al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Comme l’indique la conjonction qui le rattache à l’objet du verbe « ils craignaient », le terme « crainte » ne vise alors, selon l’avis prépondérant déjà mentionné, que la certitude ou la forte présomption.

Le tayammum devient obligatoire lorsqu’on redoute la mort d’un être dont la vie est inviolable ou l’apparition d’une maladie grave, et il n’est permis – sans être obligatoire – que si l’on craint une affection légère. Il n’est pas admis lorsqu’il ne s’agit que d’effort ou de pénibilité ; de même, le simple doute ou l’illusion d’une mort prochaine ou d’une pathologie sévère n’autorise pas le tayammum. En revanche, si la soif s’est déjà déclarée, toute forme de crainte – certitude, présomption, doute ou simple appréhension – impose le tayammum dans les deux cas de danger de mort ou de maladie grave ; il n’est alors seulement permis, et non obligatoire, pour la maladie légère, jamais pour la simple fatigue.

Ou encore, la dispense s’applique si la personne capable d’utiliser l’eau, qu’elle soit résident ou voyageur, craint qu’en la recherchant il ne se perde un bien d’une valeur notable ; on entend par là tout ce qui dépasse le prix qu’il est tenu de débourser pour acheter l’eau, que ce bien lui appartienne ou appartienne à autrui. Cette règle vaut lorsqu’il est certain ou quasi sûr qu’il existe de l’eau, non lorsqu’il n’en a qu’un doute ou une vague supposition ; dans ces derniers cas il procède directement au tayammum, fut-ce pour une faible quantité d’eau.

Il en va de même s’il craint qu’en cherchant l’eau l’heure de la prière ne s’achève – fût-ce le temps optionnel –, dès lors qu’il sait ou suppose qu’après s’être purifié il ne pourra plus accomplir ne serait-ce qu’une rak‘a avant la sortie de l’heure. Dans ces deux hypothèses, comme dans celles qui suivent, la crainte se ramène en réalité à l’absence d’eau.

De même, lorsqu’il a besoin de l’eau pour pétrir la pâte ou pour la cuisson nécessaires à l’entretien de son corps, l’eau est considérée comme inexistante ; de la même façon, le tayammum est requis si personne ne peut lui tendre l’eau ou s’il ne trouve pas d’ustensile licite – seau, corde, etc. – pour la puiser, dès lors qu’il redoute la sortie du temps : il est alors assimilé à celui qui ne possède pas d’eau, et s’applique la règle : « qu’il s’agisse de celui qui n’espère plus ou de celui qui le choisit, etc. »

[Hâshiyat ad-Dusûqî]
Il n’est pas permis de faire mourir un être par la soif ; la question n’est pas assimilée au combat contre les mécréants, où les juristes ont admis que l’on coupe l’accès à l’eau pour les noyer ou les laisser périr de soif. L’ours et le singe font partie des créatures respectées, même si certains interdisent de manger la chair du singe. Si, dans la caravane, se trouve un adultère déjà marié ou une personne passible du talion pour homicide, le propriétaire de l’eau doit, s’il en trouve la possibilité, le livrer au juge ; à défaut, il lui donnera de l’eau et accomplira le tayammum.

Sa parole : « comme l’indique… » – le fait de coordonner l’expression à l’objet de « ils craignaient » montre que la crainte s’exerce sur elle ; or la crainte est une appréhension de ce qui est à venir.

[Motifs rendant le tayammum obligatoire]
– Sa parole : « s’il craint la mort de l’être protégé ou la gravité de la maladie » : c’est-à-dire qu’il en est certain ou qu’il l’estime probable.
– Sa parole : « s’il craint une maladie légère » : c’est-à-dire avec certitude ou forte présomption.
– Sa parole : « non la simple peine… » : le tayammum n’est pas autorisé lorsqu’il ne redoute pour l’être protégé que fatigue et gêne.
– Sa parole : « comme s’il doutait ou imaginait la mort » : c’est-à-dire la mort de l’être protégé qui l’accompagne.
– Sa parole : « Quant au cas où la soif s’est déjà installée… » : le commentateur distingue entre l’être protégé déjà saisi de soif et celui dont on craint seulement qu’il ne le devienne ; dans le premier cas, le terme « crainte » couvre certitude, présomption, doute ou simple soupçon, alors que, dans le second, il ne renvoie qu’à la certitude et à la forte présomption. C’est l’avis retenu par ʿAǧ, suivi par al-Tawdîḥ, Ibn Farḥûn et Ibn Nâjî. Al-Ḥ conteste cette distinction, mais Ibn al-Mishnâwî juge fondé l’avis d’ʿAǧ.
Sache que, lorsque la soif est déjà effective, la crainte n’a pas besoin d’être appuyée sur un indice extérieur ni sur l’avis d’un médecin, contrairement au cas où la soif n’est pas encore survenue ; là, un tel appui est requis, comme l’a exposé ʿAǧ.

Sa parole : « ou, en la recherchant, la perte d’un bien » : en résumé, si un voyageur capable d’utiliser l’eau – ou un résident – se trouve dans un endroit où il sait ou suppose que, s’il cherche de l’eau, les biens qu’il transporte, siens ou d’autrui, seront perdus, alors, s’il est certain ou quasi certain qu’il y a de l’eau, il fera le tayammum, pourvu que le bien menacé ait une importance réelle ; s’il n’a qu’un doute ou une simple appréhension quant à la présence d’eau, il fera le tayammum dans tous les cas, que ce bien soit considérable ou modique.

Sa parole : « ou s’il craint, lui qui en est capable… » : ici, « crainte » se comprend comme conviction ou forte présomption.

Sa parole : « résident ou voyageur » – précise la personne capable d’utiliser l’eau.

Sa parole : « c’est-à-dire ce qui excède… » – l’avis correct, qui sera exposé plus loin, est qu’il ne doit payer pour l’eau que sa valeur courante sur place, sans majoration.

Sa parole : « que ce soit… » – c’est-à-dire le bien dont il craint la perte en recherchant l’eau.

Sa parole : « et cela » – à savoir la condition que le bien ait une valeur réelle.

Sa parole : « ou il craint, en la recherchant… » – la même règle vaut pour celui qui ne peut utiliser l’eau froide et craint qu’en la chauffant le temps ne s’achève, comme l’a dit notre maître.

Sa parole : « dans ces deux cas » – la perte de biens ou la sortie du temps.

Sa parole : « revient à l’absence d’eau » – ainsi, dans ces quatre sous-cas, le tayammum repose sur le premier des quatre motifs déjà signalés ; le commentateur rappelle ensuite que la licéité du tayammum se ramène à l’un des quatre cas, etc.

Sa parole : « De même, s’il a besoin de l’eau pour la pâte ou la cuisson… » – il procédera alors au tayammum et réservera l’eau à la pâte ou à la cuisson, sauf s’il peut satisfaire les deux besoins avec l’eau des ablutions, comme il a été vu.

Sa parole : « ou faute d’un ustensile licite » – la présence d’un ustensile illicite, tel un seau ou une chaîne en or ou en argent pour puiser l’eau du puits, est assimilée à l’inexistence d’outil, déclare le commentateur, suivant ʿUbaq. Ibn W. objecte : le plus évident est qu’on l’utilise et qu’on ne fasse pas tayammum, car la nécessité lève l’interdit ; de même, celui qui ne dispose pour se couvrir que d’un vêtement de soie est tenu de s’en vêtir. C’est la thèse défendue par al-Mishnâwî et d’autres. ʿUbaq rétorque que l’ablution à l’eau a un substitut – le tayammum – ; il n’est donc pas licite de recourir à l’ustensile prohibé, l’alternative licite existant déjà, contrairement à la couverture de la nudité, dépourvue de substitut ; d’où la permission accordée dans ce dernier cas.

كَمَا يَدُلُّ عَلَيْهِ عَطْفُهُ عَلَى مَعْمُولِ خَافُوا وَالْمُرَادُ بِالْخَوْفِ حِينَئِذٍ الْعِلْمُ وَالظَّنُّ فَقَطْ عَلَى الرَّاجِحِ كَمَا مَرَّ. وَيَجِبُ التَّيَمُّمُ إنْ خَافَ هَلَاكَ الْمَعْصُومِ أَوْ شِدَّةَ الْمَرَضِ وَيَجُوزُ إنْ خَافَ مَرَضًا خَفِيفًا لَا مُجَرَّدَ جَهْدٍ وَمَشَقَّةٍ فَلَا يَجُوزُ كَأَنْ شَكَّ أَوْ تَوَهَّمَ الْمَوْتَ أَوْ الْمَرَضَ الشَّدِيدَ وَأَمَّا لَوْ تَلَبَّسَ بِالْعَطَشِ فَالْخَوْفُ مُطْلَقًا عِلْمًا أَوْ ظَنًّا أَوْ شَكًّا أَوْ وَهْمًا يُوجِبُهُ فِي صُورَتَيْ الْهَلَاكِ وَشَدِيدِ الْمَرَضِ وَيَجُوزُ فِي صُورَةِ مُجَرَّدِ الْمَرَضِ لَا فِي مُجَرَّدِ الْجَهْدِ (أَوْ) خَافَ الْقَادِرُ عَلَى اسْتِعْمَالِهِ مِنْ حَاضِرٍ أَوْ مُسَافِرٍ (بِطَلَبِهِ تَلَفَ مَالٍ) لَهُ بَالٌ وَهُوَ مَا زَادَ عَلَى مَا يَلْزَمُهُ بَذْلُهُ فِي شِرَاءِ الْمَاءِ سَوَاءٌ كَانَ لَهُ أَوْ لِغَيْرِهِ وَهَذَا إنْ تَحَقَّقَ وُجُودُ الْمَاءِ أَوْ ظَنَّهُ لَا إنْ شَكَّهُ أَوْ تَوَهَّمَهُ فَيَتَيَمَّمُ وَلَوْ قَلَّ الْمَاءُ (أَوْ) خَافَ بِطَلَبِهِ (خُرُوجَ وَقْتٍ) وَلَوْ اخْتِيَارِيًّا بِأَنْ عَلِمَ أَوْ ظَنَّ أَنَّهُ لَا يُدْرِكُ مِنْهُ رَكْعَةً بَعْدَ تَحْصِيلِ الطَّهَارَةِ لَوْ طَلَبَهُ وَالْخَوْفُ فِي هَذَيْنِ الْفَرْعَيْنِ وَاَللَّذَيْنِ بَعْدَهُ يَرْجِعُ لِعَدَمِ الْمَاءِ وَكَذَا إذَا احْتَاجَ لِلْمَاءِ لِلْعَجِينِ أَوْ الطَّبْخِ الَّذِي يَتَوَقَّفُ عَلَيْهِ إصْلَاحُ بَدَنِهِ (كَعَدَمٍ) أَيْ كَمَا يَجِبُ التَّيَمُّمُ لِعَدَمِ (مُنَاوِلٍ أَوْ) لِعَدَمِ (آلَةٍ) مُبَاحَةٍ كَدَلْوٍ وَحَبْلٍ إذَا خَافَ خُرُوجَ الْوَقْتِ لِأَنَّهُ بِمَنْزِلَةِ عَادِمِ الْمَاءِ وَيَجْرِي فِيهِ قَوْلُهُ: فَالْآيِسُ أَوْ الْمُخْتَارُ إلَخْ ــ [حاشية الدسوقي] وَلَا يُعَذِّبُ بِالْعَطَشِ وَلَيْسَ كَجِهَادِ الْكُفَّارِ فَإِنَّهُمْ جَوَّزُوهُ بِقَطْعِ الْمَاءِ عَلَيْهِمْ لِيَغْرَقُوا أَوْ عَنْهُمْ لِيَهْلَكُوا بِالْعَطَشِ وَالدُّبُّ وَالْقِرْدُ مِنْ قَبِيلِ الْمُحْتَرَمِ وَإِنْ كَانَ فِي الْقِرْدِ قَوْلٌ بِحُرْمَةِ أَكْلِهِ فَإِنْ كَانَ فِي الرُّفْقَةِ زَانٍ مُحْصَنٍ أَوْ مُسْتَحَقٍّ لِلْقِصَاصِ مِنْهُ لِقَتْلِهِ فَإِنْ وَجَدَ صَاحِبُ الْمَاءِ حَاكِمًا سَلَّمَهُ إلَيْهِ وَإِلَّا أَعْطَاهُ الْمَاءَ وَتَيَمَّمَ (قَوْلُهُ: كَمَا يَدُلُّ عَلَيْهِ إلَخْ) أَيْ وَذَلِكَ لِأَنَّ عَطْفَهُ عَلَى مَعْمُولِ خَافُوا يَقْتَضِي تَسَلُّطَ الْخَوْفِ عَلَيْهِ وَالْخَوْفُ غَمٌّ لِمَا يُسْتَقْبَلُ [مُوجِبَات التَّيَمُّم] (قَوْلُهُ: إنْ خَافَ هَلَاكَ الْمَعْصُومِ أَوْ شِدَّةَ الْمَرَضِ) أَيْ تَيَقَّنَ ذَلِكَ أَوْ ظَنَّهُ (قَوْلُهُ: إنْ خَافَ مَرَضًا خَفِيفًا) أَيْ إنْ تَيَقَّنَهُ أَوْ ظَنَّهُ (قَوْلُهُ: لَا مُجَرَّدُ جَهْدٍ إلَخْ) أَيْ لَا إنْ خَافَ عَلَى الْمَعْصُومِ بِاسْتِعْمَالِهِ الْمَاءَ وَتَرْكِهِ حُصُولُ الْجَهْدِ وَالْمَشَقَّةِ لَهُ فَلَا يَجُوزُ التَّيَمُّمُ (قَوْلُهُ: كَأَنْ شَكَّ أَوْ تَوَهَّمَ الْمَوْتَ) أَيْ مَوْتَ الْمَعْصُومِ الَّذِي مَعَهُ (قَوْلُهُ: وَأَمَّا لَوْ تَلَبَّسَ) أَيْ الْمَعْصُومُ الَّذِي مَعَهُ بِالْعَطَشِ إلَخْ مَا ذَكَرَهُ الشَّارِحُ مِنْ التَّفْصِيلِ بَيْنَ كَوْنِ الْمَعْصُومِ الَّذِي مَعَهُ تَارَةً يَتَلَبَّسُ بِالْعَطَشِ بِالْفِعْلِ وَتَارَةً يَخَافُ حُصُولَهُ فِي الْمُسْتَقْبَلِ وَأَنَّهُ إنْ تَلَبَّسَ بِهِ فَالْمُرَادُ بِالْخَوْفِ مَا يَشْمَلُ الشَّكَّ وَالظَّنَّ وَالْوَهْمَ وَالْجَزْمَ وَإِنْ لَمْ يَتَلَبَّسْ بِهِ فَالْمُرَادُ بِالْخَوْفِ الْجَزْمُ وَالظَّنُّ فَقَطْ تَبِعَ فِيهِ عج وَهُوَ مَا فِي التَّوْضِيحِ وَابْنِ فَرْحُونٍ وَابْنُ نَاجِيٍّ وَمُنَازَعَةُ ح فِي ذَلِكَ قَائِلًا الْمُرَادُ بِالْخَوْفِ الْجَزْمُ وَالظَّنُّ فَقَطْ فِي حَالَةِ التَّلَبُّسِ كَغَيْرِهِ فِيهِ نَظَرٌ كَمَا ذَكَرَهُ بْن عَنْ الْمِسْنَاوِيِّ وَأَنَّ الصَّوَابَ مَا ذَكَرَهُ عج مِنْ التَّفْصِيلِ. وَاعْلَمْ أَنَّهُ إذَا تَلَبَّسَ بِالْعَطَشِ فَلَا يَحْتَاجُ فِي خَوْفِهِ إلَى الِاسْتِنَادِ إلَى السَّبَبِ أَوْ قَوْلِ حَكِيمٍ بِخِلَافِ مَا إذَا لَمْ يَتَلَبَّسْ بِهِ فَلَا بُدَّ مِنْ ذَلِكَ كَمَا قَالَهُ عج (قَوْلُهُ: أَوْ بِطَلَبِهِ تَلَفُ مَالٍ) حَاصِلُهُ أَنَّ الْإِنْسَانَ إذَا كَانَ مُسَافِرًا وَكَانَ لَهُ قُدْرَةٌ عَلَى اسْتِعْمَالِ الْمَاءِ وَنَزَلَ فِي مَكَان أَوْ كَانَ حَاضِرًا فِي مَكَان وَكَانَ يَعْلَمُ أَوْ يَظُنُّ أَنَّهُ إذَا طَلَبَ الْمَاءَ فِي ذَلِكَ الْمَكَانِ يَتْلَفُ مَا مَعَهُ مِنْ الْمَالِ سَوَاءٌ كَانَ لَهُ أَوْ لِغَيْرِهِ فَإِنْ كَانَ يَعْلَمُ أَوْ يَظُنُّ أَنَّ الْمَاءَ مَوْجُودٌ فِي ذَلِكَ الْمَكَانِ فَإِنَّهُ يَتَيَمَّمُ إنْ كَانَ الْمَالُ الَّذِي يَخَافُ تَلَفَهُ لَهُ بَالٌ وَإِنْ كَانَ يَشُكُّ فِي وُجُودِ الْمَاءِ فِي ذَلِكَ الْمَكَانِ أَوْ يَتَوَهَّمُ وُجُودَهُ فِيهِ يَتَيَمَّمُ مُطْلَقًا كَانَ الْمَالُ كَثِيرًا أَوْ قَلِيلًا (قَوْلُهُ: أَوْ خَافَ الْقَادِرُ إلَخْ) وَالْمُرَادُ بِالْخَوْفِ الِاعْتِقَادُ وَالظَّنُّ كَمَا عَلِمْت (قَوْلُهُ: مِنْ حَاضِرٍ أَوْ مُسَافِرٍ) بَيَانٌ لِلْقَادِرِ عَلَى اسْتِعْمَالِهِ (قَوْلُهُ: وَهُوَ مَا زَادَ عَلَى مَا يَلْزَمُهُ إلَخْ) سَيَأْتِي أَنَّ الْحَقَّ أَنَّ الَّذِي يَلْزَمُهُ بَذْلُهُ فِي شِرَاءِ الْمَاءِ قِيمَةُ الْمَاءِ فِي ذَلِكَ الْمَحَلِّ مِنْ غَيْرِ زِيَادَةٍ (قَوْلُهُ: سَوَاءٌ كَانَ) أَيْ الْمَالُ الَّذِي خَافَ بِطَلَبِ الْمَاءِ تَلَفَهُ (قَوْلُهُ: وَهَذَا) أَيْ اشْتِرَاطُ كَوْنِ الْمَالِ الَّذِي خَشِيَ تَلَفَهُ بِسَبَبِ طَلَبِهِ الْمَاءَ لَهُ بَالٌ وَقَوْلُهُ إنْ تَحَقَّقَ وُجُودُ الْمَاءِ أَيْ فِي ذَلِكَ الْمَكَانِ الَّذِي هُوَ فِيهِ (قَوْلُهُ: أَوْ خَافَ بِطَلَبِهِ) أَيْ أَوْ خَافَ الْقَادِرُ عَلَى اسْتِعْمَالِهِ سَوَاءٌ كَانَ حَاضِرًا أَوْ مُسَافِرًا بِطَلَبِهِ إلَخْ وَمِثْلُ ذَلِكَ مَنْ لَا يَقْدِرُ عَلَى اسْتِعْمَالِ الْمَاءِ بَارِدًا وَخَافَ بِتَسْخِينِهِ خُرُوجَ الْوَقْتِ كَمَا قَالَ شَيْخُنَا (قَوْلُهُ: فِي هَذَيْنِ الْفَرْعَيْنِ) وَهُمَا قَوْلُهُ أَوْ بِطَلَبِهِ تَلَفُ مَالٍ أَوْ خُرُوجُ وَقْتٍ (قَوْلُهُ: يَرْجِعُ لِعَدَمِ الْمَاءِ) أَيْ فَيَكُونُ التَّيَمُّمُ فِي هَذِهِ الْفُرُوعِ الْأَرْبَعَةِ لِوُجُودِ الْأَمْرِ الْأَوَّلِ مِنْ الْأُمُورِ الْأَرْبَعَةِ الْمُشَارِ لَهَا بِقَوْلِ الشَّارِحِ سَابِقًا ثُمَّ أَشَارَ إلَى شَرْطِ جَوَازِ التَّيَمُّمِ وَأَنَّهُ أَحَدُ أُمُورٍ أَرْبَعَةٍ إلَخْ (قَوْلُهُ: وَكَذَا إذَا احْتَاجَ لِلْمَاءِ لِلْعَجِينِ أَوْ الطَّبْخِ) أَيْ فَإِنَّهُ يَتَيَمَّمُ وَيَبْقَى الْمَاءُ لِلْعَجِينِ أَوْ الطَّبْخِ وَهَذَا مَا لَمْ يُمْكِنْ الْجَمْعُ كَمَا مَرَّ فَإِنْ أَمْكَنَ الْجَمْعُ بِقَضَاءِ الْوَطَرِ بِمَاءِ الْوُضُوءِ فَعَلَ (قَوْلُهُ: أَوْ لِعَدَمِ آلَةٍ مُبَاحَةٍ) أَيْ فَوُجُودُ الْآلَةِ الْمُحَرَّمَةِ كَإِنَاءٍ أَوْ سِلْسِلَةٍ مِنْ ذَهَبٍ أَوْ فِضَّةٍ يَخْرُجُ بِهِ الْمَاءُ مِنْ الْبِئْرِ بِمَنْزِلَةِ الْعَدَمِ كَذَا قَالَ الشَّارِحُ تَبَعًا لعبق قَالَ بْن وَفِيهِ نَظَرٌ بَلْ الظَّاهِرُ أَنَّهُ يَسْتَعْمِلُهَا وَلَا يَتَيَمَّمُ لِأَنَّ الضَّرُورَاتِ تُبِيحُ الْمَحْظُورَاتِ أَلَا تَرَى أَنَّ مَنْ لَمْ يَجِدْ مَا يَسْتُرُ بِهِ عَوْرَتَهُ إلَّا ثَوْبَ حَرِيرٍ فَإِنَّهُ يَجِبُ سَتْرُهَا بِهِ كَذَا قَرَّرَهُ الْمِسْنَاوِيُّ وَغَيْرُهُ اهـ وَقَدْ تَقَوَّى مَا قَالَهُ عبق بِأَنَّ الطَّهَارَةَ الْمَائِيَّةَ لَهَا بَدَلٌ وَهُوَ التَّيَمُّمُ فَلَا يَسُوغُ لَهُ ارْتِكَابُ الْمَحْظُورِ وَهُوَ اسْتِعْمَالُ الْآلَةِ الْمُحَرَّمَةِ لِوُجُودِ الْبَدَلِ هُوَ التَّيَمُّمُ بِخِلَافِ سَتْرِ الْعَوْرَةِ فَإِنَّهُ لَا بَدَلَ لَهُ فَلِذَا جَازَ لَهُ

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