al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

– Ou bien le sperme s’est écoulé avec un plaisir inhabituel, par exemple sous l’effet d’une eau chaude – fût-ce après une exposition prolongée, semble-t-il – ou parce qu’il se gratte une gale avec son membre, ou encore à cause des secousses de sa monture : dans tous ces cas, le ghusl n’est pas requis tant qu’il ne ressent pas les prémices de la jouissance et ne poursuit pas l’action jusqu’à éjaculer ; s’il perçoit ces prémices puis continue jusqu’à l’émission, le ghusl devient alors obligatoire, comme il appert. Quant au fait de se gratter une gale ou une démangeaison sans utiliser le pénis, le cas paraît assimilé à celui de l’eau chaude.

– Il demeure toutefois tenu de renouveler son wudu (ablution mineure) dans ces deux situations, la sortie de sperme annulant l’ablution, sauf dans l’incontinence chronique si l’écoulement cesse la majeure partie du temps ou s’il peut y remédier.

– Pour illustrer ce même jugement – l’obligation du wudu sans le ghusl –, l’auteur évoque le cas de celui qui a eu des rapports en introduisant le gland sans éjaculer, a ensuite effectué le ghusl pour ce rapport, puis voit plus tard son sperme s’écouler : il ne doit que refaire le wudu, non le ghusl, le bain précédent ayant déjà levé l’unique état de janâba.

– De même, s’il a prié après ce ghusl puis constate la sortie du sperme, il n’a pas à recommencer la prière.

– La deuxième cause imposant le ghusl est l’intromission du gland ; l’auteur y fait allusion lorsqu’il affirme que le lavage complet du corps devient obligatoire dès que la partie équivalente au gland d’un organe pubère pénètre dans l’orifice, même sans érection ni éjaculation. L’obligation s’étend également à la personne pénétrée, homme ou femme, si elle est pubère.

[Commentaire d’ad-Dusûqî]

• « … ou (plaisir) inhabituel » : Ibn Marzûq reproche à l’auteur de ne pas retenir l’avis prépondérant, selon lequel la sortie de sperme assortie d’un plaisir inhabituel impose le ghusl, comme l’ont tranché al-Lakhmî et, à ce qu’il semble, Ibn Bashîr. Notre maître fait remarquer que le silence des commentateurs à ce sujet laisse entendre qu’ils ne cautionnent pas cette critique ; la position du Muṣannif demeure donc la plus solide. En somme, tout propos rapporté n’est pas nécessairement acquis.

• « … même si l’exposition se prolonge » : c’est-à-dire même s’il ressent les prémices de la jouissance et persévère jusqu’à l’éjaculation. L’expression « semble-t-il » indique que l’auteur penche pour la non-obligation du ghusl quand le sperme s’écoule sous l’effet d’une eau chaude, même après perception des premiers élans, opinion que ʿAj conteste en raison de l’éloignement de ce motif du désir sexuel, contrairement aux secousses de la monture, plus proches de la jouissance sexuelle.

• « … il semble qu’on l’assimile à l’eau chaude » : autrement dit, aucun ghusl n’est requis, même s’il ressent les débuts du plaisir et poursuit jusqu’à éjaculer. En résumé, il n’y a jamais de ghusl pour l’eau chaude ou la gale lorsque le frottement ne concerne pas le pénis ; si, en revanche, le grattage ou les secousses impliquent le membre et que la personne perçoit les prémices du plaisir puis persiste jusqu’à l’émission, le ghusl devient obligatoire, sinon non. Shaykh Sâlim souscrit à cette analyse pour les trois cas (eau chaude, gale, monture). ʿAj maintient qu’aucun ghusl n’est dû pour l’eau chaude, même si l’on prolonge, tandis que, pour la gale et les secousses, il le rend obligatoire en cas de prolongation, sinon non. Reste la question de celui qui, secoué par sa monture, ressent les prémices du plaisir et continue jusqu’à éjaculer sans pouvoir descendre : doit-il faire le ghusl comme la personne contrainte à l’acte, ou non ? ʿAj hésite.

• « … il doit obligatoirement renouveler son wudu dans les deux cas » : certains ont toutefois estimé que l’ablution y serait seulement recommandée. Les deux cas visés sont la sortie de sperme sans aucun plaisir ou avec un plaisir inhabituel.

• « … sauf en cas d’incontinence, etc. » : le wudu n’est rompu, en cas d’incontinence, que si l’écoulement cesse la plus grande partie du temps, qu’il puisse ou non y mettre fin, que l’incontinence soit permanente, la moitié, la majeure partie ou la moindre partie du temps. Si l’écoulement ne cesse qu’une minorité du temps ou jamais, il ne constitue pas une cause d’annulation.

• « … en introduisant le gland, etc. » : il en va de même pour la femme : si, après son ghusl, le liquide de son mari ressort de son vagin, elle devra refaire le wudu sans répéter le ghusl. L’expression du Muṣannif englobe ce cas, car « puis il a éjaculé » recouvre toute sortie de sperme, qu’il provienne de lui ou d’autrui.

• « … et s’il a prié » : autrement dit, l’auteur du rapport. « Avec son ghusl » signifie : après l’avoir effectué. En résumé, celui qui a eu un rapport, a fait le ghusl avant l’éjaculation, puis a prié et voit ensuite son sperme sortir, doit certes renouveler son wudu, mais n’a pas à reprendre la prière. Il en va de même pour celui qui a ressenti du plaisir sans rapport, a prié, puis constate l’émission : le ghusl lui incombe, mais il ne répète pas la prière accomplie auparavant.

• « … par la pénétration du gland d’un pubère » : cela vaut même pour un hermaphrodite ambigu si son gland pénètre le sexe d’autrui ou son propre anus. S’il pénètre son propre sexe, il n’y a pas d’obligation tant qu’il n’y a pas éjaculation. La condition de puberté ne concerne que l’être humain ; ainsi, si une femme introduit le sexe d’un animal dans sa vulve, le ghusl devient obligatoire même si l’animal n’est pas pubère, comme le rapporte Ibn Marzûq. Si, à l’état d’éveil, une femme voit qu’un djinn la pénètre et ressent ce qu’elle éprouverait d’un homme, ou si un homme se voit en train d’avoir un rapport avec une djinniyya, Ibn Nâjî estime qu’aucun ghusl n’est requis tant qu’il n’y a pas éjaculation ; Ḥ ajoute qu’en l’absence même de doute sur l’éjaculation il n’y a pas de ghusl, alors que tout doute l’impose. Al-Badr al-Qarâfî objecte que, selon la doctrine des Ahl as-Sunnah, les djinns possèdent une véritable capacité de manifestation corporelle et, Mâlik autorisant leur mariage, le ghusl est obligatoire pour l’homme comme pour la femme, même sans éjaculation ni doute, opinion qu’approuve ʿAj et que notre maître retient comme fondée.

• « … et il est obligatoire » : c’est-à-dire que le ghusl incombe également à la personne pénétrée, au même titre qu’au pénétrant. « S’il est pubère » concerne le pénétré ; en résumé, si le pénétrant est pubère, il doit accomplir le ghusl, et la personne pénétrée y est tenue elle aussi si elle est pubère ; sinon, seul le premier y est assujetti.

(أَوْ) خَرَجَ بِلَذَّةٍ (غَيْرِ مُعْتَادَةٍ) كَنُزُولِهِ بِمَاءٍ حَارٍّ وَلَوْ اسْتَدَامَ فِيمَا يَظْهَرُ وَكَحَكِّهِ لِجَرَبٍ بِذَكَرِهِ أَوْ هَزِّ دَابَّةٍ لَهُ فَلَا غُسْلَ مَا لَمْ يُحِسَّ بِمَبَادِئِ اللَّذَّةِ فَيَسْتَدِيمُ فِيهِمَا حَتَّى يُمْنِي فَيَجِبُ كَذَا يَظْهَرُ وَأَمَّا جَرَبٌ وَحِكَّةٌ بِغَيْرِ ذَكَرِهِ فَالظَّاهِرُ أَنَّهُ كَالْمَاءِ الْحَارِّ (و) لَكِنْ (يَتَوَضَّأُ) وُجُوبًا فِي الْمَسْأَلَتَيْنِ لِنَقْضِ وُضُوئِهِ بِخُرُوجِ الْمَنِيِّ فِيهِمَا لَكِنْ فِي السَّلِسِ إنْ فَارَقَ أَكْثَرَ أَوْ قَدَرَ عَلَى رَفْعِهِ ثُمَّ شُبِّهَ فِي الْحُكْمِ وَهُوَ وُجُوبُ الْوُضُوءِ دُونَ الْغُسْلِ قَوْلُهُ (كَمَنْ) (جَامَعَ) بِأَنْ غَيَّبَ الْحَشَفَةَ فِي الْفَرْجِ وَلَمْ يُمْنِ (فَاغْتَسَلَ) لِجِمَاعِهِ (ثُمَّ أَمْنَى) فَإِنَّهُ يَتَوَضَّأُ وَلَا يَغْتَسِلُ لِتَقَدُّمِ غُسْلِهِ وَالْجَنَابَةُ الْوَاحِدَةُ لَا يَتَكَرَّرُ لَهَا الْغُسْلُ (و) لَوْ صَلَّى بِغُسْلِهِ ثُمَّ نَزَلَ الْمَنِيُّ بَعْدَهَا (لَا يُعِيدُ الصَّلَاةَ) الْمُوجِبُ الثَّانِي مَغِيبُ الْحَشَفَةِ فِي الْفَرْجِ وَإِلَيْهِ أَشَارَ بِقَوْلِهِ (و) يَجِبُ غُسْلُ ظَاهِرِ الْجَسَدِ (بِمَغِيبِ حَشَفَةٍ) أَيْ رَأْسِ ذَكَرٍ (بَالِغٍ) وَلَوْ لَمْ يَنْتَشِرْ أَوْ لَمْ يُنْزِلْ وَيَجِبُ عَلَى الْمُغَيَّبِ فِيهِ أَيْضًا إنْ كَانَ بَالِغًا ذَكَرًا أَوْ أُنْثَى ــ [حاشية الدسوقي] قَوْلُهُ: أَوْ غَيْرُ مُعْتَادَةٍ) قَالَ بْن اعْتَرَضَ ابْنُ مَرْزُوقٍ عَلَى الْمُصَنِّفِ بِأَنَّ الرَّاجِحَ وُجُوبُ الْغُسْلِ بِخُرُوجِهِ بِلَذَّةٍ غَيْرِ مُعْتَادَةٍ كَمَا اخْتَارَهُ اللَّخْمِيُّ وَظَاهِرُ ابْنِ بَشِيرٍ قَالَ شَيْخُنَا عَدَمُ تَعَرُّضِ الشُّرَّاحِ لِنَقْلِ كَلَامِ ابْنِ مَرْزُوقٍ وَإِعْرَاضُهُمْ يَقْتَضِي عَدَمَ تَسْلِيمِهِ وَحِينَئِذٍ فَيَكُونُ الرَّاجِحُ كَلَامُ الْمُصَنِّفِ وَبِالْجُمْلَةِ فَلَيْسَ كُلُّ مَا قِيلَ مُسَلَّمًا (قَوْلُهُ: وَلَوْ اسْتَدَامَ) أَيْ وَلَوْ حَسَّ بِمَبَادِئِ اللَّذَّةِ وَاسْتَدَامَ حَتَّى أَمْنَى وَقَوْلُهُ فِيمَا يَظْهَرُ الْمُسْتَظْهِرُ لِعَدَمِ وُجُوبِ الْغُسْلِ فِي مَسْأَلَةِ الْمَاءِ الْحَارِّ وَلَوْ حَسَّ بِمَبَادِئِ اللَّذَّةِ عج لِبُعْدِ الْمَاءِ الْحَارِّ عَنْ شَهْوَةِ الْجِمَاعِ بِخِلَافِ هَزِّ الدَّابَّةِ فَإِنَّهُ أَقْرَبُ لِشَهْوَةِ الْجِمَاعِ (قَوْلُهُ: فَالظَّاهِرُ أَنَّهُ كَالْمَاءِ الْحَارِّ) أَيْ فَلَا يَجِبُ الْغُسْلُ وَلَوْ أَحَسَّ بِمَبَادِئِ اللَّذَّةِ وَاسْتَدَامَ حَتَّى أَنْزَلَ، وَالْحَاصِلُ أَنَّهُ لَا يَجِبُ الْغُسْلُ مُطْلَقًا فِي مَسْأَلَةِ الْمَاءِ الْحَارِّ وَالْجَرَبِ إذَا كَانَ بِغَيْرِ الذَّكَرِ وَأَمَّا إذَا كَانَ فِيهِ فَهُوَ كَهَزِّ الدَّابَّةِ إنْ أَحَسَّ بِمَبَادِئِ اللَّذَّةِ وَاسْتَدَامَ حَتَّى أَنْزَلَ وَجَبَ الْغُسْلُ وَإِلَّا فَلَا وَمَا قَالَهُ شَارِحُنَا هُوَ مَا اسْتَظْهَرَهُ شَيْخُنَا وَقَالَ الشَّيْخُ سَالِمٌ لَا يَجِبُ الْغُسْلُ فِي مَسْأَلَةِ الْمَاءِ الْحَارِّ وَالْحَكِّ لِلْجَرَبِ وَهَزِّ الدَّابَّةِ مَا لَمْ يُحِسَّ بِمَبَادِئِ اللَّذَّةِ وَيَسْتَدِيمُ وَإِلَّا وَجَبَ الْغُسْلُ فِي الثَّلَاثَةِ وَقَالَ عج لَا يَجِبُ الْغُسْلُ فِي الْمَاءِ الْحَارِّ مُطْلَقًا وَلَوْ اسْتَدَامَ وَأَمَّا فِي مَسْأَلَةِ الْجَرَبِ وَهَزِّ الدَّابَّةِ إنْ اسْتَدَامَ وَجَبَ الْغُسْلُ وَإِلَّا فَلَا وَقَدْ أَجْمَلَ فِي الْجَرَبِ فَظَاهِرُهُ كَانَ بِذَكَرِهِ أَمْ لَا وَفَصَّلَ فِيهِ شَارِحُنَا فَجَعَلَ الَّذِي فِي الذَّكَرِ كَهَزِّ الدَّابَّةِ وَاَلَّذِي فِي غَيْرِهِ كَالْمَاءِ الْحَارِّ. بَقِيَ شَيْءٌ آخَرُ وَهُوَ أَنَّهُ فِي هَزِّ الدَّابَّةِ إذَا حَسَّ بِمَبَادِئِ اللَّذَّةِ وَاسْتَدَامَ حَتَّى أَنْزَلَ فَهَلْ يَجِبُ الْغُسْلُ وَلَوْ كَانَتْ الِاسْتِدَامَةُ لِعَدَمِ الْقُدْرَةِ عَلَى النُّزُولِ مِنْ عَلَيْهَا كَمَنْ أُكْرِهَ عَلَى الْجِمَاعِ أَوْ لَا غُسْلَ حِينَئِذٍ تَرَدَّدَ فِي ذَلِكَ عج (قَوْلُهُ: وُجُوبًا فِي الْمَسْأَلَتَيْنِ) أَيْ وَقِيلَ بِنَدْبِهِ فِيهِمَا وَالْمُرَادُ بِالْمَسْأَلَتَيْنِ مَسْأَلَةُ خُرُوجِ الْمَنِيِّ بِلَا لَذَّةٍ أَصْلًا أَوْ بِلَذَّةٍ غَيْرِ مُعْتَادَةٍ (قَوْلُهُ: لَكِنْ فِي السَّلَسِ إلَخْ) أَيْ لَكِنْ نَقْضُ الْوُضُوءِ فِي السَّلَسِ إنْ فَارَقَ أَكْثَرَ أَيْ وَالْحَالُ أَنَّهُ لَمْ يَقْدِرْ عَلَى رَفْعِهِ أَوْ قَدَرَ عَلَى رَفْعِهِ مُطْلَقًا سَوَاءٌ لَازَمَهُ كُلَّ الزَّمَانِ أَوْ نِصْفَهُ أَوْ جُلَّهُ أَوْ أَقَلَّهُ وَأَمَّا إنْ لَمْ يَقْدِرْ عَلَى رَفْعِهِ وَفَارَقَهُ أَقَلَّ الزَّمَانِ أَوْ نِصْفَهُ أَوْ لَمْ يُفَارِقْ فَلَا يَكُونُ نَاقِضًا (قَوْلُهُ: بِأَنْ غَيَّبَ الْحَشَفَةَ فِي الْفَرْجِ إلَخْ) مِثْلُ الرَّجُلِ الْمَذْكُورِ الْمَرْأَةُ إذَا خَرَجَ مِنْ فَرْجِهَا مَاءُ الرَّجُلِ بَعْدَ غُسْلِهَا فَإِنَّهُ يَجِبُ عَلَيْهَا الْوُضُوءُ وَلَا تُعِيدُ الْغُسْلَ وَعِبَارَةُ الْمُصَنِّفِ تَشْمَلُ هَذِهِ الصُّورَةَ لِأَنَّ قَوْلَهُ ثُمَّ أَمْنَى مَعْنَاهُ ثُمَّ خَرَجَ مِنْهُ الْمَنِيُّ أَعَمُّ مِنْ أَنْ يَكُونَ مَنِيَّهُ أَوْ مَنِيَّ غَيْرِهِ (قَوْلُهُ: وَلَوْ صَلَّى) أَيْ الْمُجَامِعُ وَقَوْلُهُ بِغُسْلِهِ أَيْ بَعْد غُسْلِهِ. وَحَاصِلُهُ أَنَّهُ إذَا جَامَعَ وَاغْتَسَلَ قَبْلَ خُرُوجِ مَنِيِّهِ وَصَلَّى فَخَرَجَ مَنِيُّهُ فَإِنَّهُ وَإِنْ وَجَبَ عَلَيْهِ الْوُضُوءُ لَا يُعِيدُ تِلْكَ الصَّلَاةَ الَّتِي صَلَّاهَا قَبْلَ خُرُوجِ الْمَنِيِّ وَمِثْلُ هَذَا مَا إذَا الْتَذَّ بِلَا جِمَاعٍ وَصَلَّى ثُمَّ خَرَجَ مَنِيُّهُ فَإِنَّهُ وَإِنْ وَجَبَ غُسْلُهُ لَكِنْ لَا يُعِيدُ تِلْكَ الصَّلَاةَ الَّتِي صَلَّاهَا قَبْلَ خُرُوجِ الْمَنِيِّ (قَوْلُهُ: وَبِمَغِيبِ حَشَفَةِ بَالِغٍ) أَيْ وَلَوْ مِنْ خُنْثَى مُشْكِلٍ إذَا غَيَّبَهَا فِي فَرْجِ غَيْرِهِ أَوْ فِي دُبُرِ نَفْسِهِ وَإِلَّا بِأَنْ غَيَّبَهَا فِي فَرْجِ نَفْسِهِ فَلَا مَا لَمْ يُنْزِلْ وَاشْتِرَاطُ الْبُلُوغِ خَاصٌّ بِالْآدَمِيِّ فَإِذَا غَيَّبَتْ امْرَأَةٌ ذَكَرَ بَهِيمَةٍ فِي فَرْجِهَا وَجَبَ الْغُسْلُ وَلَا يُشْتَرَطُ فِي الْبَهِيمَةِ الْبُلُوغُ كَذَا فِي ابْنِ مَرْزُوقٍ وَلَوْ رَأَتْ امْرَأَةٌ فِي الْيَقَظَةِ مِنْ جِنِّيٍّ مَا تَرَاهُ مِنْ إنْسِيٍّ مِنْ الْوَطْءِ وَاللَّذَّةِ أَوْ رَأَى الرَّجُلُ فِي الْيَقَظَةِ أَنَّهُ جَامَعَ جِنِّيَّةً قَالَ ابْنُ نَاجِيٍّ الظَّاهِرُ أَنَّهُ لَا غُسْلَ عَلَى الرَّجُلِ وَلَا عَلَى الْمَرْأَةِ مَا لَمْ يَحْصُلْ إنْزَالٌ وَقَالَ ح الظَّاهِرُ أَنَّهُ لَا غُسْلَ عَلَيْهِمَا مَا لَمْ يَحْصُلْ إنْزَالٌ أَوْ شَكٌّ فِيهِ لِأَنَّ الشَّكَّ فِي الْإِنْزَالِ يُوجِبُ الْغُسْلَ وَاعْتَرَضَهُ الْبَدْرُ الْقَرَافِيُّ بِأَنَّ الْمُوَافِقَ لِمَذْهَبِ أَهْلِ السُّنَّةِ مِنْ أَنَّ الْجِنَّ لَهُمْ حَقِيقَةُ الِاخْتِيَالَاتِ كَمَا تَقُولُ الْحُكَمَاءُ وَأَنَّهُمْ أَجْسَامٌ نَارِيَّةٌ لَهُمْ قُوَّةُ التَّشَكُّلِ وَلِقَوْلِ مَالِكٍ بِجَوَازِ نِكَاحِ الْجِنِّ وُجُوبُ الْغُسْلِ عَلَى كُلٍّ مِنْ الرَّجُلِ وَالْمَرْأَةِ وَإِنْ لَمْ يَحْصُلْ الْإِنْزَالُ وَلَا شَكٌّ فِيهِ وَوَافَقَهُ عَلَى ذَلِكَ تِلْمِيذُهُ عج قَالَ شَيْخُنَا وَهُوَ التَّحْقِيقُ (قَوْلُهُ: وَيَجِبُ) أَيْ الْغُسْلُ عَلَى الْمُغَيَّبِ فِيهِ أَيْضًا أَيْ كَمَا يَجِبُ عَلَى الْمُغَيِّبِ اسْمُ فَاعِلٍ وَقَوْلُهُ إنْ كَانَ أَيْ الْمُغَيَّبُ فِيهِ بَالِغًا. وَحَاصِلُهُ أَنَّ الْمُغَيِّبَ إنْ كَانَ بَالِغًا وَجَبَ الْغُسْلُ عَلَيْهِ وَكَذَا عَلَى الْمُغَيَّبِ فِيهِ إنْ كَانَ بَالِغًا وَإِلَّا وَجَبَ عَلَى الْمُغَيِّبِ دُونَ الْمُغَيَّبِ

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