al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

s’il en vient, au cours de la prière, à douter d’avoir ou non accompli les ablutions, il doit impérativement interrompre l’office ; s’il est l’imam, il désigne aussitôt un remplaçant. À vrai dire, il eût été plus adéquat de placer cette question avant la clause : « non par le simple contact de l’anus », etc.

Un état d’impureté (ḥadath), qu’il soit mineur – et, à plus forte raison, majeur –, interdit à la personne qui en est affectée trois choses :

  1. la prière sous toutes ses formes, y compris la prosternation de récitation ;
  2. le tawâf ;
  3. le contact avec un exemplaire du Coran écrit en arabe – même si l’on n’y touche qu’au moyen d’un bâton –.

Il est également prohibé de porter le Musḥaf, fût-il suspendu à un cordon, lorsqu’il n’est pas placé dans une housse ; s’il est contenu dans une housse protectrice, l’autorisation fait l’objet d’une divergence.

De même, le transport du Musḥaf dans un coussin est interdit, sauf si ce coussin fait partie d’un ensemble de bagages visés par le port ; dans ce cas, la permission demeure, même si ces bagages sont portés par un non-musulman, car l’intention porte alors sur les bagages. En revanche, si l’intention vise à la fois les bagages et le Musḥaf – et plus encore si elle ne vise que le Musḥaf –, le port est prohibé. Il en va de même pour l’écriture du Coran, interdite à celui qui n’est pas en état de pureté selon l’avis prépondérant.

En revanche, l’état de ḥadath n’empêche pas de toucher ou de porter une pièce – dirham ou dinar – sur laquelle figure du Coran ; cela est permis même à celui qui se trouve en état d’impureté majeure. Il n’interdit pas davantage le contact avec un ouvrage de tafsîr ; celui-ci peut être touché, porté et consulté, même par une personne en état de janâba.

[Commentaire d’ad-Dusûqî]
– Le fait de demeurer en proie au doute annule l’ablution, que ce doute soit antérieur à l’entrée en prière ou qu’il survienne pendant celle-ci ; l’obligation de poursuivre la prière lorsque le doute apparaît en son sein est une autre question.
– Si le doute surgit après la prière, il ne nuit pas, sauf s’il s’avère qu’il y a réellement eu ḥadath. Quant au fait de continuer à douter, il ne porte pas à conséquence.
– « S’il doute, pendant la prière, d’avoir fait ses ablutions » : il s’agit d’un cas où un ḥadath certain s’était déjà produit. L’obligation d’interrompre vaut également lorsque, pendant la prière, il hésite sur l’antériorité de l’ablution ou du ḥadath, que l’un et l’autre soient certains ou fortement présumés, et même s’il souffre d’incontinence chronique, ainsi que l’ont affirmé ʿAǧ et notre maître, contrairement à l’avis de ʿUbq qui permet de poursuivre.
– Au sujet de la formule « et de même pour l’impureté majeure », il aurait été préférable de ne mentionner ici que l’impureté mineure, afin d’éviter la répétition que l’on retrouvera plus loin : « la janâba empêche ce qu’empêche l’impureté mineure ».
– L’expression « le qualificatif… » signifie que l’interdiction découle indifféremment : d’un ḥadath proprement dit, d’une cause, ou d’un autre motif. Il ne s’agit pas de dire que l’interdiction, elle-même, serait interdite, ce qui n’aurait aucun sens.
– « Sous toutes ses formes » : que la prière soit obligatoire, recommandée ou surérogatoire.
– La prosternation de récitation, ainsi que la prière funéraire, tombent donc également sous cette prohibition.
– Au sujet du « contact avec un Musḥaf », Ibn Ḥabîb rapporte que l’interdiction vaut qu’il s’agisse d’un exemplaire complet, d’une partie, d’une simple feuille comportant une portion de sourate, d’une tablette ou d’un os sur lequel le Coran est écrit ; la couverture avant d’être séparée, le bord des feuillets et les interlignes partagent la même règle.
– « Écrit en arabe » : y compris la graphie coufique.
– « et non en langue étrangère » : car, transcrit dans une autre langue, il ne s’agit plus du Coran à proprement parler mais d’une traduction ; son contact devient dès lors licite pour la personne en état d’impureté. Il en va de même pour la Torah, l’Évangile ou les Psaumes, même intacts. Néanmoins, l’avis le plus solide interdit d’écrire le Coran autrement qu’en caractères arabes, tout comme il est prohibé de le réciter dans une autre langue, conformément à la parole divine : « … en une langue arabe claire » (Les Poètes, 195).
– Voir Ibn … au sujet des talismans composés uniquement de chiffres indiens correspondant aux lettres pour la bénédiction.
– L’interdiction, pour le non-purifié, de toucher un Coran écrit en arabe ne vaut que s’il ne craint ni noyade, ni incendie, ni saisie par un mécréant ; dans ces cas d’urgence, il lui est permis de le saisir, même en état de janâba. Il semble également permis, selon notre maître, d’écrire des versets sur un support destiné à être chauffé puis fumigé lorsqu’il s’agit d’un remède et qu’il n’existe pas d’alternative.
– « … fût-ce au moyen d’un bâton » : a fortiori à travers tout intermédiaire. Les ḥanafites autorisent même ce contact, et, selon l’une de leurs opinions, ils limitent l’interdiction au toucher direct des caractères.
– « sinon, l’autorisation constitue l’une des deux opinions » : la seconde étant l’interdiction ; notre maître incline vers cette dernière. Le désaccord ne vise que le Musḥaf complet abrité dans une housse.
– Pour une partie de Coran ainsi protégée, il est unanimement permis de la porter.
– « … ou dans un coussin » : c’est-à-dire s’il le soulève avec le coussin, le siège ou l’oreiller sur lequel il repose. Les shâfiʿites interdisent de toucher le siège pendant qu’on y est assis ; notre école adopte une voie moyenne : nous interdisons de porter le Musḥaf avec le siège, mais non de toucher ce dernier, contrairement aux shâfiʿites, et nous n’autorisons pas, comme les ḥanafites, le contact et le port à l’aide du siège.
– L’exception « à moins qu’il ne le transporte avec des bagages » signifie qu’il le porte conjointement avec ceux-ci.
– Si l’intention, dans ce cas, porte à la fois sur les bagages et sur le Musḥaf – et plus encore sur le Musḥaf seul –, le port est prohibé ; tel est l’avis adopté, contrairement à Ibn al-Ḥâjib qui autorise lorsque l’intention porte sur les deux.
– « selon l’avis prépondérant » : à l’opposé de l’opinion qui permettrait au non-purifié d’écrire le Coran en raison de la difficulté qu’il y aurait à renouveler continuellement les ablutions.
– « … ni un tafsîr » : le toucher, le porter et le consulter sont permis au non-purifié, même en état de janâba, car le but premier du tafsîr est la compréhension des sens du Coran, non sa psalmodie. Cela demeure valable même si l’ouvrage contient de longs passages coraniques successifs, pour peu que l’on vise ces passages en le touchant, comme l’a indiqué Ibn Marzûq, contrairement à Ibn ʿArafah qui interdit le contact de tels tafsîrs lorsque l’on en vise les versets mêmes.

وَلَوْ شَكَّ فِيهَا هَلْ تَوَضَّأَ أَوْ لَا لَوَجَبَ الْقَطْعُ، وَاسْتَخْلَفَ إنْ كَانَ إمَامًا وَالْأَنْسَبُ تَقْدِيمُ هَذِهِ الْمَسْأَلَةِ عَلَى قَوْلِهِ لَا بِمَسِّ دُبُرٍ إلَخْ (وَمَنَعَ حَدَثٌ) أَصْغَرُ وَكَذَا أَكْبَرُ وَسَيَأْتِي أَيْ الْوَصْفُ الْقَائِمُ بِالشَّخْصِ ثَلَاثَةَ أُمُورٍ (صَلَاةً) بِجَمِيعِ أَنْوَاعِهَا وَمِنْهَا سُجُودُ التِّلَاوَةِ (وَطَوَافًا وَمَسَّ مُصْحَفٍ) كُتِبَ بِالْعَرَبِيِّ لَا بِالْعَجَمِيِّ إنْ مَسَّهُ بِعُضْوٍ بَلْ (وَإِنْ) مَسَّهُ (بِقَضِيبٍ) أَيْ عُودٍ (وَ) مَنَعَ (حَمْلَهُ وَإِنْ بِعِلَاقَةٍ) إنْ لَمْ يُجْعَلْ حِرْزًا وَإِلَّا جَازَ عَلَى أَحَدِ الْقَوْلَيْنِ (أَوْ) وَإِنْ حَمَلَهُ فِي (وِسَادَةٍ) مُثَلَّثَةِ الْوَاوِ (إلَّا) أَنْ يَحْمِلَهُ (بِأَمْتِعَةٍ قُصِدَتْ) فَيَجُوزُ (وَإِنْ) حُمِلَتْ (عَلَى كَافِرٍ) لِأَنَّ الْمَقْصُودَ مَا فِيهِ الْمُصْحَفُ مِنْ الْأَمْتِعَةِ أَمَّا إنْ قُصِدَا مَعًا وَأَوْلَى إنْ قُصِدَ الْمُصْحَفُ فَقَطْ بِالْحَمْلِ مُنِعَ وَمِثْلُ الْمَسِّ وَالْحَمْلِ كَتْبُهُ فَلَا يَجُوزُ لِلْمُحْدِثِ عَلَى الرَّاجِحِ (لَا) يَمْنَعُ الْحَدَثُ مَسَّ وَحَمْلَ (دِرْهَمٍ) أَوْ دِينَارٍ فِيهِ قُرْآنٌ فَيَجُوزُ مَسُّهُ وَحَمْلُهُ لِلْمُحْدِثِ وَلَوْ أَكْبَرَ (وَ) لَا (تَفْسِيرٍ) فَيَجُوزُ وَلَوْ لِجُنُبٍ ــ [حاشية الدسوقي] الْحَدَثِ يَبْطُلُ وُضُوءُهُ إذَا اسْتَمَرَّ عَلَى شَكِّهِ كَانَ الشَّكُّ قَبْلَ الدُّخُولِ فِي الصَّلَاةِ أَوْ فِيهَا وَوُجُوبُ التَّمَادِي إذَا حَصَلَ الشَّكُّ فِيهَا شَيْءٌ آخَرُ. وَأَمَّا إذَا حَصَلَ الشَّكُّ بَعْدَهَا فَلَا يَضُرُّ إلَّا إذَا تَبَيَّنَ الْحَدَثَ. وَأَمَّا اسْتِمْرَارُهُ عَلَى شَكِّهِ فَلَا يَضُرُّ (قَوْلُهُ: وَلَوْ شَكَّ فِيهَا هَلْ تَوَضَّأَ) أَيْ بَعْدَ حُصُولِ الْحَدَثِ الْمُحَقَّقِ وَمِثْلُ هَذَا فِي وُجُوبِ الْقَطْعِ مَا إذَا شَكَّ فِيهَا فِي السَّابِقِ مِنْهُمَا بَعْدَ تَحَقُّقِهِمَا أَوْ ظَنِّهِمَا أَوْ تَحَقُّقِ أَحَدِهِمَا وَظَنِّ الْآخَرِ وَلَوْ كَانَ مُسْتَنْكِحًا كَمَا جَزَمَ بِهِ عج وَارْتَضَاهُ شَيْخُنَا خِلَافًا لِمَا فِي عبق مِنْ التَّمَادِي. (قَوْلُهُ: وَكَذَا أَكْبَرُ إلَخْ) الْأَوْلَى تَخْصِيصُهُ بِالْأَصْغَرِ لِئَلَّا يَتَكَرَّرَ مَعَ قَوْلِهِ الْآتِي وَتَمْنَعُ الْجَنَابَةُ مَوَانِعَ الْأَصْغَرِ (قَوْلُهُ: أَيْ الْوَصْفُ إلَخْ) أَيْ سَوَاءٌ كَانَ تَرَتُّبُهُ مِنْ أَجْلِ حَدَثٍ أَيْ خَارِجٍ مُعْتَادٍ أَوْ مِنْ أَجْلِ سَبَبٍ أَوْ مِنْ أَجْلِ غَيْرِهِمَا وَلَيْسَ الْمُرَادُ بِهِ الْمَنْعَ الْمُتَرَتِّبَ؛ لِأَنَّ الْمَنْعَ هُوَ الْحُرْمَةُ وَلَا مَعْنَى لِكَوْنِ الْحُرْمَةِ تُمْنَعُ عَلَى أَنَّهُ يَصِيرُ فِي الْكَلَامِ تَهَافُتٌ (قَوْلُهُ: بِجَمِيعِ أَنْوَاعِهَا) أَيْ سَوَاءٌ كَانَتْ فَرْضًا أَوْ سُنَّةً أَوْ نَفْلًا (قَوْلُهُ: وَمِنْهَا سُجُودُ التِّلَاوَةِ) أَيْ وَكَذَا الصَّلَاةُ عَلَى الْجِنَازَةِ فَيَحْرُمُ فِعْلُهُمَا مَعَ وُجُودِ الْحَدَثِ الْمَذْكُورِ (قَوْلُهُ: وَمَسَّ مُصْحَفٍ) قَالَ ح نَقْلًا عَنْ ابْنِ حَبِيبٍ سَوَاءٌ كَانَ مُصْحَفًا جَامِعًا أَوْ جُزْءًا أَوْ وَرَقَةً فِيهَا بَعْضُ سُورَةٍ أَوْ لَوْحًا أَوْ كَتِفًا مَكْتُوبَةً اهـ وَلِجِلْدِ الْمُصْحَفِ قَبْلَ انْفِصَالِهِ مِنْهُ حُكْمُهُ وَأَحْرَى طَرَفُ الْمَكْتُوبِ وَمَا بَيْنَ الْأَسْطُرِ (قَوْلُهُ: كُتِبَ بِالْعَرَبِيِّ) أَيْ وَمِنْهُ الْكُوفِيُّ (قَوْلُهُ: لَا بِالْعَجَمِيِّ) أَيْ وَأَمَّا لَوْ كُتِبَ بِالْعَجَمِيِّ لَجَازَ لِلْمُحْدِثِ مَسُّهُ؛ لِأَنَّهُ لَيْسَ بِقُرْآنٍ بَلْ هُوَ تَفْسِيرٌ لِلْقُرْآنِ كَذَا فِي ح كَمَا يَجُوزَ لِلْمُحْدِثِ مَسُّ التَّوْرَاةِ وَالْإِنْجِيلِ وَالزَّبُورِ وَلَوْ كَانَتْ غَيْرَ مُبَدَّلَةٍ وَالْأَقْرَبُ مَنْعُ كَتْبِ الْقُرْآنِ بِغَيْرِ الْقَلَمِ الْعَرَبِيِّ كَمَا تَحْرُمُ قِرَاءَتُهُ بِغَيْرِ لِسَانِ الْعَرَبِ لِقَوْلِهِمْ الْقَلَمُ أَحَدُ اللِّسَانَيْنِ وَالْعَرَبُ لَا تَعْرِفُ قَلَمًا غَيْرَ الْعَرَبِيِّ وَقَدْ قَالَ اللَّهُ تَعَالَى {بِلِسَانٍ عَرَبِيٍّ مُبِينٍ} [الشعراء: ١٩٥] اُنْظُرْ بْن وَمَا يَقَعُ مِنْ التَّمَائِمِ وَالْأَوْفَاقِ يُقْصَدُ بِهِ مُجَرَّدُ التَّبَرُّكِ بِالْأَعْدَادِ الْهِنْدِيَّةِ الْمُوَافِقَةِ لِلْحُرُوفِ قَالَهُ بَعْضُهُمْ وَمَحَلُّ امْتِنَاعِ مَسِّ الْمُحْدِثِ لِلْقُرْآنِ الْمَكْتُوبِ بِالْعَرَبِيِّ مَا لَمْ يَخَفْ عَلَيْهِ الْغَرَقَ أَوْ الْحَرْقَ أَوْ اسْتِيلَاءَ يَدِ كَافِرٍ عَلَيْهِ وَإِلَّا جَازَ لَهُ مَسُّهُ وَلَوْ كَانَ جُنُبًا وَالظَّاهِرُ كَمَا قَالَ شَيْخُنَا جَوَازُ كَتْبِهِ لِلسُّخُونَةِ وَتَبْخِيرِ مَنْ هِيَ بِهِ بِمَا كَتَبَ اللَّازِمَ مِنْهُ حَرَقَهُ حَيْثُ حَصَلَ الدَّوَاءُ بِذَلِكَ وَإِنْ لَمْ يَتَعَيَّنْ ذَلِكَ طَرِيقًا (قَوْلُهُ: وَإِنْ بِقَضِيبٍ) وَأَوْلَى بِحَائِلٍ وَأَجَازَهُ الْحَنَفِيَّةُ بَلْ عِنْدَهُمْ قَوْلٌ بِقَصْرِ الْحُرْمَةِ عَلَى مَسِّ النُّقُوشِ (قَوْلُهُ: وَإِلَّا جَازَ عَلَى أَحَدِ الْقَوْلَيْنِ) أَيْ وَالثَّانِي بِالْمَنْعِ وَظَاهِرُ ح تَسَاوِي الْقَوْلَيْنِ وَاسْتَظْهَرَ شَيْخُنَا الْقَوْلَ بِالْمَنْعِ وَالْخِلَافُ فِي حَمْلِ الْكَامِلِ الَّذِي جُعِلَ حِرْزًا. وَأَمَّا غَيْرُ الْكَامِلِ الَّذِي جُعِلَ حِرْزًا فَيَجُوزُ حَمْلُهُ قَوْلًا وَاحِدًا (قَوْلُهُ: أَوْ وِسَادَةٍ) أَيْ أَوْ حَمَلَهُ بِالْوِسَادَةِ الَّتِي هُوَ عَلَيْهَا كَالْكُرْسِيِّ وَالْمِخَدَّةِ الْمَجْعُولِ فَوْقَهَا وَقَدْ حَرَّمَ الشَّافِعِيَّةُ مَسَّ كُرْسِيِّهِ وَهُوَ عَلَيْهِ وَمَذْهَبُنَا وَسَطٌ وَهُوَ مَنْعُ حَمْلِهِ بِالْكُرْسِيِّ لَا مَسُّ الْكُرْسِيِّ كَمَا يَقُولُ الشَّافِعِيَّةُ وَلَا جَوَازُ مَسِّ الْكُرْسِيِّ وَحَمْلِهِ بِهِ كَمَا يَقُولُ الْحَنَفِيَّةُ (قَوْلُهُ: إلَّا أَنْ يَحْمِلَهُ بِأَمْتِعَةٍ) أَيْ مَعَهَا (قَوْلُهُ: أَمَّا إنْ قُصِدَا مَعًا) أَيْ بِالْحَمْلِ وَقَوْلُهُ مُنِعَ أَيْ مُنِعَ حَمْلُ الْمُحْدِثِ لَهُ وَلَوْ كَانَ غَيْرَ كَافِرٍ وَمَا ذَكَرَهُ مِنْ الْمَنْعِ فِي الصُّورَةِ الْأُولَى هُوَ الْمُرْتَضَى وَمُقَابِلُهُ مَا لِابْنِ الْحَاجِبِ مِنْ الْجَوَازِ حَيْثُ قُصِدَا مَعًا وَجَعَلَ مَحَلَّ الْمَنْعِ إذَا كَانَ هُوَ الْمَقْصُودُ فَقَطْ (قَوْلُهُ: عَلَى الرَّاجِحِ) أَيْ خِلَافًا لتت حَيْثُ أَجَازَ كَتْبَهُ لِلْمُحْدِثِ لِمَشَقَّةِ الْوُضُوءِ كُلَّ سَاعَةٍ. (قَوْلُهُ: وَلَا تَفْسِيرٍ فَيَجُوزُ) أَيْ مَسُّهُ وَحَمْلُهُ وَالْمُطَالَعَةُ فِيهِ لِلْمُحْدِثِ وَلَوْ كَانَ جُنُبًا؛ لِأَنَّ الْمَقْصُودَ مِنْ التَّفْسِيرِ مَعَانِي الْقُرْآنِ لَا تِلَاوَتُهُ وَظَاهِرُهُ وَلَوْ كُتِبَتْ فِيهِ آيَاتٌ كَثِيرَةٌ مُتَوَالِيَةٌ وَقَصَدَهَا بِالْمَسِّ وَهُوَ كَذَلِكَ كَمَا قَالَ ابْنُ مَرْزُوقٍ خِلَافًا لِابْنِ عَرَفَةَ الْقَائِلِ بِمَنْعِ مَسِّ تِلْكَ التَّفَاسِيرِ الَّتِي فِيهَا الْآيَاتُ الْكَثِيرَةُ مُتَوَالِيَةً مَعَ قَصْدِ

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