.

(« En revanche, s’il a formulé l’intention du tayammum obligatoire, il est quitte ») : on en déduit, comme plus haut, que l’intention du tayammum obligatoire suffit pour couvrir à la fois l’impureté mineure et l’impureté majeure.

(« fût-ce après plusieurs tayammums successifs ») : le texte continue ensuite.

فِي الْمَسْأَلَتَيْنِ أَعَادَ أَبَدًا إنْ اعْتَقَدَ أَوْ ظَنَّ الْإِعْطَاءَ وَفِي الْوَقْتِ إنْ شَكَّ، وَإِنْ تَوَهَّمَهُ لَمْ يُعَدْ وَهَذَا إنْ تَبَيَّنَ وُجُودَ الْمَاءِ أَوْ لَمْ يَتَبَيَّنْ شَيْءٌ فَإِنْ تَبَيَّنَ عَدَمُهُ فَلَا إعَادَةَ مُطْلَقًا وَمَفْهُومُ جَهِلَ بُخْلَهُمْ أَنَّهُ لَوْ تَحَقَّقَ بُخْلُهُمْ لَمْ يَلْزَمْهُ طَلَبٌ وَأَشَارَ إلَى الْفَرْضِ الثَّانِي بِقَوْلِهِ [دَرَسَ] (وَ) لَزِمَ (نِيَّةُ اسْتِبَاحَةِ الصَّلَاةِ) أَوْ اسْتِبَاحَةِ مَا مَنَعَهُ الْحَدَثُ أَوْ فَرْضَ التَّيَمُّمِ وَيُنْدَبُ فَقَطْ تَعْيِينُ الصَّلَاةِ مِنْ فَرْضٍ أَوْ نَفْلٍ أَوْ هُمَا فَإِنْ لَمْ يُعَيِّنْهَا فَإِنْ نَوَى الصَّلَاةَ صَلَّى بِهِ مَا عَلَيْهِ مِنْ فَرْضٍ لَا إنْ ذَكَرَ فَائِتَةٍ بَعْدَهُ وَإِنْ نَوَى مُطْلَقَ الصَّلَاةِ الصَّالِحَةِ لِلْفَرْضِ وَالنَّفَلِ صَحَّ فِي نَفْسِهِ وَيَفْعَلُ بِهِ النَّفَلَ دُونَ الْفَرْضِ لِأَنَّ الْفَرْضَ يَحْتَاجُ لِنِيَّةٍ تَخُصُّهُ وَتَكُونُ عِنْدَ الضَّرْبَةِ الْأُولَى وَأَجْزَأَتْ عِنْدَ مَسْحِ الْوَجْهِ عَلَى الْأَظْهَرِ وَيُنْدَبُ نِيَّةُ الْحَدَثِ الْأَصْغَرِ (وَ) يَلْزَمُ (نِيَّةُ أَكْبَرَ) مِنْ جَنَابَةٍ أَوْ غَيْرِهَا (إنْ كَانَ) عَلَيْهِ أَكْبَرُ فَإِنْ تَرَكَ نِيَّتَهُ وَلَوْ نِسْيَانًا لَمْ يُجْزِهِ وَأَعَادَ أَبَدًا فَإِنْ نَوَاهُ مُعْتَقِدًا أَنَّهُ عَلَيْهِ فَتَبَيَّنَ خِلَافُهُ أَجْزَأَهُ لَا إنْ لَمْ يَكُنْ مُعْتَقِدًا ذَلِكَ وَمَحَلُّ لُزُومِ نِيَّةِ الْأَكْبَرِ إنْ نَوَى اسْتِبَاحَةَ الصَّلَاةِ أَوْ مَا مَنَعَهُ الْحَدَثُ وَأَمَّا إذَا نَوَى فَرْضَ التَّيَمُّمِ فَيُجْزِي وَلَوْ لَمْ يَتَعَرَّضْ لِنِيَّةٍ أَكْبَرَ وَيَلْزَمُ نِيَّةُ الْأَكْبَرِ إنْ كَانَ (وَلَوْ) (تَكَرَّرَتْ) الطَّهَارَةُ التُّرَابِيَّةُ مِنْهُ لِلصَّلَوَاتِ (وَلَا يَرْفَعُ) التَّيَمُّمُ (الْحَدَثَ) ــ [حاشية الدسوقي] يَلْزَمُهُ الطَّلَبُ مِنْ الْكَثِيرَةِ لِأَنَّهُ يَشُقُّ عَلَيْهِ ذَلِكَ (قَوْلُهُ: فِي الْمَسْأَلَتَيْنِ) أَيْ مَسْأَلَةِ الطَّلَبِ مِنْ الْجَمَاعَةِ الْقَلِيلَةِ وَمَسْأَلَةِ الطَّلَبِ مِمَّنْ حَوْلَهُ مِنْ الْجَمَاعَةِ الْكَثِيرَةِ [وَاجِبَات التَّيَمُّم] (قَوْلُهُ: وَنِيَّةُ اسْتِبَاحَةِ الصَّلَاةِ) أَيْ أَوْ مَسِّ الْمُصْحَفِ أَوْ غَيْرِهِ مِمَّا الطَّهَارَةُ شَرْطٌ فِيهِ قَالَهُ الْبَدْرُ (قَوْلُهُ: أَوْ اسْتِبَاحَةُ مَا مَنَعَهُ الْحَدَثُ) أَيْ وَأَمَّا لَوْ نَوَى رَفْعَ الْحَدَثِ كَانَ تَيَمُّمُهُ بَاطِلًا لِأَنَّهُ لَا يَرْفَعُ الْحَدَثَ (قَوْلُهُ: تَعْيِينُ الصَّلَاةِ) أَيْ تَعْيِينُ نَوْعِهَا لَا شَخْصِهَا بِدَلِيلِ الْبَيَانِ بِقَوْلِهِ مِنْ فَرْضٍ أَوْ نَفْلٍ (قَوْلُهُ: فَإِنْ نَوَى الصَّلَاةَ) أَيْ مِنْ غَيْرِ تَعَرُّضٍ لِفَرْضٍ وَلَا لِنَفْلٍ وَكَذَا إذَا نَوَى الصَّلَاةَ الشَّامِلَةَ لِلْفَرْضِ وَالنَّفَلِ مَعًا كَمَا قَالَ بْن (قَوْلُهُ: لَا إنْ ذَكَرَ فَائِتَةً بَعْدَهُ) أَيْ بَعْدَ ذَلِكَ التَّيَمُّمِ (قَوْلُهُ: وَإِنْ نَوَى مُطْلَقَ الصَّلَاةِ الصَّالِحَةِ لِلْفَرْضِ وَالنَّفَلِ) الْأَوْلَى أَنْ يَقُولَ إذَا نَوَى مُطْلَقَ الصَّلَاةِ إمَّا الْفَرْضُ وَإِمَّا النَّفَلُ بِدَلِيلِ التَّعْلِيلِ الَّذِي ذَكَرَهُ وَأَمَّا الصَّالِحَةُ لِلْفَرْضِ وَالنَّفَل فَهُوَ مِثْلُ الشَّامِلَةِ لَهُمَا وَقَدْ عَلِمْته اُنْظُرْ بْن (قَوْلُهُ: يَحْتَاجُ لِنِيَّةٍ تَخُصُّهُ) أَيْ تَخْصِيصًا حَقِيقِيًّا وَهُنَا لَيْسَ كَذَلِكَ بَلْ احْتِمَالًا. وَالْحَاصِلُ أَنَّ الصُّوَرَ ثَلَاثٌ إنْ نَوَى الصَّلَاةَ أَوْ مُطْلَقَ الصَّلَاةِ مِنْ غَيْرِ تَعَرُّضٍ لِفَرْضٍ وَلَا لِنَفْلٍ أَوْ قَصَدَ الصَّلَاةَ الشَّامِلَةَ لِلْفَرْضِ وَالنَّفَلِ مَعًا صَحَّ مَا عَلَيْهِ مِنْ الْفَرْضِ بِذَلِكَ التَّيَمُّمِ وَلَهُ أَنْ يُصَلِّيَ بِهِ النَّفَلَ أَيْضًا وَإِنْ نَوَى مُطْلَقَ الصَّلَاةِ إمَّا فَرْضًا أَوْ نَفْلًا صَلَّى بِهِ النَّفَلَ دُونَ الْفَرْضِ (قَوْلُهُ: وَتَكُونُ عِنْدَ الضَّرْبَةِ الْأُولَى) أَيْ كَمَا هُوَ ظَاهِرُ كَلَامِ صَاحِبِ اللُّمَعِ وَصَرَّحَ بِهِ غَيْرُهُ وَقَالَ زَرُّوقٌ أَنَّهَا تَكُونُ عِنْدَ مَسْحِ الْوَجْهِ وَاسْتَظْهَرَهُ الْبَدْرُ الْقَرَافِيُّ كَمَا فِي حَاشِيَةِ شَيْخِنَا عَلَى خش قِيَاسًا عَلَى الْوُضُوءِ وَفِي بْن الْقَوْلُ بِأَنَّهَا عِنْدَ الضَّرْبَةِ الْأُولَى غَيْرُ صَوَابٍ لِأَنَّ الضَّرْبَةَ الْأُولَى إنَّمَا هِيَ وَسِيلَةٌ كَأَخْذِ الْمَاءِ لِلْوَجْهِ فِي الْوُضُوءِ وَمَسْحِ الْوَجْهِ أَوَّلُ وَاجِبٍ مَقْصُودٍ وَأَمَّا قَوْلُ ابْنِ عَاشِرٍ فُرُوضُهُ مَسْحُك وَجْهًا وَالْيَدَيْنِ لِلْكُوعِ وَالنِّيَّةُ أُولَى الضَّرْبَتَيْنِ فَلَيْسَ قَوْلُهُ: أُولَى الضَّرْبَتَيْنِ ظَرْفًا لِلنِّيَّةِ بَلْ عَطْفٌ عَلَى مَا قَبْلَهُ بِحَذْفِ الْعَاطِفِ كَمَا قَالَهُ شَارِحُهُ وَحِينَئِذٍ فَمَا قَالَهُ زَرُّوقٌ مِنْ أَنَّهُ يَنْوِي عِنْدَ مَسْحِ الْوَجْهِ بِلَا خِلَافٍ هُوَ النَّقْلُ اهـ كَلَامُهُ وَقَالَ فِي المج الْأَوْجَهُ الْقَوْلُ الْأَوَّلُ إذْ يَبْعُدُ أَنْ يَضَعَ الْإِنْسَانُ يَدَهُ عَلَى الْحَجَرِ مَثَلًا مِنْ غَيْرِ نِيَّةِ تَيَمُّمٍ بَلْ تَقْصِدُ الِاتِّكَاءَ أَوْ مُجَرَّدَ اللَّمْسِ مَثَلًا ثُمَّ يَرْفَعُهَا فَيَبْدُو لَهُ بَعْدَ الرَّفْعِ أَنْ يَمْسَحَ بِهَا وَجْهَهُ وَيَدَيْهِ بِنِيَّةِ التَّيَمُّمِ فَيُقَالُ صَحَّ تَيَمُّمُهُ وَفَرْقٌ بَيْنَهُ وَبَيْنَ الْوُضُوءِ فَإِنَّ الْوَاجِبَ فِي الْوُضُوءِ الْغَسْلُ كَمَا قَالَ تَعَالَى {فَاغْسِلُوا وُجُوهَكُمْ} [المائدة: ٦] وَلَا مَدْخَلَ لِنَقْلِ الْمَاءِ فِي الْغَسْلِ وَقَالَ فِي التَّيَمُّمِ {فَتَيَمَّمُوا صَعِيدًا طَيِّبًا فَامْسَحُوا بِوُجُوهِكُمْ} [المائدة: ٦] فَأَوْجَبَ قَصْدَ الصَّعِيدِ قَبْلَ الْمَسْحِ (قَوْلُهُ: عَلَى الْأَظْهَرِ) لَا يُقَالُ يَلْزَمُ عَلَيْهِ أَنَّ الضَّرْبَةَ الْأُولَى الَّتِي هِيَ مِنْ جُمْلَةِ فَرَائِضِ التَّيَمُّمِ قَدْ خَلَتْ عَنْ نِيَّةٍ لِأَنَّا نَقُولُ إنَّهَا بِمَنْزِلَةِ نَقْلِ الْمَاءِ لِلْأَعْضَاءِ فِي الْوُضُوءِ وَهُوَ لَا يَحْتَاجُ لِنِيَّةٍ وَقَالَ بَعْضُهُمْ إنْ أَخَّرَ النِّيَّةَ لِمَسْحِ الْوَجْهِ كَانَ التَّيَمُّمُ بَاطِلًا لِخُلُوِّ الضَّرْبَةِ الْأُولَى الَّتِي هِيَ فَرْضٌ عَنْ نِيَّةٍ فَبَطَلَ التَّيَمُّمُ بِبُطْلَانِ بَعْضِهِ (قَوْلُهُ: وَيُنْدَبُ نِيَّةُ الْحَدَثِ الْأَصْغَرِ) أَيْ إذَا نَوَى نِيَّةَ اسْتِبَاحَةِ الصَّلَاةِ أَوْ نَوَى اسْتِبَاحَةَ مَا مَنَعَهُ الْحَدَثُ وَأَمَّا لَوْ نَوَى فَرْضَ التَّيَمُّمِ فَلَا تُنْدَبُ نِيَّةُ الْأَصْغَرِ (قَوْلُهُ: فَإِنْ تَرَكَ نِيَّتَهُ وَلَوْ نِسْيَانًا لَمْ يُجْزِهِ) هَذَا هُوَ نَصُّ الْمُدَوَّنَةِ كَمَا فِي الْمَوَّاقِ وَفِي سَمَاعِ أَبِي زَيْدٍ يُجْزِيهِ إذَا تَرَكَهَا نِسْيَانًا (قَوْلُهُ: وَأَمَّا إذَا نَوَى فَرْضَ التَّيَمُّمِ فَيُجْزِي) عُلِمَ مِنْ هُنَا وَمِمَّا مَرَّ أَنَّ نِيَّةَ فَرْضِ التَّيَمُّمِ تَجْزِي عَنْ نِيَّةِ كُلٍّ مِنْ الْأَصْغَرِ وَالْأَكْبَرِ (قَوْلُهُ: وَلَوْ تَكَرَّرَتْ الطَّهَارَةُ)

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