al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Il en a déjà été question, si bien qu’il n’est pas besoin d’y revenir. Les deuxième et troisième obligations du grand lavage sont, respectivement, l’intention et la continuité sans interruption ; c’est à elles que renvoie la formule du Muṣannif dans sa leçon : « Parmi ce qui est requis : l’intention et la continuité, comme pour les ablutions mineures. »

Leur ressemblance avec le wuḍūʾ s’explique, pour ce qui est de l’intention, par sa nature : elle constitue le premier acte du rite, et l’on y conçoit soit la levée de l’état d’impureté majeure, soit l’autorisation de ce qui était interdit, soit l’accomplissement de l’obligation elle-même. N’altèrent pas cette intention : le fait de ne viser qu’une partie de ce qui devient licite, ou l’oubli d’une cause d’impureté ; l’altère en revanche le fait d’exclure expressément l’une des causes, ou de se borner à « une purification quelconque ». L’antériorité de l’intention d’un bref instant fait l’objet d’une divergence, comme le reste des points évoqués, mais non quant au statut juridique : ici tous s’accordent pour la déclarer obligatoire, contrairement au wuḍūʾ où l’on trouve une controverse – que le Muṣannif n’a pas mentionnée. S’agissant de la continuité, la comparaison porte à la fois sur le jugement et sur la description, puisqu’on y débat aussi de son caractère obligatoire lorsqu’elle est mentionnée et conçue comme telle ; la Sunna veut que celui qui l’interrompt, s’il l’a oublié, reprenne en renouvelant l’intention, pourvu que la pause ne soit pas longue. Ainsi, le motif du rapprochement diffère dans les deux cas.

Si une femme à la fois junub et menstruée (ou en couches) se lave en visant par une seule intention la fin des menstrues (ou des lochies) et de la janāba à la fois, ou si elle en vise seulement l’un, qu’elle se rappelle ou omette l’autre sans l’exclure, les deux états d’impureté sont levés. De même, celui qui se lave en réunissant dans une seule intention la janāba et le ghusl du vendredi ou celui de la fête – ou qui fait du ghusl de la janāba un substitut de celui du vendredi – atteint les deux buts.

[Hâshiyat ad-Dusûqî]
• Elle répètera la première prière accomplie dès le premier jour où elle porta ce vêtement, partant de l’hypothèse que le sang lui serait venu d’un seul jet puis aurait cessé ; si, d’ordinaire, elle enlève parfois ce vêtement, elle reprend depuis la dernière fois où elle l’a mis. Elle refera ses jours de jeûne comme elle refait ses prières, pourvu que la durée en question n’excède pas son habitude ; sinon, elle se limite à cette habitude. – Ibn Ḥabīb dit qu’en matière de jeûne elle ne rattrape qu’un seul jour, que le vêtement soit ôté par moments ou non. – Ibn Yûnus expose la raison pour laquelle Ibn al-Qāsim lui impose de refaire le jeûne durant toute la durée habituelle : il se peut que le sang soit survenu un instant puis se soit interrompu ; auquel cas seul le jeûne du jour où il a coulé est annulé, même si l’on ne peut exclure qu’il ait continué plusieurs jours à son insu. L’avis d’Ibn Ḥabīb me paraît plus clair : si le sang n’est apparu qu’un instant avant de s’arrêter, c’est qu’il n’a pas continué ; autrement, elle l’aurait senti, et il ne se serait pas borné à tacher le vêtement. – On objecte à Ibn Ḥabīb que les menstrues rompent la suite des jours de jeûne et annulent l’intention ; elle aurait donc jeûné sans intention et devrait tout reprendre. Il est répondu qu’ignorant la survenue du sang, elle reste liée à son intention initiale, laquelle n’est pas levée ; la continuité de ses jeûnes n’est donc pas rompue.

[Obligations du ghusl]
• « Et il a déjà été dit… » : renvoi à la phrase : « Il faut laver toute la surface du corps à cause du sperme », etc.
• « … se rapporte à toutes deux » : la comparaison vise l’intention et la continuité.
• « Qu’elle est le premier acte » : autrement dit, l’intention intervient au tout début.
• « Et qu’il n’a pas l’intention… » : coordination à la précédente ; c’est-à-dire qu’il vise, etc.
• « Ou l’obligation » : l’obligation du ghusl.
• « Nuit pas le fait d’omettre une partie de ce qui devient licite » : par exemple dire : « J’entends rendre licite la prière, non le tawāf. »
• « Ou oublier un état d’impureté » : telle une femme qui vise la fin des menstrues en oubliant la janāba, ou l’inverse ; ou quelqu’un qui vise la fin de l’impureté due au coït en oubliant l’émission de sperme, etc.
• « Contrairement au fait de l’exclure » : par exemple dire : « J’intends le ghusl du coït, non celui dû à l’émission de sperme », alors que l’obligation provient justement du sperme ; si l’élément exclu n’existe pas, cela ne nuit pas.
• « Ou à l’intention d’une purification absolue » : ce qui nuit est d’avoir l’intention vague d’une « pureté » applicable indistinctement à l’obligatoire et au surérogatoire, ou au surérogatoire seul.
• « Non du point de vue du jugement » : l’auteur ne veut pas dire que l’obligation de l’intention répond ici au même statut légal que dans le wuḍūʾ.
• « Une divergence y apparaît » : s’agissant du caractère obligatoire ou recommandé, la dimension cultuelle est plus évidente dans le ghusl qui concerne tout le corps, contrairement au wuḍūʾ, limité aux membres susceptibles de souillure.
• « Même si le Muṣannif ne l’a pas mentionnée » : on pourrait dire qu’il n’avait pas à le faire puisqu’il ne rapportait pas lui-même cette divergence ; toutefois, selon Ibn …, il vaudrait mieux inclure l’analogie tant du point de vue de la description que du statut.
• « Ainsi, l’aspect de la ressemblance… » : le premier rapprochement vise la description seule ; le second, la description et le jugement.
• « Et si une femme à la fois junub et menstruée… » : qu’il s’agisse d’abord de la janāba puis des menstrues ou l’inverse.
• « Ou si elle en vise l’un en oubliant l’autre » : c’est valable selon Ibn al-Qāsim dans le premier cas et, d’après la Mudawwana – contre Sahnûn – dans le second. Si elle en oublie un par inadvertance l’intention suffit, comme en wuḍūʾ ; si elle l’exclut sciemment, cela n’est jamais valable car elle se joue du rite.
• « Ou il entend la janāba et le vendredi, ou la fête… » : il ne nuit pas que le vendredi ou la fête précède la janāba dans l’intention.

Sache que l’on déduit de cette question la validité d’intenter le jeûne de ʿÂshūrâ’ à la fois pour le mérite et pour rattraper un jour manqué – ainsi penche Ibn ʿArafa. On en conclut également que celui qui prononce un seul takbîr en visant l’entrée en prière et l’inclinaison en même temps en est quitte ; de même, celui qui donne une seule salutation finale en la visant à la fois comme salâm obligatoire et comme réponse à l’imâm est quitte, suivant l’avis d’Ibn Rushd.
• « C’est-à-dire qu’il les réunit dans une intention unique » : en son for intérieur il dit : « Je vise la janāba et le vendredi », et se borne à cette formulation parce que c’est le point de divergence ; il en irait de même s’il formait deux intentions distinctes, ce qui ne prête à aucune controverse.

وَقَدْ تَقَدَّمَ فَلَمْ يَحْتَجْ إلَى إعَادَتِهِ الثَّانِي وَالثَّالِثُ النِّيَّةُ وَالْمُوَالَاةُ وَإِلَيْهِمَا الْإِشَارَةُ بِقَوْلِهِ دَرْسٌ (وَوَاجِبُهُ نِيَّةٌ وَمُوَالَاةٌ كَالْوُضُوءِ) رَاجِعٌ لَهُمَا أَمَّا وَجْهُ الشَّبَهِ فِي النِّيَّةِ فَبِاعْتِبَارِ وَصْفِهَا مِنْ حَيْثُ إنَّهَا أَوَّلُ مَفْعُولٍ وَأَنَّهُ يَنْوِي رَفْعَ الْحَدَثِ أَيْ الْأَكْبَرِ أَوْ اسْتِبَاحَةِ مَمْنُوعٍ أَوْ الْفَرْضِ وَلَا يَضُرُّ إخْرَاجُ بَعْضِ الْمُسْتَبَاحِ أَوْ نِسْيَانُ حَدَثٍ بِخِلَافِ إخْرَاجِهِ أَوْ نِيَّةُ مُطْلَقِ الطَّهَارَةِ وَفِي تَقَدُّمِهَا بِيَسِيرٍ خِلَافٌ وَسَائِرُ مَا مَرَّ فِيهَا لَا بِاعْتِبَارِ الْحُكْمِ لِوُجُوبِ النِّيَّةِ هُنَا اتِّفَاقًا بِخِلَافِهَا فِي الْوُضُوءِ فَإِنَّهُ جَرَى فِيهَا خِلَافٌ وَإِنْ لَمْ يَذْكُرْهُ الْمُصَنِّفُ وَأَمَّا فِي الْمُوَالَاةِ فَبِاعْتِبَارِ الْحُكْمِ وَالْوَصْفِ لِجَرَيَانِ الْخِلَافِ هُنَا أَيْضًا مِنْ الْوُجُوبِ إنْ ذُكِرَ وَقُدِّرَ وَالسُّنَّةُ أَنَّهُ يَبْنِي بِنِيَّةٍ إنْ نَسِيَ مُطْلَقًا وَإِنْ عَجَزَ مَا لَمْ يُطِلْ فَوَجْهُ الشَّبَهِ فِيهِمَا مُخْتَلِفٌ. (وَإِنْ) (نَوَتْ) امْرَأَةٌ جُنُبٌ وَحَائِضٍ أَوْ نُفَسَاءَ بِغُسْلِهَا (الْحَيْضَ) أَوْ النِّفَاسَ (وَالْجَنَابَةَ) مَعًا (أَوْ) نَوَتْ (أَحَدَهُمَا نَاسِيَةً) أَوْ ذَاكِرَةً (لِلْآخَرِ) وَلَمْ تُخْرِجُهُ حَصَلَا. (أَوْ) (نَوَى) الْمُغْتَسِلُ (الْجَنَابَةَ وَالْجُمُعَةَ) أَوْ الْعِيدَ أَيْ أَشْرَكَهُمَا فِي نِيَّةٍ وَاحِدَةٍ (أَوْ) نَوَى الْجَنَابَةَ (نِيَابَةً) ــ [حاشية الدسوقي] أَوَّلِ صَلَاةٍ مِنْ أَوَّلِ يَوْمٍ لَبِسَتْهُ بِأَنْ أَتَاهَا الدَّمُ دُفْعَةً وَانْقَطَعَ وَإِنْ كَانَتْ لَا تَنْزِعُهُ فِي بَعْضِ الْأَوْقَاتِ فَمِنْ آخِرِ لُبْسَةٍ وَتُعِيدُ صَوْمَ مَا تُعِيدُ صَلَاتَهُ مَا لَمْ يُجَاوِزْ عَادَتَهَا وَإِلَّا اقْتَصَرَتْ عَلَيْهَا ابْنُ حَبِيبٍ لَا تُعِيدُ فِي الصَّوْمِ إلَّا يَوْمًا فَقَطْ وَظَاهِرُهُ كَانَتْ تَنْزِعُهُ فِي بَعْضِ الْأَوْقَاتِ أَمْ لَا قَالَ ابْنُ يُونُسَ وَوَجْهُ قَوْلِ ابْنِ الْقَاسِمِ بِإِعَادَةِ الصَّوْمِ مُدَّةَ عَادَتِهَا مَعَ أَنَّهُ يُمْكِنُ أَنَّ الدَّمَ أَتَاهَا لَحْظَةً وَانْقَطَعَ فَاَلَّذِي بَطَلَ صَوْمُهُ يَوْمَ نُزُولِهَا فَقَطْ إمْكَانُ تَمَادِي الدَّمِ أَيَّامًا وَلَمْ تَشْعُرْ وَقَوْلُ ابْنِ حَبِيبٍ أَبْيَنُ عِنْدِي لِأَنَّ الدَّمَ إنَّمَا أَتَاهَا لَحْظَةً وَانْقَطَعَ إذْ لَوْ اسْتَمَرَّ نُزُولُهُ عَلَيْهَا لَشَعَرَتْ بِهِ وَلَمْ يَظْهَرْ فِي ثَوْبِهَا فَقَطْ وَاعْتُرِضَ عَلَى ابْنِ حَبِيبٍ بِأَنَّ الْحَيْضَ يَقْطَعُ التَّتَابُعَ وَيَرْفَعُ النِّيَّةَ فَقَدْ صَامَتْ بِلَا نِيَّةٍ فَوَجَبَ إعَادَةُ الْجَمِيعِ وَأُجِيبَ بِأَنَّهَا حَيْثُ لَمْ تَعْلَمْ بِهِ فَهِيَ عَلَى النِّيَّةِ الْأُولَى لَمْ تَرْفَعْهَا فَلَا يَبْطُلُ التَّتَابُعُ [فَرَائِض الْغُسْل] (قَوْلُهُ: وَقَدْ تَقَدَّمَ) أَيْ فِي قَوْلِهِ يَجِبُ غُسْلُ ظَاهِرِ الْجَسَدِ بِمَنِيٍّ إلَخْ (قَوْلُهُ: رَاجِعٌ لَهُمَا) خَبَرٌ لِمُبْتَدَإٍ مَحْذُوفٍ تَقْدِيرُهُ التَّشْبِيهُ رَاجِعٌ لَهُمَا أَيْ لِلنِّيَّةِ وَالْمُوَالَاةِ (قَوْلُهُ: أَنَّهَا أَوَّلُ مَفْعُولٍ) أَيْ مِنْ حَيْثُ إنَّهَا تَكُونُ عِنْدَ أَوَّلِ مَفْعُولٍ (قَوْلُهُ: وَأَنَّهُ لَا يَنْوِي إلَخْ) عَطْفٌ عَلَى أَنَّهَا أَيْ وَمِنْ حَيْثُ إنَّهُ يَنْوِي إلَخْ (قَوْلُهُ: أَوْ الْفَرْضُ) أَيْ فَرْضُ الْغُسْلِ (قَوْلُهُ: وَلَا يَضُرُّ إخْرَاجُ بَعْضِ الْمُسْتَبَاحِ) أَيْ كَأَنْ يَقُولَ نَوَيْت اسْتِبَاحَةَ الصَّلَاةِ لَا الطَّوَافِ مَثَلًا (قَوْلُهُ: أَوْ نِسْيَانُ حَدَثٍ) كَمَا لَوْ نَوَتْ رَفْعَ الْحَدَثِ مِنْ الْحَيْضِ نَاسِيَةً لِلْجَنَابَةِ أَوْ الْعَكْسَ أَوْ نَوَى رَفْعَ الْحَدَثِ مِنْ الْجِمَاعِ نَاسِيًا لِخُرُوجِ الْمَنِيِّ أَوْ الْعَكْسَ (قَوْلُهُ: بِخِلَافِ إخْرَاجِهِ) أَيْ كَأَنْ يَقُولَ نَوَيْت الْغُسْلَ مِنْ الْجِمَاعِ لَا مِنْ خُرُوجِ الْمَنِيِّ وَالْحَالُ أَنَّ مَا أَخْرَجَهُ قَدْ حَصَلَ مِنْهُ وَأَمَّا لَوْ كَانَ مَا أَخْرَجَهُ لَمْ يَحْصُلْ مِنْهُ فَإِنَّهُ لَا يَضُرُّ (قَوْلُهُ: أَوْ نِيَّةُ مُطْلَقِ الطَّهَارَةِ) أَيْ وَبِخِلَافِ نِيَّةِ مُطْلَقِ الطَّهَارَةِ الْمُحَقَّقَةِ فِي الْوَاجِبَةِ وَالْمَنْدُوبَةِ أَوْ فِي الْمَنْدُوبَةِ فَقَطْ فَإِنَّهُ يَضُرُّ (قَوْلُهُ: لَا بِاعْتِبَارِ الْحُكْمِ) عَطْفٌ عَلَى قَوْلِهِ بِاعْتِبَارِ وَصْفِهَا أَيْ فَلَيْسَ الْمُرَادُ بِقَوْلِهِ وَوَاجِبَةٌ نِيَّةٌ كَنِيَّةِ الْوُضُوءِ يَعْنِي مِنْ حَيْثُ الْحُكْمُ (قَوْلُهُ: جَرَى فِيهَا خِلَافٌ) أَيْ بِالْوُجُوبِ وَالسُّنِّيَّةِ وَذَلِكَ لِظُهُورِ التَّعَبُّدِ هُنَا لِتَعَلُّقِ الْغُسْلِ بِجَمِيعِ الْبَدَنِ لَا بِالْفَرْجِ فَقَطْ وَالنَّظَافَةُ هُنَاكَ لِتَعَلُّقِهِ بِأَعْضَاءِ الْأَوْسَاخِ (قَوْلُهُ: وَإِنْ لَمْ يَذْكُرْهُ الْمُصَنِّفُ) قَدْ يُقَالُ إنَّمَا يُحْسِنُ مَا ذَكَرَهُ مِنْ كَوْنِ التَّشْبِيهِ فِي الصِّفَةِ لَا فِي الْحُكْمِ فِي كَلَامِ مَنْ حَكَى الْخِلَافَ فِيهَا فِي الْوُضُوءِ لَا فِي كَلَامِ مَنْ لَمْ يَحْكِ ذَلِكَ كَالْمُصَنِّفِ فَالْأَوْلَى أَنْ يُجْعَلَ التَّشْبِيهُ فِي كُلٍّ مِنْ الْأَمْرَيْنِ أَعْنِي الصِّفَةَ وَالْحُكْمَ قَالَهُ بْن (قَوْلُهُ: فَوَجْهُ الشَّبَهِ فِيهِمَا) أَيْ فِي التَّشْبِيهَيْنِ مُخْتَلِفٌ لِأَنَّ وَجْهَ الشَّبَهِ فِي الْأَوَّلِ مِنْ حَيْثُ الصِّفَةُ وَفِي الثَّانِي مِنْ حَيْثُ الصِّفَةُ وَالْحُكْمُ عَلَى مَا قَالَ الشَّارِحُ (قَوْلُهُ: وَإِنْ نَوَتْ امْرَأَةٌ جُنُبٌ وَحَائِضٌ) أَيْ سَوَاءٌ تَقَدَّمَتْ الْجَنَابَةُ عَلَى الْحَيْضِ أَوْ تَأَخَّرَتْ عَنْهُ (قَوْلُهُ: أَوْ نَوَتْ أَحَدَهُمَا نَاسِيَةً لِلْآخَرِ) أَيْ بِأَنْ نَوَتْ الْحَيْضَ نَاسِيَةً لِلْجَنَابَةِ أَوْ نَوَتْ الْجَنَابَةَ نَاسِيَةً لِلْحَيْضِ وَقَوْلُهُ: حَصَلَا أَيْ فِي الْأُولَى عَلَى الْمَنْصُوصِ لِابْنِ الْقَاسِمِ وَفِي الثَّانِيَةِ عَلَى مَذْهَبِ الْمُدَوَّنَةِ خِلَافًا لِسَحْنُونٍ وَمُفَادُ قَوْلِهِ أَوْ نَوَتْ أَحَدَهُمَا نَاسِيَةً لِلْآخَرِ أَنَّ الْمَانِعَيْنِ حَصَلَا لِلْمَرْأَةِ إلَّا أَنَّهَا نَوَتْ الْغُسْلَ مِنْ أَحَدِهِمَا وَتَرَكَتْ الْآخَرَ نِسْيَانًا أَوْ عَمْدًا فَإِنْ حَصَلَ مِنْهَا أَحَدُهُمَا وَنَوَتْ مِنْ الْآخَرِ فَإِنْ كَانَ نِسْيَانًا أَجْزَأَ كَمَا مَرَّ فِي الْوُضُوءِ وَإِنْ كَانَ عَمْدًا فَلَا يُجْزِئُ قَطْعًا لِتَلَاعُبِهَا (قَوْلُهُ: أَوْ نَوَى الْجَنَابَةَ وَالْجُمُعَةَ أَوْ الْعِيدَ إلَخْ) أَيْ وَلَا يَضُرُّ تَقَدُّمُ هَذِهِ الْأُمُورِ أَعْنِي الْجُمُعَةَ وَالْعِيدَ فِي النِّيَّةِ عَلَى الْجَنَابَةِ. وَاعْلَمْ أَنَّهُ يُؤْخَذُ مِنْ هَذِهِ الْمَسْأَلَةِ صِحَّةُ نِيَّةِ صَوْمِ عَاشُورَاءَ لِلْفَضِيلَةِ وَالْقَضَاءِ وَمَالَ إلَيْهِ ابْنُ عَرَفَةَ وَيُؤْخَذُ مِنْهُ أَيْضًا أَنَّ مَنْ كَبَّرَ تَكْبِيرَةً وَاحِدَةً نَاوِيًا بِهَا الْإِحْرَامَ وَالرُّكُوعَ فَإِنَّهَا تُجْزِئُهُ وَأَنَّهُ إنْ سَلَّمَ تَسْلِيمَةً وَاحِدَةً نَاوِيًا بِهَا الْفَرْضَ وَالرَّدَّ فَإِنَّهَا تُجْزِئُهُ وَبِهِ قَالَ ابْنُ رُشْدٍ (قَوْلُهُ: أَيْ أَشْرَكَهُمَا فِي نِيَّةٍ وَاحِدَةٍ) أَيْ بِأَنْ قَالَ فِي قَلْبِهِ نَوَيْت الْجَنَابَةَ وَالْجُمُعَةَ وَاقْتَصَرَ عَلَى هَذِهِ لِكَوْنِهَا مَحَلَّ الْخِلَافِ وَإِلَّا فَالْحُكْمُ كَذَلِكَ لَوْ أَفْرَدَ كُلًّا بِنِيَّةٍ وَلَا خِلَافَ فِيهِ قَالَهُ

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