al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Le lavage majeur de janâba dispense de l’ablution mineure. Ainsi, si quelqu’un s’immerge, par exemple, dans de l’eau et frictionne son corps en n’ayant pour intention que de lever l’impureté majeure, sans envisager l’impureté mineure, il lui est permis de prier ainsi, car l’intention de lever la grande impureté implique nécessairement la levée de la petite. Cette dispense demeure toutefois subordonnée au fait qu’aucun facteur annulant les ablutions – tel le contact avec son sexe ou autre – ne survienne après qu’il a lavé tout ou partie des membres de l’ablution. Si un tel facteur apparaît, il ne peut plus prier, son ablution étant rompue ; s’il souhaite prier, il devra reprendre le lavage de chacun de ces membres avec l’intention spécifique de l’ablution, membre après membre. Cela vaut lorsque l’annulateur intervient après le lavage, total ou partiel, des membres de l’ablution et avant l’achèvement du ghusl. Si, en revanche, l’annulateur se produit après que l’ablution et le ghusl sont tous deux parachevés, il se trouve alors sans ablution ; il lui faut donc la refaire, avec intention, d’un commun accord, en pratiquant la triple répétition recommandée.

Cette dispense d’ablution ne vaut que s’il était effectivement junub ; toutefois, même s’il découvre, une fois lavé, qu’il ne l’était pas, son ghusl tient malgré tout lieu d’ablution et il peut prier, sous réserve de la condition énoncée plus haut.

Inversement, le lavage des membres de l’ablution effectué au cours du ghusl suffit pour l’état mineur : qu’il forme, en lavant ces membres, l’intention de lever l’impureté mineure, puis qu’il lave le reste du corps avec l’intention de lever la majeure. Il n’aura alors pas à relaver ces membres, dès lors qu’il reste conscient de son état de janâba.

S’il avait oublié qu’il était en état de janâba – qu’elle provienne d’un rapport, de menstrues ou de lochies – puis s’en souvient après avoir accompli l’ablution, fût-ce longtemps après, il lavera le reste du corps avec l’intention de lever la grande impureté, pourvu qu’il ne tarde pas une fois le souvenir revenu. Il pourra prier, à condition qu’aucun annulateur ne survienne avant l’achèvement du ghusl.

L’expression « lavage des membres de l’ablution » écarte leur simple masḥ : un membre qui, dans l’ablution, ne requiert qu’un passage humide n’est pas considéré comme lavé dans le ghusl par ce seul geste. Cependant, si l’obligation relative à ce membre, dans le ghusl, est précisément le masḥ – tel un membre essuyé lors de l’ablution par nécessité – on ne le repassera pas de nouveau durant le ghusl.

Si, lors du ghusl de janâba, il subsiste une petite surface (lumʿa) d’un des membres de l’ablution que l’eau n’a pas atteinte, puis qu’elle est lavée plus tard lors d’un wudūʾ avec l’intention de lever l’impureté mineure, cela suffit, car l’intention portant sur la petite impureté vaut pour la grande, et inversement, comme déjà exposé. Le terme lumʿa, avec un lâm dammée, désigne toute partie du corps que l’eau n’atteint pas lors du ghusl.

Et si cette lumʿa, située sur un membre de l’ablution, était due à un pansement…

Annotation d’ad-Dusûqî

On parle ici de « suffisance » sous l’angle de la priorité : le ghusl dispense de l’ablution lorsque celle-ci est omise d’emblée, bien que cela aille à l’encontre de ce qui est préférable. Il ne s’agit donc pas d’exiger une nouvelle ablution après le ghusl ; si l’on la délaisse, le ghusl la remplace, tout en restant inférieur à l’option la plus méritoire, contrairement à ce qu’a cru l’objecteur.

« Le ghusl de janâba dispense de l’ablution » : cela vaut que la janâba résulte d’un rapport, d’une émission de sperme, de la fin des menstrues ou d’un état de lochies. En revanche, si le ghusl n’est pas obligatoire, il ne dispense pas de l’ablution : pour prier, il faudra assurément l’accomplir.

« S’il s’immerge dans l’eau, par exemple… » c’est-à-dire sans avoir préalablement accompli l’ablution ; de même s’il verse l’eau sur son corps dès le début, avec l’intention de lever l’état majeur, sans se représenter l’état mineur : il lui est alors permis de prier. Ibn Bashîr précise : « Le ghusl suffit pour l’ablution ; si quelqu’un se lave sans commencer ni terminer par l’ablution, son ghusl lui en tient lieu, parce qu’il l’englobe », à condition qu’aucun annulateur ne survienne après le lavage d’un membre de l’ablution : soit qu’il ne survienne pas du tout, soit qu’il survienne avant qu’aucun membre n’ait été lavé. Dans le cas où l’annulateur apparaît après le lavage d’un membre, alors que l’ablution et le ghusl sont déjà achevés, il faut impérativement refaire l’ablution, avec intention, d’un commun accord. S’il apparaît en cours de ghusl, sans qu’il revienne laver les membres déjà purifiés avant l’annulateur, sa prière n’est pas valable. Faut-il alors, pour relaver ces membres, une intention distincte, ou l’intention initiale du ghusl suffit-elle ? Deux avis existent parmi les postérieurs : Ibn Abî Zayd exige une nouvelle intention, tandis qu’Abû al-Ḥasan al-Qâbisî estime que l’intention du ghusl suffit. Cette divergence repose sur la question suivante : l’impureté se lève-t-elle de chaque membre séparément – et c’est l’avis prépondérant – ou ne se lève-t-elle qu’à l’achèvement complet de la purification ?

« … après qu’il a passé les membres de l’ablution… » : autrement dit, aucun annulateur ne s’est produit, ou il s’est produit avant qu’aucun membre ne soit lavé.

« Si un annulateur survient… » : c’est l’annulation après qu’il a lavé tout ou partie des membres de l’ablution, sans qu’il ait recouru au tayammum.

« … il ne priera pas avec ce ghusl » : c’est-à-dire avec cette seule purification.

« … il faudra reprendre les membres » : Ibn Abî Zayd et al-Qâbisî s’accordent là-dessus ; le premier exige une intention, le second considère que l’intention du ghusl suffit.

« Et s’il découvre qu’il n’était pas junub » : l’expression indique qu’au moment du ghusl il se croyait en état de janâba et a donc formulé l’intention idoine ; s’il s’avère ensuite qu’il ne l’était pas et qu’il s’est lavé en visant la grande impureté au lieu de la petite qui lui incombait, cela ne lui suffit pas, car il s’est joué de la prescription.

« Et le lavage des membres de l’ablution suffit pour son siège » : c’est l’inverse de la question précédente : là, le ghusl de janâba remplaçait l’ablution ; ici, c’est le lavage des membres de l’ablution qui remplace une partie du ghusl de janâba. L’expression « lavage de l’ablution » doit s’entendre littéralement : le lavage du membre concerné ; parler d’« ablution » pour le lavage de ces membres dans la purification majeure est métaphorique, puisqu’il ne s’agit que d’une partie du ghusl.

« … en ayant l’intention, lorsqu’il lave ses membres… » : qu’il ait formulé cette intention avant ou après le début du ghusl, comme lorsqu’il lave d’abord ce qui n’est pas membre de l’ablution avec l’intention de la grande purification, puis lave ensuite les membres de l’ablution avec l’intention de la petite.

« … et il prie avec » : il lui est permis de prier grâce à ce ghusl.

« … en excluant son masḥ » : c’est-à-dire l’ablution.

« Car le membre passé (masḥ) dans l’ablution… » : notamment la tête.

« Cela est valable si l’obligation relative à ce membre, dans le ghusl, est justement le masḥ » : comme l’a indiqué ʿAbd as-Salâm – avis retenu par notre shaykh – contrairement à certains maîtres d’Ibn ʿAbd as-Salâm qui estiment que cela ne suffit pas et qu’il faut repasser ce membre dans le ghusl.

« … c’est-à-dire provenant du ghusl » : de son ghusl de janâba.

(وَيُجْزِئُ) غُسْلُ الْجَنَابَةِ (عَنْ الْوُضُوءِ) فَإِنْ انْغَمَسَ فِي مَاءٍ مَثَلًا وَدَلَكَ جَسَدَهُ بِنِيَّةِ رَفْعِ الْحَدَثِ الْأَكْبَرِ وَلَمْ يَسْتَحْضِرْ الْأَصْغَرَ جَازَ لَهُ أَنْ يُصَلِّيَ بِهِ لِأَنَّ نِيَّةَ رَفْعِ الْأَكْبَرِ تَسْتَلْزِمُ رَفْعَ الْأَصْغَرِ لَكِنْ بِشَرْطِ أَنْ لَا يَحْصُلَ لَهُ نَاقِضٌ مِنْ مَسِّ ذَكَرٍ أَوْ غَيْرِهِ بَعْدَ أَنْ مَرَّ عَلَى أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ أَوْ بَعْضِهَا فَإِنْ حَصَلَ فَلَا يُصَلِّي بِهِ لِانْتِقَاضِ وُضُوئِهِ فَإِنْ أَرَادَ الصَّلَاةَ فَلَا بُدَّ مِنْ إعَادَةِ الْأَعْضَاءِ بِنِيَّةِ الْوُضُوءِ مَرَّةً مَرَّةً هَذَا إذَا حَصَلَ النَّاقِضُ بَعْدَ غَسْلِ الْأَعْضَاءِ أَوْ بَعْضِهَا وَقَبْلَ تَمَامِ الْغُسْلِ وَأَمَّا لَوْ حَصَلَ بَعْدَ تَمَامِ وُضُوئِهِ وَغُسْلِهِ فَإِنَّ هَذَا غَيْرُ مُتَوَضِّئٍ قَطْعًا فَلَا بُدَّ مِنْ إعَادَتِهِ بِنِيَّةٍ اتِّفَاقًا مَعَ التَّثْلِيثِ نَدْبًا وَالْإِجْزَاءُ عَنْ الْوُضُوءِ إنْ كَانَ جُنُبًا فِي نَفْسِ الْأَمْرِ بَلْ (وَإِنْ) (تَبَيَّنَ) بَعْدَ غُسْلِهِ (عَدَمَ جَنَابَتِهِ) فَإِنَّهُ يُجْزِئُ عَنْ الْوُضُوءِ وَيُصَلِّي بِهِ بِالشَّرْطِ الْمُتَقَدِّمِ (وَ) يُجْزِئُ (غُسْلُ الْوُضُوءِ) فِي الْأَصْغَرِ بِأَنْ يَنْوِيَ عِنْدَ غَسْلِ أَعْضَائِهِ رَفْعَ الْأَصْغَرِ وَيَغْسِلَ بَقِيَّةَ الْجَسَدِ بِنِيَّةِ رَفْعِ الْأَكْبَرِ (عَنْ غُسْلِ مَحِلِّهِ) أَيْ مَحَلِّ الْوُضُوءِ فَلَا يُطْلَبُ بِغَسْلِ الْأَعْضَاءِ ثَانِيًا إنْ كَانَ مُتَذَكِّرًا لِجَنَابَتِهِ (وَلَوْ) كَانَ (نَاسِيًا لِجَنَابَتِهِ) مِنْ جِمَاعٍ أَوْ حَيْضٍ أَوْ نِفَاسٍ وَتَذَكَّرَ بَعْدَ أَنْ تَوَضَّأَ وَلَوْ طَالَ مَا بَيْنَ الْوُضُوءِ وَالتَّذَكُّرِ فَإِنَّهُ يَغْسِلُ بَقِيَّةَ الْجَسَدِ بِنِيَّةِ الْأَكْبَرِ بِشَرْطِ عَدَمِ الطُّولِ بَعْدَ التَّذَكُّرِ وَصَلَّى بِهِ إنْ لَمْ يَحْصُلْ نَاقِضٌ قَبْلَ تَمَامِ الْغُسْلِ وَاحْتَرَزَ بِغُسْلِ الْوُضُوءِ عَنْ مَسْحِهِ فَإِنَّ مَمْسُوحَ الْوُضُوءِ لَا يُجْزِئُ عَنْ غَسْلِ مَحِلِّهِ فِي الْأَكْبَرِ وَيُجْزِئُ إنْ كَانَ فَرْضُهُ الْمَسْحُ فِي الْغُسْلِ بِأَنْ مَسَحَ عُضْوًا فِي وُضُوئِهِ لِضَرُورَةٍ فَلَا يَمْسَحُهُ فِي غُسْلِهِ (كَلُمْعَةٍ) تُرِكَتْ (مِنْهَا) أَيْ مِنْ الْجَنَابَةِ فِي أَعْضَاءِ وُضُوئِهِ ثُمَّ غُسِلَتْ فِي وُضُوءٍ بِنِيَّةِ الْأَصْغَرِ فَإِنَّهُ يُجْزِئُ لِأَنَّ نِيَّةَ الْأَصْغَرِ تُجْزِئُ عَنْ الْأَكْبَرِ كَعَكْسِهِ كَمَا مَرَّ وَاللُّمْعَةُ بِضَمِّ اللَّامِ مَا لَا يُصِيبُهُ الْمَاءُ عِنْدَ الْغُسْلِ (وَإِنْ) كَانَتْ اللُّمْعَةُ الَّتِي فِي أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ حَصَلَتْ (عَنْ جَبِيرَةٍ) ــ [حاشية الدسوقي] الْإِجْزَاءُ بِالنَّظَرِ لِلْأَوَّلِيَّةِ أَيْ أَنَّهُ يُجْزِئُهُ ذَلِكَ إذَا تَرَكَ الْوُضُوءَ ابْتِدَاءً وَإِنْ كَانَ خِلَافَ الْأَوْلَى وَلَيْسَ الْمُرَادُ أَنَّهُ يَتَوَضَّأُ بَعْدَ الْغُسْلِ فَإِنْ تَرَكَ ذَلِكَ الْوُضُوءَ أَجْزَأَهُ الْغُسْلُ عَنْهُ مَعَ ارْتِكَابِهِ خِلَافَ الْأَوْلَى كَمَا فَهِمَ الْمُعْتَرِضُ (قَوْلُهُ: وَيُجْزِئُ غُسْلُ الْجَنَابَةِ) أَيْ سَوَاءٌ كَانَتْ تِلْكَ الْجَنَابَةُ مِنْ جِمَاعٍ أَوْ خُرُوجِ مَنِيٍّ أَوْ مِنْ نُزُولِ دَمِ حَيْضٍ أَوْ كَانَتْ نَاشِئَةً مِنْ نِفَاسٍ وَأَمَّا لَوْ كَانَ الْغُسْلُ غَيْرَ وَاجِبٍ فَلَا يُجْزِئُ عَنْ الْوُضُوءِ وَلَا بُدَّ مِنْ الْوُضُوءِ إذَا أَرَادَ الصَّلَاةَ (قَوْلُهُ: فَإِنْ انْغَمَسَ فِي مَاءٍ مَثَلًا) أَيْ وَالْحَالُ أَنَّهُ لَمْ يَحْصُلْ مِنْهُ وُضُوءٌ وَكَذَا إذَا أَفَاضَ الْمَاءَ عَلَى جَسَدِهِ ابْتِدَاءً وَذَلِكَ بِنِيَّةِ رَفْعِ الْأَكْبَرِ وَلَمْ يَسْتَحْضِرْ الْأَصْغَرَ جَازَ لَهُ أَنْ يُصَلِّيَ بِهِ وَنَصَّ ابْنُ بَشِيرٍ وَالْغُسْلُ يُجْزِئُ عَنْ الْوُضُوءِ فَلَوْ اغْتَسَلَ وَلَمْ يَبْدَأْ بِالْوُضُوءِ وَلَا خَتَمَ بِهِ لَأَجْزَأَهُ غُسْلُهُ عَنْ الْوُضُوءِ لِاشْتِمَالِهِ عَلَيْهِ هَذَا إذَا لَمْ يُحْدِثْ بَعْدَ غَسْلِ شَيْءٍ مِنْ أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ بِأَنْ لَمْ يُحْدِثْ أَصْلًا أَوْ أَحْدَثَ قَبْلَ غَسْلِ شَيْءٍ مِنْ أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ وَأَمَّا إنْ أَحْدَثَ بَعْدَ أَنْ غَسَلَ شَيْئًا مِنْهَا فَإِنْ أَحْدَثَ بَعْدَ تَمَامِ وُضُوئِهِ وَغُسْلِهِ فَهَذَا لِمُحْدِثٍ يَلْزَمُهُ أَنْ يُجَدِّدَ وُضُوءَهُ بِنِيَّةٍ اتِّفَاقًا وَإِنْ أَحْدَثَ فِي أَثْنَاءِ غُسْلِهِ فَهَذَا إنْ لَمْ يَرْجِعْ فَيَغْسِلْ مَا غَسَلَ مِنْ أَعْضَاءِ وُضُوئِهِ قَبْلَ حَدَثِهِ فَإِنَّهُ لَا تُجْزِئُهُ صَلَاتُهُ وَهَلْ يَفْتَقِرُ هَذَا فِي غُسْلِ مَا تَقَدَّمَ مِنْ أَعْضَاءِ وُضُوئِهِ لِنِيَّةٍ أَوْ تُجْزِئُهُ نِيَّةُ الْغُسْلِ عَنْ ذَلِكَ فِيهِ قَوْلَانِ لِلْمُتَأَخِّرِينَ فَقَالَ ابْنُ أَبِي زَيْدٍ يَفْتَقِرُ إلَى نِيَّةٍ وَقَالَ أَبُو الْحَسَنِ الْقَابِسِيُّ لَا يَفْتَقِرُ إلَى نِيَّةٍ وَهَذَا الْخِلَافُ مَبْنِيٌّ عَلَى الْخِلَافِ فِي أَنَّهُ هَلْ يَرْتَفِعُ الْحَدَثُ عَنْ كُلِّ عُضْوٍ بِانْفِرَادِهِ وَهُوَ الْمُعْتَمَدُ أَوْ لَا يَرْتَفِعُ عَنْ كُلِّ عُضْوٍ إلَّا بِكَمَالِ الطَّهَارَةِ (قَوْلُهُ: بَعْدَ أَنْ مَرَّ عَلَى أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ إلَخْ) أَيْ بِأَنْ لَمْ يَحْصُلْ مِنْهُ حَدَثٌ أَصْلًا أَوْ حَصَلَ قَبْلَ غَسْلِ شَيْءٍ مِنْ أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ (قَوْلُهُ: فَإِنْ حَصَلَ) أَيْ النَّاقِضُ بَعْدَ أَنْ غَسَلَ أَعْضَاءَ الْوُضُوءِ كُلِّهَا أَوْ بَعْضِهَا وَالْحَالُ أَنَّهُ لَمْ يَتَيَمَّمْ غَسَلَهُ (قَوْلُهُ: فَلَا يُصَلِّي بِهِ) أَيْ بِذَلِكَ الْغُسْلِ (قَوْلُهُ: فَلَا بُدَّ مِنْ إعَادَةِ الْأَعْضَاءِ) أَيْ بِاتِّفَاقِ ابْنِ أَبِي زَيْدٍ وَالْقَابِسِيِّ وَقَوْلُهُ: بِنِيَّةٍ أَيْ عِنْدَ ابْنِ أَبِي زَيْدٍ وَأَمَّا الْقَابِسِيُّ فَيَقُولُ نِيَّةُ الْغُسْلِ تُجْزِئُهُ (قَوْلُهُ: وَإِنْ تَبَيَّنَ عَدَمُ جَنَابَتِهِ) دَلَّ قَوْلُهُ: وَإِنْ تَبَيَّنَ عَلَى أَنَّهُ كَانَ حِينَ الْغُسْلِ مُعْتَقِدًا تَلَبُّسَهُ بِالْجَنَابَةِ فَنَوَى الْغُسْلَ وَهُوَ كَذَلِكَ فَإِنْ تَحَقَّقَ عَدَمُ الْجَنَابَةِ وَاغْتَسَلَ وَنَوَى رَفَعَ الْأَكْبَرَ بَدَلًا عَنْ الْأَصْغَرِ الَّذِي لَزِمَهُ فَإِنَّهُ لَا يُجْزِيهِ لِتَلَاعُبِهِ (قَوْلُهُ: وَيُجْزِئُ غُسْلُ الْوُضُوءِ عَنْ غُسْلِهِ مَحَلَّهُ) هَذِهِ الْمَسْأَلَةُ عَكْسُ الْمُتَقَدِّمَةِ لِأَنَّ الْمُتَقَدِّمَةَ أَجْزَأَ فِيهَا غُسْلُ الْجَنَابَةِ عَنْ غُسْلِ الْوُضُوءِ وَهَذِهِ أَجْزَأَهُ فِيهَا غُسْلُ الْوُضُوءِ عَنْ بَعْضِ غُسْلِ الْجَنَابَةِ وَقَوْلُهُ: غُسْلُ الْوُضُوءِ الْإِضَافَةُ فِيهِ حَقِيقَةٌ أَيْ وَيُجْزِئُ غُسْلُ الْعُضْوِ الْمَغْسُولِ فِي الْوُضُوءِ وَإِطْلَاقِ الْوُضُوءِ عَلَى غُسْلِ أَعْضَائِهِ فِي الطَّهَارَةِ الْكُبْرَى مَجَازٌ لِأَنَّهُ صُورَةُ وُضُوءٍ وَهُوَ فِي الْحَقِيقَةِ جُزْءٌ مِنْ الْغُسْلِ الْأَكْبَرِ (قَوْلُهُ: بِأَنْ يَنْوِيَ عِنْدَ غُسْلِ أَعْضَائِهِ إلَخْ) أَيْ بِأَنْ كَانَتْ نِيَّتُهُ هَذِهِ قَبْلَ الْغُسْلِ أَوْ بَعْدَهُ كَمَا لَوْ غَسَلَ غَيْرَ أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ بِنِيَّةِ الْأَكْبَرِ ثُمَّ غَسَلَ بَعْدَ ذَلِكَ أَعْضَاءَ الْوُضُوءِ بِنِيَّةِ الْأَصْغَرِ (قَوْلُهُ: وَصَلَّى بِهِ) أَيْ وَجَازَ لَهُ أَنْ يُصَلِّيَ بِذَلِكَ الْغُسْلِ (قَوْلُهُ: عَنْ مَسْحِهِ) أَيْ الْوُضُوءِ (قَوْلُهُ: فَإِنَّ مَمْسُوحَ الْوُضُوءِ) أَيْ وَهُوَ الرَّأْسُ (قَوْلُهُ: وَيُجْزِئُ إنْ كَانَ فَرْضُهُ الْمَسْحُ) أَيْ كَمَا قَالَ عَبْدُ السَّلَامِ وَاعْتَمَدَهُ شَيْخُنَا خِلَافًا لِبَعْضِ أَشْيَاخِ ابْنِ عَبْدِ السَّلَامِ الْقَائِلِ بِعَدَمِ الْإِجْزَاءِ وَلَا بُدَّ مِنْ إعَادَةِ مَسْحِهِ فِي الْغُسْلِ (قَوْلُهُ: أَيْ مِنْ الْجَنَابَةِ) أَيْ مِنْ غُسْلِهَا

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