al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Il demeure toutefois simplement recommandé – et valide – d’accomplir le grand lavage avant la profession de foi, c’est-à-dire avant d’en prononcer la formule, pourvu que l’intéressé ait résolument arrêté dans son cœur de se convertir ; autrement dit, qu’il ait l’intention ferme de prononcer la shahada. Car l’islam du cœur est un islam véritable dès lors que l’on s’est décidé à parler sans aucune réticence ; si l’on venait à mourir dans cet état, on mourrait croyant, puisque la parole n’est ni pilier ni condition de validité de la foi, selon l’opinion la plus solide. Peu importe qu’il ait visé par ce bain la levée de la janāba, la simple purification ou l’entrée en islam : son intention est de se débarrasser de tout ce qui le souillait durant la mécréance, ce qui implique automatiquement la levée de l’état d’impureté.

En revanche, l’islam, lui, n’est pas acquis par la seule détermination intérieure sans la prononciation effective de la double attestation, car celle-ci est la condition de validité de l’islam apparent ; sans elle, nul ne peut prétendre aux effets juridiques – héritage, mariage, prière funéraire, etc. – sauf incapacité à parler, comme le muet, pour lequel des indices manifestes prouvent la soumission du cœur : on le déclare alors musulman et les dispositions légales s’appliquent. L’islam visé ici n’est donc pas celui qui sauve auprès de Dieu ; la distinction ne contredit donc pas ce qui précède. Il ressort de cette précision que l’auteur épouse bien l’opinion la plus fiable.

De même, quiconque trouve sur son sexe, son vêtement ou sa cuisse une humidité ou une trace et hésite à savoir s’il s’agit de liquide pré-éjaculatoire ou de sperme, et que le doute est parfaitement équilibré – à défaut, il se conforme à ce qui lui semble le plus probable –, doit obligatoirement accomplir le ghusl par précaution, comme celui qui est sûr de son état de pureté mais doute de l’avoir perdu.

Commentaire d’ad-Dusûqî
• Certains estiment qu’il faut impérativement la formulation légale de la shahada, en se fondant sur la parole du Prophète – paix et bénédiction sur lui : « Il m’a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils déclarent : “Il n’y a de dieu que Dieu, Muhammad est l’Envoyé de Dieu.” » On invoque aussi l’épisode de Khâlid, qui tua ceux qui n’avaient pu dire que « Ṣaba’nâ », c’est-à-dire « nous nous sommes convertis ». Le Prophète – paix et bénédiction sur lui – dit alors : « Ô Dieu, je Te désavoue de l’acte de Khâlid », paya le prix du sang et excusa Khâlid pour son effort d’interprétation.
• « Il est seulement recommandé » : telle est l’opinion d’Ibn al-Qâsim, rapportée par Shaykh az-Zurqânî. Deux opinions contraires existent : l’obligation absolue du ghusl, au motif qu’il s’agit d’un acte cultuel – opinion popularisée par al-Fâkihânî –, et, à l’extrême opposé, la thèse du Qâḍî Ismâʿîl selon laquelle aucun bain n’est requis, l’islam effaçant ce qui le précède ; il reste toutefois recommandé.
• « Son ghusl est valide avant la shahada » : c’est-à-dire lorsqu’il est motivé par une cause survenue alors qu’il était encore mécréant.
• « Alors même qu’il a résolument choisi l’islam » : autrement dit, qu’il se prépare à prononcer la double attestation sans la moindre réticence, tout en croyant déjà en son cœur ; il apparaît donc que le terme « islam » désigne ici l’énonciation effective des deux témoignages.
• « Car sa foi intérieure… » : la conviction du cœur constitue un véritable acte de foi dès que l’on projette de prononcer la shahada ; l’islam renvoie à la soumission extérieure, tandis que l’adhésion intime est l’îmân.
• « … et n’est pas une condition de validité » : la prononciation n’est qu’une condition pour l’application des dispositions terrestres : lavage mortuaire, prière funéraire, héritage, inhumation parmi les musulmans.
• « Selon l’opinion la plus solide » : deux autres thèses existent ; pour l’une, la parole fait partie intégrante de la foi ; pour l’autre, elle en est une condition de validité. Selon ces deux vues, nul n’est croyant tant qu’il n’a pas prononcé la shahada, et son ghusl préalable ne serait pas valable même s’il projetait de la dire.
• « Qu’il l’ait fait avec l’intention de lever la janâba… » : cette phrase généralise la validité énoncée plus haut. En revanche, s’il n’a visé qu’à se décrasser ou à enlever une saleté, le bain ne vaut pas ghusl de janâba, comme l’a dit al-Lakhmî.
• « … parce que son intention est de se purifier… » : vouloir entrer en islam équivaut à vouloir se laver de toutes les impuretés dont on était entaché durant la mécréance.
• « … ce qui implique de lever l’état d’impureté » : l’intention d’une purification globale inclut nécessairement la levée de l’état qui empêche la prière, de même qu’un genre englobe ses espèces.
• « L’islam n’est pas acquis par la seule détermination intérieure… » : il ne suffit donc pas de se promettre mentalement de prononcer la shahada sans la dire effectivement, même si l’on est convaincu de cœur.
• « De sorte qu’aucune des dispositions légales… » : quant au salut éternel, l’intention ferme de parler, sans réserve, assortie de la foi du cœur, suffit à préserver du séjour éternel en enfer.
• « On ne vise pas ici l’islam salvateur… » : l’islam nié par le Muṣannif est l’islam apparent, celui qui déclenche les effets juridiques extérieurs ; ce n’est pas l’islam qui sauve auprès de Dieu, lequel se réalise, selon l’opinion retenue, par la seule foi intérieure assortie de la résolution de parler sans refus.
• Il s’ensuit que le salut auprès de Dieu n’exige pas nécessairement la prononciation, tandis que l’islam apparent, lui, en dépend ; les propos du commentateur portent sur le premier, ceux du Muṣannif sur le second, d’où l’absence de contradiction.
• « Et par cette explication… » : en résumé, si l’on comprend le propos du Muṣannif à propos de l’islam apparent, il est conforme à l’opinion correcte qui fait de la prononciation une condition pour l’application des règles ; si on l’applique à l’islam salvateur, il reflète une thèse – faible – qui exige la parole pour la validité de la foi.
• « À défaut, il suit l’avis le plus probable » : c’est-à-dire qu’il se rangera à l’hypothèse qu’il juge la plus vraisemblable ; s’il penche pour le sperme, il fait le ghusl ; s’il pense qu’il s’agit de madhi, il se contente de laver son sexe en l’intentionnant.
• « Il accomplit le ghusl à titre obligatoire » : telle est l’opinion la plus répandue ; Ibn Ziyâd rapporte cependant qu’il ne lui incombe que les ablutions mineures et le lavage de la verge.
• « Par précaution » : car le doute quant à la survenue de l’état d’impureté est assimilé à la certitude de celui-ci ; il en va de même lorsqu’un homme doute que tout son gland ait été complètement introduit.

بَلْ يُنْدَبُ (وَصَحَّ) غُسْلُهُ (قَبْلَهَا) أَيْ قَبْلَ الشَّهَادَةِ أَيْ قَبْلَ النُّطْقِ بِهَا (وَ) الْحَالُ أَنَّهُ (قَدْ أَجْمَعَ) بِقَلْبِهِ أَيْ صَمَّمَ وَعَزَمَ (عَلَى الْإِسْلَامِ) أَيْ بِأَنْ تَكُونَ نِيَّتُهُ النُّطْقُ لِأَنَّ إسْلَامَهُ بِقَلْبِهِ إسْلَامٌ حَقِيقِيٌّ مَتَى عَزَمَ عَلَى النُّطْقِ مِنْ غَيْرِ إبَاءٍ وَلَوْ مَاتَ لَمَاتَ مُؤْمِنًا لِأَنَّ النُّطْقَ لَيْسَ رُكْنًا مِنْ الْإِيمَانِ وَلَا شَرْطَ صِحَّةٍ عَلَى الصَّحِيحِ وَسَوَاءٌ نَوَى بِغُسْلِهِ الْجَنَابَةَ أَوْ الطَّهَارَةَ أَوْ الْإِسْلَامَ لِأَنَّ نِيَّتَهُ الطُّهْرُ مِنْ كُلِّ مَا كَانَ فِيهِ حَالَ كُفْرِهِ وَهُوَ يَسْتَلْزِمُ رَفْعَ الْحَدَثِ وَعَطَفَ عَلَى فَاعِلِ صَحَّ قَوْلُهُ (لَا الْإِسْلَامُ) فَلَا يَصِحُّ بِالتَّصْمِيمِ الْقَلْبِيِّ دُونَ نُطْقٍ بِالشَّهَادَتَيْنِ إذْ النُّطْقُ شَرْطُ صِحَّةٍ فِيهِ أَيْ فِي الْإِسْلَامِ الظَّاهِرِيِّ فَلَا تَجْرِي عَلَيْهِ أَحْكَامُهُ مِنْ إرْثٍ وَنِكَاحٍ وَصَلَاةٍ عَلَيْهِ وَنَحْوِ ذَلِكَ (إلَّا لِعَجْزٍ) عَنْ النُّطْقِ كَخَرَسٍ مَعَ قِيَامِ الْقَرَائِنِ عَلَى أَنَّهُ أَذْعَنَ بِقَلْبِهِ فَإِنَّهُ يُحْكَمُ لَهُ بِالْإِسْلَامِ وَتَجْرِي عَلَيْهِ الْأَحْكَامُ فَلَيْسَ الْمُرَادُ بِالْإِسْلَامِ الْمُنْجِي عِنْدَ اللَّهِ فَلَا يُنَافِي مَا تَقَدَّمَ وَبِهَذَا التَّقْرِيرِ عُلِمَ أَنَّ الْمُصَنِّفَ مَاشٍ عَلَى الصَّحِيحِ (وَإِنْ) (شَكَّ) مَنْ وَجَدَ بِفَرْجِهِ أَوْ ثَوْبِهِ أَوْ فَخِذِهِ شَيْئًا مِنْ بَلَلٍ أَوْ أَثَرٍ (أَمَذْيٌ) هُوَ (أَوْ مَنِيٌّ) وَكَانَ شَكُّهُ فِيهِمَا مُسْتَوِيًا وَإِلَّا عَمِلَ بِمُقْتَضَى الرَّاجِحِ مِنْهُمَا (اغْتَسَلَ) وُجُوبًا لِلِاحْتِيَاطِ كَمَنْ تَيَقَّنَ الطَّهَارَةَ وَشَكَّ فِي الْحَدَثِ ــ [حاشية الدسوقي] أَوْ لَا بُدَّ مِنْ اللَّفْظِ الْمَشْرُوعِ وَالْأَصْلُ فِي ذَلِكَ قَوْلُ النَّبِيِّ - صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ - «أُمِرْت أَنْ أُقَاتِلَ النَّاسَ حَتَّى يَقُولُوا لَا إلَهَ إلَّا اللَّهُ مُحَمَّدٌ رَسُولُ اللَّهِ» وَحَدِيثُ «خَالِدٍ حَيْثُ قَتَلَ مَنْ قَالَ صَبَأْنَا أَيْ أَسْلَمْنَا وَلَمْ يُحْسِنُوا غَيْرَ هَذَا فَقَالَ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - اللَّهُمَّ إنِّي أَبْرَأُ إلَيْك مِمَّا فَعَلَ خَالِدٌ ثُمَّ وَدَاهُمْ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - وَعَذَرَ خَالِدًا فِي اجْتِهَادِهِ» (قَوْلُهُ: بَلْ يُنْدَبُ) هَذَا قَوْلُ ابْنِ الْقَاسِمِ كَمَا نَقَلَهُ الشَّيْخُ الزَّرْقَانِيُّ وَمُقَابِلُهُ قَوْلَانِ آخَرَانِ وُجُوبُ الْغُسْلِ مُطْلَقًا بِنَاءً عَلَى أَنَّهُ تَعَبُّدٌ وَشَهَرَهُ الْفَاكِهَانِيُّ وَالثَّالِثُ لِلْقَاضِي إسْمَاعِيلَ لَا يَجِبُ مُطْلَقًا لِجَبِّ الْإِسْلَامِ لِمَا قَبْلَهُ بَلْ يُنْدَبُ فَقَطْ (قَوْلُهُ: وَصَحَّ غُسْلُهُ قَبْلَهَا) أَيْ مِنْ مُوجِبٍ حَصَلَ مِنْهُ فِي حَالِ كُفْرِهِ (قَوْلُهُ: وَالْحَالُ أَنَّهُ قَدْ أَجْمَعَ عَلَى الْإِسْلَامِ) أَيْ عَلَى النُّطْقِ بِالشَّهَادَتَيْنِ وَلَمْ يَكُنْ عِنْدَهُ إبَاءٌ وَالْفَرْضُ أَنَّهُ مُصَدِّقٌ بِقَلْبِهِ فَقَدْ عَلِمْت أَنَّ الْمُرَادَ بِالْإِسْلَامِ هُنَا النُّطْقُ بِالشَّهَادَتَيْنِ كَمَا يَدُلُّ لِذَلِكَ تَفْسِيرُ الشَّارِحِ الْعَزْمَ عَلَى الْإِسْلَامِ بِقَوْلِهِ بِأَنْ تَكُونَ نِيَّتُهُ النُّطْقَ بِالشَّهَادَتَيْنِ (قَوْلُهُ: لِأَنَّ إسْلَامَهُ بِقَلْبِهِ) الْأَوْلَى لِأَنَّ تَصْدِيقَهُ بِقَلْبِهِ إيمَانٌ حَقِيقِيٌّ مَتَى عَزَمَ إلَخْ وَذَلِكَ لِأَنَّ الْإِسْلَامَ عِبَارَةٌ عَنْ الِانْقِيَادِ الظَّاهِرِيِّ وَأَمَّا التَّصْدِيقُ الْقَلْبِيُّ فَهُوَ إيمَانٌ (قَوْلُهُ: وَلَا شَرْطُ صِحَّةٍ) أَيْ وَإِنَّمَا هُوَ شَرْطٌ لِإِجْرَاءِ الْأَحْكَامِ الدُّنْيَوِيَّةِ مِنْ غُسْلٍ وَصَلَاةٍ وَإِرْثٍ وَدَفْنٍ فِي مَقَابِرِ الْمُسْلِمِينَ (قَوْلُهُ: عَلَى الصَّحِيحِ) أَيْ وَمُقَابِلُهُ قَوْلَانِ قِيلَ إنَّهُ جُزْءٌ مِنْ الْإِيمَانِ فَالْإِيمَانُ مُرَكَّبٌ مِنْ الْإِذْعَانِ الْقَلْبِيِّ وَالنُّطْقِ وَقِيلَ أَنَّهُ شَرْطٌ فِي صِحَّتِهِ وَعَلَى كُلٍّ مِنْ الْقَوْلَيْنِ فَلَا يَكُونُ مُؤْمِنًا حَتَّى يَنْطِقَ وَلَا يَصِحُّ غُسْلُهُ قَبْلَ نُطْقِهِ وَلَوْ كَانَ عَازِمًا عَلَيْهِ (قَوْلُهُ: وَسَوَاءٌ نَوَى بِغَسْلِهِ الْجَنَابَةَ) أَيْ رَفْعَ الْجَنَابَةِ وَهَذَا تَعْمِيمٌ فِي قَوْلِهِ وَصَحَّ قَبْلَهَا وَالْحَالُ أَنَّهُ قَدْ أَجْمَعَ عَلَى الْإِسْلَامِ أَيْ وَأَمَّا لَوْ نَوَى بِذَلِكَ الْغُسْلِ التَّنْظِيفَ أَوْ إزَالَةَ الْوَسَخِ فَإِنَّهُ لَا يُجْزِئُهُ عَنْ غُسْلِ الْجَنَابَةِ كَمَا قَالَهُ اللَّخْمِيُّ (قَوْلُهُ: لِأَنَّ نِيَّتَهُ الطُّهْرُ إلَخْ) أَيْ لِأَنَّ نِيَّةَ الْإِسْلَامِ نِيَّةٌ لِلطُّهْرِ مِنْ كُلِّ مَا كَانَ مُلْتَبِسًا بِهِ حَالَ كُفْرِهِ مِنْ الْأَقْذَارِ (قَوْلُهُ: وَهُوَ يَسْتَلْزِمُ إلَخْ) أَيْ وَنِيَّتُهُ لِلطُّهْرِ مِنْ كُلِّ مَا كَانَ فِيهِ حَالَ كُفْرِهِ تَسْتَلْزِمُ رَفْعَ الْحَدَثِ أَيْ الْوَصْفِ الْمَانِعِ مِنْ قُرْبَانِ الصَّلَاةِ مِنْ اسْتِلْزَامِ الْكُلِّيِّ لِجُزْئِيِّهِ لِأَنَّ الْوَصْفَ مِنْ جُمْلَةِ الْأَقْذَارِ الَّتِي كَانَ مُلْتَبِسًا بِهَا حَالَ كُفْرِهِ (قَوْلُهُ: فَلَا يَصِحُّ بِالتَّصْمِيمِ الْقَلْبِيِّ إلَخْ) أَيْ فَلَا يَصِحُّ بِالْعَزْمِ عَلَى النُّطْقِ بِالشَّهَادَتَيْنِ دُونَ نُطْقٍ بِهِمَا بِالْفِعْلِ وَالْحَالُ أَنَّهُ مُصَدِّقٌ بِقَلْبِهِ (قَوْلُهُ: فَلَا تَجْرِي عَلَيْهِ أَحْكَامُهُ) أَيْ وَأَمَّا بِالنِّسْبَةِ لِلنَّجَاةِ مِنْ الْخُلُودِ فِي النَّارِ فَيَنْفَعُهُ التَّصْمِيمُ عَلَى النُّطْقِ مِنْ غَيْرِ إبَاءٍ حَيْثُ كَانَ عِنْدَهُ تَصْدِيقٌ قَلْبِيٌّ وَإِذْعَانٌ (قَوْلُهُ: فَلَيْسَ الْمُرَادُ) أَيْ بِالْإِسْلَامِ الْمَنْفِيِّ حُصُولَهُ فِي كَلَامِ الْمُصَنِّفِ بِالتَّصْمِيمِ عَلَى النُّطْقِ مِنْ غَيْرِ نُطْقٍ بِالْفِعْلِ الْإِسْلَامَ الْمُنْجِي عِنْدَ اللَّهِ؛ لِأَنَّهُ يَحْصُلُ بِمُجَرَّدِ التَّصْدِيقِ وَالْإِذْعَانِ وَالْعَزْمِ عَلَى النُّطْقِ مِنْ غَيْرِ إبَاءٍ أَيْ وَإِنَّمَا الْمُرَادُ بِهِ الْإِسْلَامُ الظَّاهِرِيُّ وَهُوَ جَرَيَانُ الْأَحْكَامِ الظَّاهِرَةِ فَالْمَعْنَى حِينَئِذٍ لَا يَصِحُّ الْإِسْلَامُ أَيْ جَرَيَانُ الْأَحْكَامِ الظَّاهِرَةِ عَلَيْهِ إذَا لَمْ يَنْطِقْ بِالشَّهَادَتَيْنِ بِالْفِعْلِ إلَّا لِعَجْزٍ فَتَجْرِي عَلَيْهِ الْأَحْكَامُ الْمَذْكُورَةُ (قَوْلُهُ: فَلَا يُنَافِي مَا تَقَدَّمَ) أَيْ مِنْ قَوْلِهِ لِأَنَّ إسْلَامَهُ بِقَلْبِهِ إسْلَامٌ حَقِيقِيٌّ وَهَذَا مُفَرَّعٌ عَلَى قَوْلِهِ فَلَيْسَ الْمُرَادُ إلَخْ. وَالْحَاصِلُ أَنَّ الْإِسْلَامَ الْمُنْجِي لَا يَتَوَقَّفُ حُصُولُهُ عَلَى النُّطْقِ بِالْفِعْلِ عَلَى الْمُعْتَمَدِ وَالْإِسْلَامُ الظَّاهِرِيُّ يَتَوَقَّفُ عَلَى ذَلِكَ فَمَا تَقَدَّمَ فِي كَلَامِ الشَّارِحِ مَحْمُولٌ عَلَى الْمُنْجِي وَالْوَاقِعُ فِي كَلَامِ الْمُصَنِّفِ مَحْمُولٌ عَلَى الظَّاهِرِيِّ فَلَا مُنَافَاةَ بَيْنَ كَلَامِ الْمُصَنِّفِ وَالشَّارِحِ (قَوْلُهُ: وَبِهَذَا التَّقْرِيرِ إلَخْ) حَاصِلُهُ أَنَّهُ إنْ حُمِلَ كَلَامُ الْمُصَنِّفِ عَلَى الْإِسْلَامِ الظَّاهِرِيِّ وَهُوَ جَرَيَانُ الْأَحْكَامِ عَلَيْهِ كَانَ مَاشِيًا عَلَى الصَّحِيحِ مِنْ أَنَّ النُّطْقَ شَرْطٌ لِإِجْرَاءِ الْأَحْكَامِ وَإِنْ حُمِلَ عَلَى الْإِسْلَامِ الْمُنْجِي كَانَ مَاشِيًا عَلَى الْقَوْلِ بِأَنَّ النُّطْقَ شَرْطٌ فِي صِحَّةِ الْإِيمَانِ أَوْ شَطْرٌ مِنْهُ وَكِلَاهُمَا ضَعِيفٌ (قَوْلُهُ: وَإِلَّا عَمِلَ بِمُقْتَضَى الرَّاجِحِ) أَيْ بِمُقْتَضَى مَا تَرَجَّحَ عِنْدَهُ مِنْ الْأَمْرَيْنِ فَإِنْ تَرَجَّحَ عِنْدَهُ أَنَّهُ مَنِيٌّ اغْتَسَلَ أَوْ مَذْيٌ غَسَلَ ذَكَرَهُ فَقَطْ بِنِيَّةٍ (قَوْلُهُ: اغْتَسَلَ وُجُوبًا) هَذَا هُوَ الْمَشْهُورُ وَرُوِيَ عَنْ ابْنِ زِيَادٍ لَا يَلْزَمُهُ إلَّا الْوُضُوءُ مَعَ غَسْلِ الذَّكَرِ (قَوْلُهُ: لِلِاحْتِيَاطِ) أَيْ لِأَنَّ الشَّكَّ فِي الْحَدَثِ كَتَحَقُّقِهِ وَمِنْهُ إذَا شَكَّ هَلْ غَابَتْ حَشَفَتُهُ كُلُّهَا

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