al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

ainsi que le fait de se fonder sur un texte comme preuve d’un jugement.

Et l’état de janâba interdit également d’entrer dans une mosquée, fût-elle la petite mosquée aménagée dans une maison, lorsque l’on entend s’y attarder ; il l’interdit même au simple passant. Un homme sain résidant sur place n’est donc pas autorisé à y pénétrer après un simple tayammum, sauf contrainte : qu’il ne trouve l’eau qu’à l’intérieur de la mosquée, que son logement s’y trouve et qu’il doive y entrer ou en sortir pour accomplir le ghusl, ou qu’il soit obligé d’y passer la nuit ; dans ces cas, il fera le tayammum. Le malade, de même que le voyageur dépourvu d’eau, accompliront eux aussi le tayammum. En résumé, quiconque est légalement astreint au tayammum peut, grâce à lui, pénétrer dans la mosquée pour y prier, mais il ne doit pas y demeurer, sauf nécessité.

À l’instar du non-musulman, le junub est empêché d’y entrer. Même si un musulman lui en donnait la permission, il n’y entre qu’en cas de nécessité – par exemple pour des travaux – et il est recommandé qu’il passe alors par l’accès correspondant à son chantier.

Après avoir rappelé que l’éjaculation fait partie des causes obligeant le ghusl, l’auteur en indique le signe : « Chez l’homme au tempérament équilibré, le sperme jaillit à sa sortie et dégage une odeur de spathe de palmier ou de pâte levée. » Certains disent : soit l’une, soit l’autre, ou une senteur intermédiaire ; d’autres estiment que l’odeur varie selon les constitutions. Tout cela concerne le sperme de l’homme tant qu’il est humide ; une fois sec, son odeur rappelle celle de l’œuf. Quant au sperme de la femme, il est fluide et jaunâtre, alors que celui de l’homme est épais et blanchâtre.

Annotation d’ad-Dusûqî

Le moyen de protection fait partie de ce que l’on recherche par la ruqyâ.

(« … et la recherche d’un argument pour un jugement ») : c’est-à-dire un verdict de fiqh ou autre.

(« … fût-elle la mosquée d’une maison ») : même si elle a été usurpée, la prière du vendredi qui y est célébrée reste valide, selon l’avis le plus probable.

(« … même en la traversant ») : cette réserve répond à l’opinion de certains jurisconsultes – dont Zayd b. Aslam – qui permettent au junub de passer par la mosquée lorsqu’il est simplement de passage. Ibn Maslama a même autorisé son entrée sans restriction, qu’il y reste ou non.

(« Un homme sain présent sur les lieux n’est pas autorisé à y entrer avec le tayammum ») : ni pour y demeurer, ni pour la traverser, ni pour la prière – fût-ce afin d’obtenir le mérite de la prière en congrégation. L’imâm Aḥmad, lui, autorise au junub l’entrée après tayammum, qu’il y reste ou qu’il ne fasse que passer, même s’il est sur place et en bonne santé.

(« … et qu’il souhaite entrer ou sortir pour se laver ») : il lui est alors permis d’entrer et de sortir après tayammum.

Reste le cas de celui qui dormait dans la mosquée et y a fait un rêve érotique : doit-il faire un tayammum pour en sortir ? C’est l’avis rapporté dans le Nawâdir. L’opinion la plus forte – exposée au chapitre du tayammum – est la négative, car cela prolongerait sa présence ; il est préférable de sortir aussitôt.

(« … ou qu’il se voit contraint d’y passer la nuit ») : ou d’y rester le jour, s’il craint pour sa personne ou pour ses biens en sortant.

(« … il lui est permis d’y entrer pour prier au moyen du tayammum ») : il peut donc accéder à la mosquée pour la prière en se contentant du tayammum.

(« … mais il ne doit pas y demeurer avec ce tayammum ») : après la prière, il n’y reste pas tant qu’il n’a pas accompli le ghusl.

(« … sauf nécessité ») : pour y passer la nuit ou y rester le jour ; dans ce cas, le séjour avec tayammum est permis.

(« Tel un mécréant ») : comparaison quant à l’interdiction d’entrer dans la mosquée.

(« … même si un musulman l’y autorise ») : en opposition aux shâfiʿites, pour qui l’autorisation d’un musulman suffit, et aux hanafites, qui la jugent licite sans condition.

(« … tant qu’aucune nécessité – telle qu’une réparation – n’exige sa présence ») : c’est-à-dire lorsqu’il n’existe pas d’autre charpentier ou maçon, ou qu’un musulman existe mais est moins compétent. Si un artisan musulman d’habileté équivalente demande un salaire légèrement plus élevé, cela ne justifie pas la nécessité ; si la différence est importante, on parlera de nécessité, comme l’a expliqué notre shaykh.

(« … il en a indiqué la marque ») : de sorte que, s’il se réveille et trouve une humidité dont l’odeur rappelle celle d’un aliment ou de la pâte, il sache qu’il s’agit de sperme et non de madhi ou d’urine.

(« … lorsque les humeurs sont équilibrées ») : c’est-à-dire quand les quatre tempéraments sont égaux – bile jaune, sang, bile noire et flegme – contrairement à l’état du malade ; chez celui-ci, le sperme se modifie et son odeur varie.

(« … on a dit que le “ou” vaut pour le “et” ») : sous-entendu « une odeur proche à la fois de la spathe et de la pâte ».

(« … et l’on a dit qu’elles varient l’une et l’autre ») : tantôt l’odeur est celle de la spathe, tantôt celle de la pâte ; l’auteur a conservé le “ou” pour varier les cas.

(« … son odeur rappelle l’œuf ») : cuit, précise-t-on.

(« … il est fluide et jaunâtre ») : il s’écoule sans jaillissement, précisent certains commentateurs, et son odeur rappelle celle de la spathe femelle du palmier.

(« … et le ghusl de janâba dispense de l’ablution ») : la formulation indique la simple validité, bien qu’il soit préférable – selon d’autres – de refaire ensuite les ablutions. Ibn ʿAbd as-Salâm affirme toutefois qu’il n’existe, à sa connaissance, aucune divergence dans l’école sur l’absence de mérite supplémentaire à refaire les ablutions après le ghusl ; on a répondu que l’intention de l’auteur

وَاسْتِدْلَالٍ عَلَى حُكْمٍ، (وَ) تَمْنَعُ (دُخُولَ مَسْجِدٍ) وَلَوْ مَسْجِدَ بَيْتٍ هَذَا إذَا أَرَادَ الْمُكْثَ فِيهِ بَلْ (وَلَوْ مُجْتَازًا) أَيْ مَارًّا وَلَيْسَ لِصَحِيحٍ حَاضِرٍ دُخُولَهُ بِتَيَمُّمٍ إلَّا أَنْ يُضْطَرَّ بِأَنْ لَمْ يَجِدْ الْمَاءَ إلَّا فِي جَوْفِهِ أَوْ يَكُونَ بَيْتُهُ دَاخِلَهُ فَيُرِيدُ الدُّخُولَ أَوْ الْخُرُوجَ لِأَجْلِ الْغُسْلِ أَوْ يُضْطَرَّ إلَى الْمَبِيتِ بِهِ فَإِنَّهُ يَتَيَمَّمُ وَأَمَّا الْمَرِيضُ وَالْمُسَافِرُ الْعَادِمُ لِلْمَاءِ فَيَتَيَمَّمُ وَالْحَاصِلُ أَنَّ مَنْ فَرْضُهُ التَّيَمُّمُ يَجُوزُ لَهُ أَنْ يَدْخُلَ لِلصَّلَاةِ فِيهِ بِهِ وَلَا يَمْكُثَ فِيهِ بِهِ إلَّا أَنْ يُضْطَرَّ (كَكَافِرٍ) فَإِنَّهُ يُمْنَعُ مِنْ الدُّخُولِ فِيهِ (وَإِنْ) (أَذِنَ) لَهُ (مُسْلِمٌ) فِي الدُّخُولِ مَا لَمْ تَدْعُ ضَرُورَةٌ لِدُخُولِهِ كَعِمَارَةٍ وَنُدِبَ أَنْ يَدْخُلَ مِنْ جِهَةِ عَمَلِهِ وَلَمَّا قَدَّمَ أَنَّ مِنْ مُوجِبَاتِ الْغُسْلِ الْمَنِيَّ ذَكَرَ عَلَامَتَهُ بِقَوْلِهِ (وَلِلْمَنِيِّ) فِي اعْتِدَالِ مِزَاجِ الرَّجُلِ (تَدَفُّقٌ) عِنْدَ خُرُوجِهِ (وَرَائِحَةُ طَلْعٍ أَوْ) رَائِحَةُ (عَجِينٍ) قِيلَ أَوْ بِمَعْنَى الْوَاوِ أَيْ رَائِحَتُهُ قَرِيبًا مِنْهُمَا وَقِيلَ يَخْتَلِفُ بَيْنَهُمَا بِاخْتِلَافِ الطَّبَائِعِ هَذَا كُلُّهُ فِي مَنِيِّ الرَّجُلِ حَالَ رُطُوبَتِهِ وَأَمَّا إذَا يَبِسَ أَشْبَهَتْ رَائِحَتُهُ الْبَيْضَ وَأَمَّا مَنِيُّ الْمَرْأَةِ فَهُوَ رَقِيقٌ أَصْفَرُ بِخِلَافِ الرَّجُلِ فَإِنَّهُ ثَخِينٌ أَبْيَضُ ــ [حاشية الدسوقي] مَا يُحَصَّنُ بِهِ مِنْ جُمْلَةِ مَا يُقْصَدُ بِالرُّقْيَةِ (قَوْلُهُ: وَاسْتِدْلَالٌ عَلَى حُكْمٍ) أَيْ فِقْهِيٍّ أَوْ غَيْرِهِ (قَوْلُهُ: وَلَوْ مَسْجِدَ بَيْتٍ) أَيْ وَلَوْ مَغْصُوبًا لِصِحَّةِ الْجُمُعَةِ فِيهِ عَلَى الرَّاجِحِ (قَوْلُهُ: وَلَوْ مُجْتَازًا) رُدَّ بِلَوْ عَلَى مَا قَالَهُ بَعْضُ أَهْلِ الْمَذْهَبِ وِفَاقًا لِزَيْدِ بْنِ أَسْلَمَ لَا بَأْسَ أَنْ يَمُرَّ الْجُنُبُ فِي الْمَسْجِدِ إذَا كَانَ عَابِرَ سَبِيلٍ وَأَجَازَ ابْنُ مَسْلَمَةَ دُخُولَ الْجُنُبِ الْمَسْجِدَ مُطْلَقًا سَوَاءٌ مَكَثَ فِيهِ أَوْ كَانَ مُجْتَازًا (قَوْلُهُ: وَلَيْسَ لِصَحِيحٍ حَاضِرٍ دُخُولُهُ بِتَيَمُّمٍ) أَيْ لَا لِلْمُكْثِ وَلَا لِلْمُرُورِ وَلَا لِلصَّلَاةِ وَلَوْ لِتَحْصِيلِ فَضْلِ الْجَمَاعَةِ وَأَجَازَ الْإِمَامُ أَحْمَدُ لِلْجُنُبِ دُخُولَ الْمَسْجِدِ بِالتَّيَمُّمِ مُطْلَقًا سَوَاءٌ دَخَلَ مَارًّا أَوْ لِلْمُكْثِ وَلَوْ كَانَ حَاضِرًا صَحِيحًا (قَوْلُهُ: فَيُرِيدُ الدُّخُولَ أَوْ الْخُرُوجَ لِأَجْلِ الْغُسْلِ) أَيْ فَإِنَّهُ يَجُوزُ لَهُ دُخُولُهُ بِالتَّيَمُّمِ وَالْخُرُوجُ مِنْهُ بِهِ. بَقِيَ مَا إذَا كَانَ نَائِمًا فِي الْمَسْجِدِ وَاحْتَلَمَ فِيهِ فَهَلْ يَتَيَمَّمُ لِخُرُوجِهِ وَهُوَ مَا حَكَاهُ فِي النَّوَادِرِ أَوْ لَا وَهُوَ الْأَقْوَى كَمَا فِي ح فِي بَابِ التَّيَمُّمِ لِمَا فِيهِ مِنْ طُولِ الْمُكْثِ وَالْإِسْرَاعُ بِالْخُرُوجِ أَوْلَى (قَوْلُهُ: أَوْ يُضْطَرَّ إلَى الْمَبِيتِ بِهِ) أَيْ أَوْ لِلْإِقَامَةِ فِيهِ نَهَارًا كَمَا لَوْ خَافَ عَلَى نَفْسِهِ أَوْ مَالِهِ إنْ خَرَجَ (قَوْلُهُ: يَجُوزُ لَهُ أَنْ يَدْخُلَ لِلصَّلَاةِ فِيهِ بِهِ) أَيْ يَجُوزُ لَهُ أَنْ يَدْخُلَ الْمَسْجِدَ لِلصَّلَاةِ فِيهِ بِالتَّيَمُّمِ (قَوْلُهُ: وَلَا يَمْكُثُ فِيهِ بِهِ) أَيْ وَلَا يَمْكُثُ فِي الْمَسْجِدِ بِالتَّيَمُّمِ بَعْدَ الصَّلَاةِ (قَوْلُهُ: إلَّا أَنْ يُضْطَرَّ) أَيْ لِلْمَبِيتِ بِهِ أَوْ لِلْإِقَامَةِ فِيهِ نَهَارًا فَيَجُوزُ لَهُ الْمُكْثُ بِالتَّيَمُّمِ (قَوْلُهُ: كَكَافِرٍ) تَشْبِيهٌ فِي مَنْعِ دُخُولِ الْمَسْجِدِ (قَوْلُهُ: وَإِنْ أَذِنَ لَهُ مُسْلِمٌ) أَيْ خِلَافًا لِلشَّافِعِيَّةِ حَيْثُ قَالُوا إنْ أَذِنَ لَهُ مُسْلِمٌ فِي الدُّخُولِ جَازَ دُخُولُهُ وَإِلَّا فَلَا وَخِلَافًا لِلْحَنَفِيَّةِ حَيْثُ قَالُوا بِجَوَازِ دُخُولِهِ الْمَسْجِدَ مُطْلَقًا أَذِنَ لَهُ مُسْلِمٌ أَمْ لَا (قَوْلُهُ: مَا لَمْ تَدْعُ ضَرُورَةٌ لِدُخُولِهِ كَعِمَارَةٍ) أَيْ بِأَنْ لَمْ يُوجَدْ نَجَّارٌ أَوْ بَنَّاءٌ غَيْرُهُ أَوْ وُجِدَ مُسْلِمٌ غَيْرُهُ وَلَكِنْ كَانَ هُوَ أَتْقَنَ لِلصَّنْعَةِ فَلَوْ وُجِدَ مُسْلِمٌ غَيْرُهُ مُمَاثِلٌ لَهُ فِي إتْقَانِ الصَّنْعَةِ لَكِنْ كَانَتْ أُجْرَةُ الْمُسْلِمِ أَزْيَدَ مِنْ أُجْرَةِ الْكَافِرِ فَإِنْ كَانَتْ الزِّيَادَةُ يَسِيرَةً لَمْ يَكُنْ هَذَا مِنْ الضَّرُورَةِ وَإِلَّا كَانَ مِنْهَا عَلَى الظَّاهِرِ كَذَا قَرَّرَ شَيْخُنَا (قَوْلُهُ: ذَكَرَ عَلَامَتَهُ) أَيْ الَّتِي يُعْرَفُ بِهَا وَفَائِدَةُ التَّنْبِيهِ عَلَيْهَا أَنَّهُ لَوْ انْتَبَهَ فَوَجَدَ بَلَلًا رَائِحَتُهُ كَرَائِحَةِ الطَّعَامِ وَالْعَجِينِ عَلِمَ أَنَّهُ مَنِيٌّ لَا مَذْيٌ وَلَا بَوْلٌ (قَوْلُهُ: فِي اعْتِدَالِ مِزَاجٍ) أَيْ فِي حَالِ اعْتِدَالِ مِزَاجِهِ احْتِرَازًا عَمَّا إذَا كَانَ مَرِيضًا لِانْحِرَافِ مِزَاجِهِ فَإِنَّ مَنِيَّهُ يَتَغَيَّرُ وَتَخْتَلِفُ رَائِحَتُهُ وَالْمُرَادُ بِاعْتِدَالِ الْمِزَاجِ اسْتِوَاءُ الطَّبَائِعِ الْأَرْبَعِ وَعَدَمُ غَلَبَةِ وَاحِدٍ مِنْهَا عَلَى الْبَاقِي وَهِيَ الصَّفْرَاءُ وَالدَّمُ وَالسَّوْدَاءُ وَالْبَلْغَمُ (قَوْلُهُ: قِيلَ أَوْ بِمَعْنَى الْوَاوِ) أَيْ وَفِي الْكَلَامِ حَذْفُ مُضَافٍ أَيْ قُرْبُ رَائِحَةِ طَلْعٍ وَعَجِينٍ (قَوْلُهُ: وَقِيلَ يَخْتَلِفُ بَيْنَهُمَا) أَيْ بَيْنَ رَائِحَةِ الطَّلْعِ وَرَائِحَةِ الْعَجِينِ فَتَارَةً تَكُونُ رَائِحَتُهُ كَرَائِحَةِ الطَّلْعِ وَتَارَةً تَكُونُ رَائِحَتُهُ كَرَائِحَةِ الْعَجِينِ وَحِينَئِذٍ فَأَوْ فِي كَلَامِ الْمُصَنِّفِ عَلَى حَالِهَا لِلتَّنْوِيعِ (قَوْلُهُ: أَشْبَهَتْ رَائِحَتُهُ الْبَيْضَ) أَيْ رَائِحَةَ الْبَيْضِ أَيْ الْمَشْوِيِّ (قَوْلُهُ: فَهُوَ رَقِيقٌ أَصْفَرُ) أَيْ وَيَخْرُجُ مِنْ غَيْرِ تَدَفُّقٍ بَلْ يَسِيلُ كَمَا فِي بَعْضِ الشُّرَّاحِ وَرَائِحَتُهُ كَرَائِحَةِ طَلْعِ الْأُنْثَى مِنْ النَّخْلِ كَمَا قِيلَ (قَوْلُهُ: وَيُجْزِئُ غُسْلُ الْجَنَابَةِ عَنْ الْوُضُوءِ) ظَاهِرُهُ وَإِنْ كَانَ خِلَافَ الْأَوْلَى وَإِنَّ الْأَوْلَى لِلْمُغْتَسِلِ أَنْ يَتَوَضَّأَ بَعْدَ غُسْلِهِ لِأَنَّ أَكْثَرَ مَا يَسْتَعْمِلُ الْعُلَمَاءُ هَذِهِ الْعِبَارَةَ أَعْنِي يُجْزِئُ فِي الْإِجْزَاءِ الْمُجَرَّدِ عَنْ الْكَمَالِ وَفِيهِ نَظَرٌ فَقَدْ قَالَ ابْنُ عَبْدِ السَّلَامِ لَا خِلَافَ فِي الْمَذْهَبِ فِيمَا عَلِمْت أَنَّهُ لَا فَضْلَ فِي الْوُضُوءِ بَعْدَ الْغُسْلِ وَأُجِيبَ بِأَنَّ مُرَادَ الْمُصَنِّفِ

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies