al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Il y a, pour ce terme, la même règle de vocalisation que pour « al-ʿarab », c’est-à-dire ceux qui ne parlent pas l’arabe.

(« l’Envoyé ») : à savoir, le messager envoyé par Allah – qu’Il soit exalté –.

(« pour l’ensemble ») : c’est-à-dire pour la totalité, car le mot sâʾir peut parfois revêtir ce sens, bien que son acception première soit « ce qui reste ».

(« les nations ») : pluriel de umma – communauté –, c’est-à-dire un groupe. Sont visés ici les êtres responsables, humains et djinns, quels que soient leurs nombreux groupes, et, au-delà, d’autres créatures, comme les anges.

(« et sur sa Famille ») : l’intention apparente est sa parenté croyante, même si le terme peut englober les disciples ; or ces derniers sont déjà compris dans l’expression « sa communauté ».

(« et ses Compagnons ») : selon l’opinion correcte, c’est le pluriel de ṣâḥib, car le modèle fāʿil se met au pluriel sur afʿāl d’après Sibawayh (dans la recension la plus sûre) et al-Akfash. Il désigne le Compagnon : quiconque rencontra le Prophète – paix sur lui – de son vivant, en étant croyant, et mourut ainsi. Quant au terme ṣâḥib…

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[Annotation d’ad-Dusûqî]

Ibn Kathîr a dit : « L’avis authentique et répandu est que les Arabes existaient avant Ismâʿîl ; on les appelle les “Arabes d’origine” (al-ʿarab al-ʿâriba) ; ils se répartissent en tribus telles que ʿÂd, Ṯamûd, Qaḥṭân, Jurhum et d’autres. Quant aux “Arabes arabisés” (al-ʿarab al-mustaʿriba), ce sont les descendants d’Ismâʿîl ; celui-ci apprit l’arabe de Jurhum. Le propos rapporté d’Ibn ʿAbbâs selon lequel Ismâʿîl fut le premier à parler arabe vise l’arabe de Quraysh, la langue dans laquelle le Coran fut révélé. L’arabe de Yaʿrub, Qaḥṭân, ʿÂd, Ṯamûd et Jurhum, lui, était antérieur à Ismâʿîl. » (Fin de la note de notre maître.)

(« Il comporte, pour la vocalisation, la même règle que le mot “al-ʿarab” ») : il est toutefois préférable, par homogénéité, de mettre les deux syllabes soit sous la même voyelle fatha, soit sous la même voyelle ḍamma ; ouvrir la première et fermer la seconde, ou l’inverse, est permis mais moins indiqué.

(« Parce que sâʾir peut être employé dans ce sens ») : c’est-à-dire avec la valeur de « l’ensemble », par analogie avec l’enceinte d’une ville qui l’entoure complètement. Le fait qu’il soit introduit par qad indique qu’il s’agit d’un emploi métaphorique ; ainsi le Qâmûs définit sâʾir comme « ce qui demeure », non « la totalité », bien que l’usage lui attribue parfois ce dernier sens – par métaphore, comme le veut la règle.

(« Bien que son sens premier soit ce qui reste ») : parce qu’il dérive de suʾr (avec hamza), signifiant « reliquat ». On peut aussi expliquer les paroles de l’auteur ainsi : sa communauté – sur elle la prière et la paix – est le reste des nations passées. Dans cette optique, l’auteur s’adresse d’abord à ceux vers qui il fut directement envoyé dans le monde des corps. Mais, si l’on entend « toutes les nations », on peut y voir aussi l’envoi « corps à corps » à leurs différentes catégories ; on peut même englober toutes les nations antérieures et comprendre l’envoi au sens spirituel, puisque son âme noble fut envoyée aux esprits de ceux qui l’ont précédé ; c’est le sens de la maxime : « Les prophètes sont ses représentants. »

(« c’est-à-dire par “toutes les nations” ») : les peuples auxquels il fut envoyé.

(« et d’autres qu’eux ») : si l’on met le mot au nominatif, en coordination avec « les responsables », on en déduit que les anges ne sont pas soumis à la charge légale : l’envoi à leur encontre est alors un honneur. Si on le fléchit au génitif, coordonné à « les humains et les djinns », on en conclut que les anges sont astreints aux prescriptions ; c’est une autre opinion, que Laqqânî a retenue dans son commentaire sur al-Jawhara. Selon cette dernière, ils ne sont chargés que de certains actes qu’ils peuvent accomplir, comme la prière ou le pèlerinage, non de la zakât et autres obligations qui ne leur conviennent pas. Telle est l’opinion la plus solide, comme l’a dit notre maître.

(« et sur sa Famille ») : coordonné à « Muhammad », ce qui indique la licéité de prier sur d’autres qu’un prophète lorsqu’ils sont cités à sa suite. Isolément, certains estiment que cela est contraire à la meilleure conduite, d’autres que c’est interdit, d’autres encore que c’est simplement déconseillé ; cette dernière position est celle, bien connue, d’an-Nawawî. – L’étymologie de Âl : pour les uns, il vient de ʾawwal ; la wāw, après déplacement, s’est changée en alif. Pour d’autres, il provient de ahl ; la hāʾ a été muée en hamza, puis la hamza en alif. C’est un nom collectif qui n’a pas de singulier de même racine.

(« Bien qu’ ») : c’est-à-dire que le terme Âl…

(« car on se passe de lui… ») : ses partisans constituent en effet sa communauté. L’auteur aurait mieux fait de dire : « car on se passe par cette mention de celle de “sa communauté” », la répétition superflue se trouvant plus loin, après réflexion.

(« d’après Sibawayh, conformément à la version établie, etc. ») : à l’encontre de ceux qui affirment qu’aṣḥâb est, chez Sibawayh, un nom collectif pour ṣâḥib, et un pluriel chez al-Akfash. – En résumé, l’examen montre que Sibawayh et al-Akfash s’accordent à voir dans aṣḥâb le pluriel de ṣâḥib, et que le patron fāʿil se pluralise sur afʿāl. Leur divergence ne porte que sur ṣaḥb : nom collectif pour Sibawayh, pluriel pour al-Akfash – ainsi l’a rapporté notre maître.

(« au sens de ṣaḥâbî ») : c’est-à-dire que ṣâḥib, singulier de aṣḥâb, désigne ici un Compagnon du Prophète, et non n’importe quel compagnon.

(« celui qui a rencontré le Prophète… ») : qu’il l’ait vu de ses yeux ou non, comme dans le cas des aveugles.

(« de son vivant ») : exclut toute personne l’ayant rencontré – que Dieu prie sur lui et le salue – après son décès, en rêve ou à l’état de veille, tels Jalâl as-Suyûṭî ou Abû al-ʿAbbâs al-Mursî ; ceux-là ne sont donc pas des Compagnons.

(« en croyant ») : c’est-à-dire en ayant foi en lui, non simplement en Allah sans croire en sa mission prophétique.

(« et qui est mort dans cet état ») : exclut celui qui, l’ayant rencontré en état de foi, aurait ensuite apostasié puis serait mort ainsi.

فِيهِ مِنْ الضَّبْطِ مَا فِي الْعَرَبِ مَنْ يَتَكَلَّمُ بِغَيْرِ الْعَرَبِيَّةِ (الْمَبْعُوثِ) أَيْ الْمُرْسَلِ مِنْ اللَّهِ تَعَالَى (لِسَائِرِ) أَيْ لِجَمِيعِ لِأَنَّ سَائِرَ قَدْ يَأْتِي لَهُ وَإِنْ كَانَ أَصْلُ مَعْنَاهُ بَاقِيَ (الْأُمَمِ) جَمْعُ أُمَّةٍ أَيْ طَائِفَةٍ وَالْمُرَادُ بِهِمْ الْمُكَلَّفُونَ مِنْ الْإِنْسِ وَالْجِنِّ عَلَى كَثْرَةِ أَصْنَافِهِمْ وَغَيْرِهِمْ كَالْمَلَائِكَةِ (وَعَلَى آلِهِ) الظَّاهِرُ أَنَّ الْمُرَادَ بِهِمْ أَقَارِبُهُ الْمُؤْمِنُونَ وَإِنْ كَانَ قَدْ يُطْلَقُ عَلَى الْأَتْبَاعِ لِأَنَّهُ يُسْتَغْنَى عَنْهُ بِقَوْلِهِ أُمَّتِهِ (وَأَصْحَابِهِ) جَمْعٌ لِصَاحِبِ عَلَى الصَّحِيحِ لِأَنَّ فَاعِلًا يُجْمَعُ عَلَى أَفْعَالٍ عِنْدَ سِيبَوَيْهِ عَلَى التَّحْرِيرِ وَالْأَخْفَشِ بِمَعْنَى الصَّحَابِيِّ وَهُوَ مَنْ اجْتَمَعَ بِالنَّبِيِّ - عَلَيْهِ السَّلَامُ - فِي حَيَاتِهِ مُؤْمِنًا وَمَاتَ عَلَى ذَلِكَ وَالصَّاحِبُ ــ [حاشية الدسوقي] قَالَ ابْنُ كَثِيرٍ: الصَّحِيحُ الْمَشْهُورُ أَنَّ الْعَرَبَ كَانُوا قَبْلَ إسْمَاعِيلَ وَيُقَالُ لَهُمْ الْعَرَبُ الْعَارِبَةُ وَهُمْ قَبَائِلُ مِنْهُمْ عَادٌ وَثَمُودُ وَقَحْطَانُ وَجُرْهُمُ وَغَيْرُهُمْ، وَأَمَّا الْعَرَبُ الْمُسْتَعْرِبَةُ فَهُمْ مِنْ وَلَدِ إسْمَاعِيلَ وَهُوَ أَخَذَ الْعَرَبِيَّةَ مِنْ جُرْهُمَ وَمَا رُوِيَ عَنْ ابْنِ عَبَّاسٍ مِنْ أَنَّ أَوَّلَ مَنْ تَكَلَّمَ بِالْعَرَبِيَّةِ إسْمَاعِيلُ فَمُرَادُهُ عَرَبِيَّةُ قُرَيْشٍ الَّتِي نَزَلَ بِهَا الْقُرْآنُ. وَأَمَّا عَرَبِيَّةُ يَعْرُبَ وَقَحْطَانَ وَعَادٍ وَثَمُودَ وَجُرْهُمَ فَكَانَتْ قَبْلَ إسْمَاعِيلَ كَذَا فِي حَاشِيَةِ شَيْخِنَا (قَوْلُهُ: فِيهِ مِنْ الضَّبْطِ مَا فِي الْعَرَبِ) أَيْ لَكِنَّ الْأَوْلَى إذَا اقْتَرَنَا فَتْحُهُمَا أَوْ ضَمُّهُمَا لِلْمُشَاكَلَةِ، وَأَمَّا فَتْحُ الْأَوَّلِ وَضَمُّ الثَّانِي أَوْ الْعَكْسُ فَهُوَ، وَإِنْ جَازَ إلَّا أَنَّهُ خِلَافُ الْأَوْلَى (قَوْلُهُ: لِأَنَّ سَائِرًا قَدْ يَأْتِي لَهُ) أَيْ لِجَمِيعٍ أَيْ قَدْ يَأْتِي بِمَعْنَى جَمِيعٍ أَخْذًا لَهُ مِنْ سُورِ الْبَلَدِ الْمُحِيطِ بِجَمِيعِهَا وَظَاهِرُ إتْيَانِهِ بِقَدْ أَنَّ اسْتِعْمَالَهُ بِمَعْنَى جَمِيعٍ مَجَازٌ وَهُوَ كَذَلِكَ عَلَى مَا يُفِيدُهُ قَوْلُ الْقَامُوسِ السَّائِرُ الْبَاقِي لَا الْجَمِيعُ كَمَا تَوَهَّمَهُ بَعْضُهُمْ، وَقَدْ يُسْتَعْمَلُ لَهُ اهـ، وَقَوْلُهُ وَقَدْ يُسْتَعْمَلُ لَهُ أَيْ مَجَازًا كَمَا هُوَ قَاعِدَتُهُ (قَوْلُهُ: وَإِنْ كَانَ أَصْلُ مَعْنَاهُ بَاقِيَ) أَيْ لِأَخْذِهِ مِنْ السُّؤْرِ بِالْهَمْزِ بِمَعْنَى الْبَقِيَّةِ، وَيَصِحُّ حَمْلُ كَلَامِ الْمُصَنِّفِ عَلَى هَذَا أَيْضًا؛ لِأَنَّ أُمَّتَهُ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - بَقِيَّةُ الْأُمَمِ أَيْ الطَّوَائِفِ بِالنِّسْبَةِ لِمَنْ مَضَى قَبْلَهَا وَعَلَى هَذَا فَيَكُونُ الْمُصَنِّفُ الْتَفَتَ لِمَنْ أُرْسِلَ إلَيْهِمْ مُبَاشَرَةً بِاعْتِبَارِ عَالَمِ الْأَجْسَامِ، وَأَمَّا عَلَى أَنَّ الْمُرَادَ جَمِيعُ الْأُمَمِ فَيَصِحُّ أَنْ يُرَادَ الْبَعْثُ بِالْجِسْمِ لِلْجِسْمِ أَيْضًا وَيَكُونُ الْمُرَادُ بِالْأُمَمِ طَوَائِفَ أُمَّتِهِ وَيَصِحُّ أَنْ يُرَادَ جَمِيعُ الْأُمَمِ حَتَّى السَّابِقِينَ وَيُرَادُ بِالْبَعْثِ مَا يَشْمَلُ الْبَعْثَ بِالرُّوحِ؛ لِأَنَّ رُوحَهُ الشَّرِيفَةَ أُرْسِلَتْ لِأَرْوَاحِ مَنْ سَبَقَ وَهَذَا مَعْنَى مَا اُشْتُهِرَ مِنْ أَنَّ الْأَنْبِيَاءَ نُوَّابُهُ (قَوْلُهُ: وَالْمُرَادُ بِهِمْ) أَيْ بِجَمِيعِ الْأُمَمِ الْمُرْسَلِ إلَيْهِمْ (قَوْلُهُ: وَغَيْرُهُمْ) بِالرَّفْعِ عَطْفًا عَلَى الْمُكَلَّفِينَ فَيُفِيدُ أَنَّ الْمَلَائِكَةَ غَيْرُ مُكَلَّفِينَ وَهُوَ قَوْلٌ وَعَلَيْهِ فَإِرْسَالُهُ إلَيْهِمْ رِسَالَةَ تَشْرِيفٍ وَبِالْجَرِّ عَطْفًا عَلَى الْإِنْسِ وَالْجِنِّ فَيُفِيدُ أَنَّ الْمَلَائِكَةَ مُكَلَّفُونَ وَهُوَ قَوْلٌ آخَرُ وَارْتَضَاهُ اللَّقَانِيُّ فِي شَرْحِهِ عَلَى الْجَوْهَرَةِ وَعَلَيْهِ فَتَكْلِيفُهُمْ إنَّمَا هُوَ بِبَعْضِ الْفُرُوعِ الَّتِي تَتَأَتَّى مِنْهُمْ كَالصَّلَاةِ وَالْحَجِّ لَا الزَّكَاةِ وَنَحْوِهَا مِمَّا لَا يَتَأَتَّى مِنْهُمْ، وَهَذَا أَقْوَى الْقَوْلَيْنِ كَمَا قَالَ شَيْخُنَا (قَوْلُهُ: وَعَلَى آلِهِ) عَطْفٌ عَلَى مُحَمَّدٍ وَفِيهِ إيمَاءٌ لِجَوَازِ الصَّلَاةِ عَلَى غَيْرِ الْأَنْبِيَاءِ تَبَعًا لَهُمْ، وَأَمَّا اسْتِقْلَالًا فَقِيلَ: إنَّهَا خِلَافُ الْأَوْلَى وَقِيلَ حَرَامٌ وَقِيلَ تُكْرَهُ قَالَ النَّوَوِيُّ وَهُوَ الْمَعْرُوفُ وَأَصْلُ آلِ أَوَلٌ كَجَمَلٍ تَحَرَّكَتْ الْوَاوُ وَانْفَتَحَ مَا قَبْلَهَا قُلِبَتْ أَلِفًا وَقِيلَ أَصْلُهُ أَهَلٌ قُلِبَتْ الْهَاءُ هَمْزَةً ثُمَّ الْهَمْزَةُ أَلِفًا وَهُوَ اسْمُ جَمْعٍ لَا وَاحِدَ لَهُ مِنْ لَفْظِهِ (قَوْلُهُ: وَإِنْ كَانَ) أَيْ الْآلُ (قَوْلُهُ: لِأَنَّهُ يُسْتَغْنَى عَنْهُ إلَخْ) أَيْ لِأَنَّ أَتْبَاعَهُ هُمْ أُمَّتُهُ وَكَانَ الْأَوْلَى أَنْ يَقُولَ؛ لِأَنَّهُ يُسْتَغْنَى بِهَذَا عَنْ قَوْلِهِ وَأُمَّتُهُ؛ لِأَنَّ هَذَا وَاقِعٌ فِي مَرْكَزِهِ وَالْمُكَرَّرُ الْمُسْتَغْنَى عَنْهُ هُوَ الْوَاقِعُ بَعْدَ تَأَمُّلٍ (قَوْلُهُ: عِنْدَ سِيبَوَيْهِ عَلَى التَّحْرِيرِ إلَخْ) أَيْ خِلَافًا لِمَنْ قَالَ: إنَّ أَصْحَابَ اسْمُ جَمْعٍ لِصَاحِبٍ عِنْدَ سِيبَوَيْهِ وَجَمْعٍ لَهُ عِنْدَ الْأَخْفَشِ. وَالْحَاصِلُ أَنَّ التَّحْرِيرَ أَنَّ سِيبَوَيْهِ وَالْأَخْفَشَ يَتَّفِقَانِ عَلَى أَنَّ أَصْحَابَ جَمْعٌ لِصَاحِبٍ وَأَنَّ فَاعِلًا يُجْمَعُ عَلَى أَفْعَالٍ، وَالْخِلَافُ بَيْنَهُمَا إنَّمَا هُوَ فِي صَحْبٍ فَإِنَّهُ اسْمُ جَمْعٍ لِصَاحِبٍ عِنْدَ سِيبَوَيْهِ وَجَمْعٌ لَهُ عِنْدَ الْأَخْفَشِ كَذَا ذَكَرَ شَيْخُنَا (قَوْلُهُ: بِمَعْنَى الصَّحَابِيِّ) أَيْ أَنَّ صَاحِبًا الَّذِي هُوَ مُفْرَدُ أَصْحَابٍ الْمُرَادُ بِهِ هُنَا الصَّحَابِيُّ لَا مُطْلَقُ صَاحِبٍ (قَوْلُهُ: مَنْ اجْتَمَعَ بِالنَّبِيِّ إلَخْ) أَيْ سَوَاءٌ رَآهُ بِبَصَرِهِ أَوْ لَا كَالْعُمْيَانِ (قَوْلُهُ: فِي حَيَاتِهِ) خَرَجَ مَنْ اجْتَمَعَ بِهِ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - بَعْدَ مَوْتِهِ مَنَامًا أَوْ يَقَظَةً كَالْجَلَالِ السُّيُوطِيّ وَأَبِي الْعَبَّاسِ الْمُرْسِيِّ فَلَا يَكُونُ صَحَابِيًّا (قَوْلُهُ: مُؤْمِنًا) أَيْ بِهِ لَا بِغَيْرِهِ فَقَطْ (قَوْلُهُ: وَمَاتَ عَلَى ذَلِكَ) خَرَجَ مَنْ اجْتَمَعَ مُؤْمِنًا بِهِ ثُمَّ ارْتَدَّ وَمَاتَ

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