al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

« … ainsi qu’après avoir bu du lait, ou tout autre aliment laissant une pellicule grasse. Il est recommandé d’effectuer ce lavage avec une substance qui élimine l’odeur, telle que l’ushnân, le savon ou le ghassoul ; il est en revanche réprouvé d’employer un produit comestible, comme la farine de lupin.

Il est pareillement recommandé de renouveler les ablutions en vue d’une prière — même surérogatoire — ou d’un tawâf, et non pour d’autres actes, tel le simple fait de toucher le Musḥaf, à condition toutefois d’avoir déjà accompli avec ces ablutions une prière — fût-elle surérogatoire — ou un acte subordonné à l’état de pureté, tel le tawâf ou, selon l’opinion la plus solide, le contact avec le Musḥaf. Si, au contraire, on n’a ni prié ni réalisé un acte exigeant la pureté, le renouvellement n’est pas admis : il est soit blâmé, soit interdit, comme l’ont rapporté les docteurs.

Si, au cours de la prière, un doute survient quant à la rupture éventuelle de l’état de pureté avant ou après l’entrée en prière, alors même qu’on y est entré certain de son ablution, il faut poursuivre la prière. Si l’on découvre ensuite — pendant la prière ou après l’avoir terminée — que la pureté était effectivement intacte, il n’est pas nécessaire de la reprendre, puisqu’elle demeure valide en réalité. En revanche, si le doute persiste, on la recommence, car l’ablution est alors considérée comme rompue ; les fidèles qui prient derrière l’imam n’ont pas à la refaire, tout comme lorsqu’il prie en oubliant son ḥadath. Si le doute apparaît avant l’entrée en prière, il est interdit de la commencer : l’ablution est tenue pour annulée du seul fait du doute, jusqu’à preuve du contraire. Le doute qui se manifeste une fois la prière entamée ne l’invalide pas, car la certitude initiale de la pureté fait pencher la balance en faveur de la prière.

[Commentaire d’ad-Dusûqî]
Le hadith emploie pour ce lavage le terme même de « wuduʾ » : « L’ablution avant le repas est une bénédiction, et celle qui le suit efface les fautes vénielles. »

– « … ainsi que le lait » : l’énoncé est absolu. Ibn ʿUmar l’a toutefois restreint au lait frais, seul réellement gras ; pour les autres sortes de lait, la prescription perd toute portée. L’avis retenu, selon notre maître, ne pose toutefois aucune restriction.

– « Et tout aliment gras » : autrement dit toute matière huileuse, comme les différents plats cuisinés. Quant aux aliments dépourvus de graisse — dattes, farine grillée ou toute nourriture sèche qu’un simple essuyage suffit à éliminer —, aucun lavage des mains ni de la bouche n’est requis.

– « Il est réprouvé… » : c’est-à-dire de se laver avec un produit alimentaire. L’auteur cite la farine de lupin ; à plus forte raison la farine de lentille ou de fève. Le lupin appartient en effet aux légumineuses, qui sont un aliment. Les shâfiʿites, en revanche, autorisent l’usage de cette farine, car elle n’est pas comptée chez eux comme nourriture.

– « Il est recommandé de renouveler l’ablution… » : en résumé, lorsqu’on a accompli avec son ablution un acte exigeant la pureté — prière obligatoire ou surérogatoire, tawâf ou contact avec le Coran —, il est recommandé de la renouveler si l’on veut ensuite prier, même surérogatoire, ou accomplir un tawâf ; non si l’on veut simplement toucher le Musḥaf ou réciter à voix haute, précise l’imâm Aḥmad az-Zarqânî. Il convient alors de considérer l’intention portée par cette ablution renouvelée : le fait de ne pas la prendre en compte au cas où il apparaîtrait qu’il y a eu ḥadath montre qu’on doit y viser la seule recherche du mérite supplémentaire. Apparemment, on ne peut l’intentionner comme obligatoire ; si on le fait et qu’il s’avère qu’il y avait ḥadath, cette ablution est nulle. Si aucun ḥadath n’est avéré, l’intention d’obligation suffit, comme pour celui qui croit qu’une sunna est un devoir ou que chacun des éléments de la prière est obligatoire.

– « S’il a déjà prié avec elle » : c’est-à-dire s’il a auparavant prié avec cette ablution.

– « Et n’a rien fait qui requière la pureté » : soit qu’il n’ait rien fait du tout, soit qu’il ait accompli un acte ne nécessitant pas la pureté, comme la récitation du Coran à voix haute, la visite d’un saint ou d’un gouverneur.

– « Le renouvellement n’est pas permis » : à moins qu’il n’ait d’abord lavé chaque membre une ou deux fois ; il lui est alors loisible de compléter jusqu’à trois. Au-delà, les avis divergent : est-ce simplement réprouvé ou formellement interdit ? On n’objectera pas que ce renouvellement entraîne la réprobation attachée à la répétition de l’onction de la tête avec une eau nouvelle, car, comme l’a indiqué Ibn al-Munîr, cette réprobation ne vaut que lorsque l’ordre prescrit n’est pas respecté ; or ici, la répétition n’a pour but que d’observer l’ordre entre les membres du wuduʾ.

– « Selon la divergence mentionnée » : c’est-à-dire au sujet de la quatrième onction : est-elle réprouvée ou interdite ? L’avis prépondérant est qu’elle est réprouvée.

– « S’il doute pendant la prière… » : le mot « doute » signifie ici ce qui s’oppose à la certitude ; il englobe donc la présomption, même forte. Ainsi, celui qui pense pendant la prière que son ablution est peut-être rompue est soumis à la même règle que celui qui hésite : il doit poursuivre la prière. Quant à la simple imagination, elle est a fortiori sans effet, comme lorsqu’elle se produit hors de la prière.

– « Entré certain de sa pureté » : autrement dit avec ablution. La phrase « la pureté s’est-elle rompue avant d’entrer en prière ? » précise la nature du doute qui l’a atteint après son entrée.

– « … ou non » : c’est-à-dire qu’il est possible que sa pureté ne se soit pas rompue et subsiste telle quelle.

– « Il doit poursuivre » : ainsi l’ont rapporté Ibn Rushd et d’autres, par préférence pour la poursuite de l’acte cultuel ; cette obligation n’est pas explicite dans les mots de l’auteur, mais elle est bien attestée.

– « Puis, s’il apparaît que la pureté… » : que ce soit avec certitude ou forte présomption.

– « Il ne recommence pas sa prière » : c’est l’avis de Mālik et d’Ibn al-Qāsim, à l’encontre d’Ashhab et Sahnūn, qui la jugent invalide dès le doute, sans qu’il faille poursuivre.

– « Si le doute persiste… » : a fortiori s’il devient certain qu’il y a eu ḥadath, la prière doit être refaite.

– « Comme celui qui oublie » : c’est-à-dire comme l’imam qui prie en état de ḥadath par oubli ; les fidèles n’ont pas à recommencer, conformément au principe selon lequel toute prière invalide pour l’imam l’est aussi pour ceux qui le suivent, sauf dans le cas d’un ḥadath antérieur à la prière et oublié.

– « S’il doute avant d’y entrer… » : comme il a été dit plus haut.

– « Il ne lui est pas permis d’y entrer » : Ibn Rushd explique, dans le Bayān, que celui qui doute pendant la prière le fait après y être entré ; il ne peut donc se retirer qu’à la certitude. Celui qui doute hors de la prière le fait avant d’y entrer ; il ne peut donc y entrer qu’avec une pureté certaine.

– « Si elle n’est pas invalidée… » : la première raison est qu’il est obligatoire de poursuivre et de ne pas interrompre lorsque le doute survient pendant la prière, etc. Reste le cas où le doute naît après avoir terminé la prière : il n’y a alors rien à faire, sauf s’il devient certain qu’il y a eu ḥadath. Il ressort de tout cela que celui qui est sûr de sa pureté et se met à douter de…»

(وَلَبَنٍ) وَسَائِرُ مَا فِيهِ مِنْ دُسُومَةٍ وَيُنْدَبُ أَنْ يَكُونَ بِمَا يَقْطَعُ الرَّائِحَةَ كَأُشْنَانٍ وَصَابُونٍ وَغَاسُولٍ وَيُكْرَهُ بِمَا فِيهِ طَعَامٌ كَدَقِيقِ التُّرْمُسِ (وَ) نُدِبَ (تَجْدِيدُ وُضُوءٍ) لِصَلَاةٍ وَلَوْ نَافِلَةً أَوْ طَوَافٍ لَا لِغَيْرِهِمَا كَمَسِّ مُصْحَفٍ (إنْ صَلَّى بِهِ) وَلَوْ نَفْلًا أَوْ فَعَلَ بِهِ مَا يَتَوَقَّفُ عَلَى طَهَارَةٍ كَطَوَافٍ وَمَسِّ مُصْحَفٍ عَلَى الرَّاجِحِ فَلَوْ لَمْ يُصَلِّ بِهِ وَلَمْ يَفْعَلْ بِهِ مَا يَتَوَقَّفُ عَلَى طَهَارَةٍ لَمْ يَجُزْ التَّجْدِيدُ أَيْ يُكْرَهُ أَوْ يُمْنَعُ عَلَى الْخِلَافِ الْمُتَقَدِّمِ (وَلَوْ شَكَّ) أَيْ طَرَأَ عَلَيْهِ الشَّكُّ (فِي) أَثْنَاءِ (صَلَاتِهِ) بَعْدَ أَنْ دَخَلَهَا جَازِمًا بِالطُّهْرِ هَلْ نُقِضَ قَبْلَ دُخُولِهَا أَوْ هَلْ نُقِضَ بَعْدُ أَوْ لَا وَجَبَ عَلَيْهِ التَّمَادِي فِيهِمَا (ثُمَّ) إذَا (بَانَ) أَيْ ظَهَرَ لَهُ (الطُّهْرُ) فِيهَا أَوْ بَعْدَهَا (لَمْ يُعِدْ) صَلَاتَهُ لِبَقَاءِ الطَّهَارَةِ فِي نَفْسِ الْأَمْرِ، فَإِنْ اسْتَمَرَّ عَلَى شَكِّهِ أَعَادَهَا لِنَقْضِ وُضُوئِهِ وَلَا يُعِيدُ مَأْمُومُهُ كَالنَّاسِي وَلَوْ شَكَّ قَبْلَ الدُّخُولِ فِيهَا لَمْ يَجُزْ لَهُ دُخُولُهَا لِانْتِقَاضِ وُضُوئِهِ بِمُجَرَّدِ الشَّكِّ مَا لَمْ يَتَبَيَّنْ لَهُ الطُّهْرُ وَإِنَّمَا لَمْ تَبْطُلْ إنْ طَرَأَ فِيهَا لِأَنَّ دُخُولَهَا جَازِمًا بِالطُّهْرِ قَوَّى جَانِبَ الصَّلَاةِ ــ [حاشية الدسوقي] أَطْلَقَ عَلَى ذَلِكَ اسْمَ الْوُضُوءِ فِي حَدِيثِ «الْوُضُوءُ قَبْلَ الطَّعَامِ بَرَكَةٌ وَبَعْدَهُ يَنْفِي اللَّمَمَ» (قَوْلُهُ: وَلَبَنٌ) ظَاهِرُهُ مُطْلَقًا وَقَيَّدَهُ ابْنُ عُمَرَ بِالْحَلِيبِ؛ لِأَنَّهُ هُوَ الَّذِي فِيهِ دَسَمٌ. وَأَمَّا غَيْرُهُ فَهُوَ بِمَنْزِلَةِ الْعَدَمِ وَالْمُعْتَمَدُ عَدَمُ التَّقْيِيدِ كَمَا قَالَهُ شَيْخُنَا (قَوْلُهُ: وَسَائِرُ مَا فِيهِ دُسُومَةٌ) أَيْ وَدَكٌ كَالطَّبِيخِ بِأَنْوَاعِهِ، وَأَمَّا الطَّعَامُ الَّذِي لَا دُسُومَةَ فِيهِ كَالتَّمْرِ وَالسَّوِيقِ وَالشَّيْءِ الْجَافِّ الَّذِي يُذْهِبُهُ أَدْنَى الْمَسْحِ فَلَا يُطْلَبُ فِيهِ غَسْلُ فَمٍ وَلَا يَدٍ (قَوْلُهُ: وَيُكْرَهُ) أَيْ الْغَسْلُ بِمَا فِيهِ طَعَامٌ وَقَوْلُهُ كَدَقِيقِ التُّرْمُسِ أَيْ وَأَوْلَى دَقِيقُ الْعَدَسِ أَوْ الْفُولِ وَإِنَّمَا كَانَ دَقِيقُ التُّرْمُسِ طَعَامًا؛ لِأَنَّ التُّرْمُسَ مِنْ الْقَطَانِيِّ وَهِيَ طَعَامٌ وَأَجَازَ الشَّافِعِيَّةُ الْغُسْلَ بِدَقِيقِ التُّرْمُسِ؛ لِأَنَّهُ لَيْسَ بِطَعَامٍ عِنْدَهُمْ. (قَوْلُهُ: وَنُدِبَ تَجْدِيدُ وُضُوءٍ إلَخْ) حَاصِلُهُ أَنَّهُ إذَا فَعَلَ بِالْوُضُوءِ مَا يَتَوَقَّفُ عَلَى طَهَارَةٍ كَصَلَاةِ فَرِيضَةٍ أَوْ نَافِلَةٍ وَطَوَافٍ وَمَسِّ مُصْحَفٍ، فَإِنَّهُ يُنْدَبُ لَهُ أَنْ يُجَدِّدَهُ إذَا أَرَادَ الصَّلَاةَ بَعْدَ ذَلِكَ وَلَوْ نَافِلَةً أَوْ أَرَادَ الطَّوَافَ لَا إنْ أَرَادَ مَسَّ الْمُصْحَفِ أَوْ الْقِرَاءَةَ ظَاهِرًا قَالَ الشَّيْخُ أَحْمَدُ الزَّرْقَانِيُّ وَانْظُرْ مَا الَّذِي يَنْوِيهِ بِهَذَا الْوُضُوءِ الْمُجَدَّدِ وَاَلَّذِي يُفْهَمُ مِنْ عَدَمِ الِاعْتِدَادِ بِالْمُجَدَّدِ إذَا تَبَيَّنَ حَدَثُهُ أَنْ يَنْوِيَ الْفَضِيلَةَ وَظَاهِرُهُ أَنَّهُ لَيْسَ لَهُ أَنْ يَنْوِيَ بِهِ الْفَرِيضَةَ، فَإِنْ نَوَاهَا كَانَ الْمُجَدَّدُ بَاطِلًا أَيْ إذَا تَبَيَّنَ حَدَثُهُ، فَإِنْ لَمْ يَتَبَيَّنْ ذَلِكَ كَانَتْ نِيَّةُ الْفَرِيضَةِ كَافِيَةً فِي التَّجْدِيدِ كَمَنْ اعْتَقَدَ أَنَّ السُّنَّةَ فَرْضٌ أَوْ الصَّلَاةَ كُلَّهَا فَرَائِضُ (قَوْلُهُ: إنْ صَلَّى بِهِ) أَيْ إنْ كَانَ قَدْ صَلَّى بِهِ فِيمَا مَضَى (قَوْلُهُ: وَلَمْ يَفْعَلْ بِهِ مَا يَتَوَقَّفُ عَلَى طَهَارَةٍ) أَيْ بِأَنْ لَمْ يَفْعَلْ بِهِ شَيْئًا أَصْلًا أَوْ فَعَلَ بِهِ فِعْلًا لَا يَتَوَقَّفُ عَلَى طَهَارَةٍ كَقِرَاءَةِ الْقُرْآنِ ظَاهِرًا أَوْ زِيَارَةِ وَلِيٍّ أَوْ دُخُولٍ عَلَى أَمِيرٍ (قَوْلُهُ: لَمْ يَجُزْ التَّجْدِيدُ) أَيْ مَا لَمْ يَكُنْ تَوَضَّأَ أَوَّلًا وَاحِدَةً وَاحِدَةً أَوْ اثْنَتَيْنِ اثْنَتَيْنِ فَلَهُ أَنْ يُجَدِّدَ بِحَيْثُ يُكْمِلُ الثَّلَاثَ وَمَا زَادَ عَلَى ذَلِكَ فَهَلْ يُكْرَهُ أَوْ يُمْنَعُ خِلَافٌ وَلَا يُقَالُ: إنَّ التَّجْدِيدَ فِي هَذِهِ الْحَالَةِ يُوقِعُ فِي مَكْرُوهٍ وَهُوَ تَكْرَارُ مَسْحِ الرَّأْسِ بِمَاءٍ جَدِيدٍ؛ لِأَنَّ مَحَلَّ كَرَاهَةِ تَكْرَار مَسْحِ الرَّأْسِ بِمَاءِ جَدِيدٍ كَمَا قَالَ ابْنُ الْمُنِيرِ إذَا لَمْ يَكُنْ لِلتَّرْتِيبِ وَإِلَّا جَازَ كَمَا هُنَا، فَإِنَّهُ إنَّمَا فَعَلَ لِأَجْلِ أَنْ يُرَتِّبَ بَيْنَ غَسْلِ أَعْضَاءِ الْوُضُوءِ (قَوْلُهُ: عَلَى الْخِلَافِ الْمُتَقَدِّمِ) أَيْ فِي قَوْلِ الْمُصَنِّفِ وَهَلْ تُكْرَهُ الرَّابِعَةُ أَوْ تُمْنَعُ خِلَافٌ وَتَقَدَّمَ أَنَّ الْمُعْتَمَدَ الْكَرَاهَةُ. (قَوْلُهُ: وَلَوْ شَكَّ فِي صَلَاةٍ إلَخْ) الْمُرَادُ بِالشَّكِّ هُنَا كَمَا فِي خش مَا قَابَلَ الْجَزْمَ فَيَشْمَلُ الظَّنَّ وَلَوْ كَانَ قَوِيًّا فَمَنْ ظَنَّ النَّقْضَ وَهُوَ فِي صَلَاتِهِ، فَإِنَّ حُكْمَهُ حُكْمُ مَنْ تَرَدَّدَ فِيهِ عَلَى حَدٍّ سَوَاءٍ فِي وُجُوبِ التَّمَادِي. وَأَمَّا الْوَهْمُ فَلَا أَثَرَ لَهُ بِالْأَوْلَى مِمَّا إذَا حَصَلَ لَهُ فِي غَيْرِ الصَّلَاةِ (قَوْلُهُ: جَازِمًا بِالطُّهْرِ) أَيْ بِالْوُضُوءِ وَقَوْلُهُ هَلْ نُقِضَ أَيْ الطُّهْرُ قَبْلَ دُخُولِهَا أَوْ لَمْ يُنْقَضْ بَيَانٌ لِلشَّكِّ الَّذِي طَرَأَ عَلَيْهِ بَعْدَ أَنْ دَخَلَهَا (قَوْلُهُ: أَوْ لَا) أَيْ أَوْ لَمْ يُنْتَقَضْ طُهْرُهُ بَلْ هُوَ بَاقٍ عَلَى حَالِهِ (قَوْلُهُ: وَجَبَ عَلَيْهِ التَّمَادِي) أَيْ كَمَا قَالَ ابْنُ رُشْدٍ وَغَيْرُهُ تَرْجِيحًا لِجَانِبِ الْعِبَادَةِ وَهَذَا الْوُجُوبُ لَا يُفْهَمُ مِنْ كَلَامِ الْمُصَنِّفِ مَعَ أَنَّهُ مَنْصُوصٌ عَلَيْهِ كَمَا عَلِمْتَ (قَوْلُهُ: ثُمَّ بَانَ الطُّهْرُ) أَيْ جَزْمًا أَوْ ظَنًّا (قَوْلُهُ: لَمْ يُعِدْ صَلَاتَهُ) أَيْ عِنْدَ مَالِكٍ وَابْنِ الْقَاسِمِ خِلَافًا لِأَشْهَبَ وَسَحْنُونٍ الْقَائِلَيْنِ بِبُطْلَانِهَا بِمُجَرَّدِ الشَّكِّ وَالْقَطْعِ مِنْ غَيْرِ تَمَادٍ (قَوْلُهُ: فَإِنْ اسْتَمَرَّ عَلَى شَكِّهِ) أَيْ وَأَوْلَى إذَا تَبَيَّنَ حَدَثُهُ أَعَادَهَا (قَوْلُهُ: وَكَالنَّاسِي) أَيْ كَالْإِمَامِ إذَا صَلَّى مُحْدِثًا نَاسِيًا لِلْحَدَثِ، فَإِنَّهُ لَا إعَادَةَ عَلَى مَأْمُومِهِ لِلْقَاعِدَةِ الْمُقَرَّرَةِ أَنَّ كُلَّ صَلَاةٍ بَطَلَتْ عَلَى الْإِمَامِ بَطَلَتْ عَلَى الْمَأْمُومِ إلَّا فِي سَبْقِ الْحَدَثِ وَنِسْيَانِهِ (قَوْلُهُ: لَوْ شَكَّ قَبْلَ الدُّخُولِ فِيهَا) أَيْ كَمَا هُوَ الْفَرْعُ الْمُتَقَدِّمُ (قَوْلُهُ: لَمْ يَجُزْ لَهُ دُخُولُهَا) قَالَ ابْنُ رُشْدٍ فِي الْبَيَانِ وَالْفَرْقُ أَنَّ مَنْ شَكَّ وَهُوَ فِي الصَّلَاةِ طَرَأَ عَلَيْهِ الشَّكُّ فِيهَا بَعْدَ دُخُولِهِ فَوَجَبَ أَنْ لَا يَنْصَرِفَ عَنْهَا إلَّا بِيَقِينٍ وَمَنْ شَكَّ خَارِجَهَا طَرَأَ عَلَيْهِ الشَّكُّ فِي طَهَارَتِهِ قَبْلَ الدُّخُولِ فِي الصَّلَاةِ فَوَجَبَ أَنْ لَا يَدْخُلَهَا إلَّا بِطَهَارَةٍ مُتَيَقَّنَةٍ (قَوْلُهُ: وَإِنَّمَا لَمْ تَبْطُلْ إلَخْ) الْأُولَى وَإِنَّمَا وَجَبَ التَّمَادِي وَلَمْ يَقْطَعْ إذَا طَرَأَ فِيهَا إلَخْ بَقِيَ مَا إذَا شَكَّ بَعْدَ الْفَرَاغِ مِنْ الصَّلَاةِ فَلَا شَيْءَ عَلَيْهِ إلَّا إذَا تَبَيَّنَ لَهُ الْحَدَثُ فَعُلِمَ مِمَّا ذُكِرَ أَنَّ مَنْ تَيَقَّنَ الطَّهَارَةَ وَشَكَّ فِي

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