al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

Comment pourrait-on jamais dénombrer en détail la louange qui Lui revient (comme Il S’est loué Lui-même) ? Autrement dit : à l’instar de Sa propre louange, car Il est, exalté soit-Il, capable d’en faire l’inventaire détaillé. C’est ce que suggère la parole du Prophète – paix et salut sur lui : « Je ne puis recenser Tes louanges ; Tu es tel que Tu T’es loué Toi-même. »

(Et nous L’implorons pour la bienveillance) – le terme luṭf provient du verbe laṭafa, sur le modèle de naṣara, et signifie la douceur ; il ne dérive pas de la racine laṭufa, sur le modèle de karuma, qui évoque la subtilité.

(et l’assistance) : c’est-à-dire qu’Il nous accorde la capacité d’accomplir les actes d’obéissance, d’éviter les interdits, et de nous affranchir des affaires graves et des calamités,

(dans toutes les situations) : cette expression se rapporte à la fois à la bienveillance et à l’assistance,

(et) dans l’(état de séjour)

(de l’être humain) – c’est-à-dire lui-même ; on peut toutefois l’étendre aux autres croyants, ce qui est préférable ; l’article marque alors l’espèce –

(dans sa tombe).

[Annotation d’ad-Dusûqî]
– La négation exprime d’ordinaire l’« universalité du retrait », c’est-à-dire qu’elle s’applique à chaque individu pris isolément. Ici, cette lecture ne convient pas, puisqu’il est possible de compter de nombreuses formes de louange, a fortiori une seule. Il faut donc y voir la négation de l’universalité : la négation vise l’ensemble pris globalement, à savoir : « Je ne dénombre pas toutes les louanges qui Te sont dues dans le détail », car leurs variétés sont infinies. La formulation, en son apparence, ne s’accorde donc pas à l’intention ; elle la contredit même, puisque la négation de l’universalité implique une affirmation partielle, tandis que l’universalité de la négation emporte une négation totale.
– Sur : « Comment… » : l’interrogation est réprobatrice, signifiant l’impossibilité.
– Sur : « Il est comme Il S’est loué Lui-même » : on peut y voir une insistance sur le pronom de « –Lui », reportée à Allah ; la locution « comme Il S’est loué » devient alors qualificative de « louange », c’est-à-dire : « Je ne puis dénombrer la louange qui Lui est due, semblable à Sa propre louange, illimitée. » C’est la lecture retenue par le commentateur. On peut encore prendre « huwa » comme sujet d’une nouvelle phrase, renvoyant soit à Allah, soit à la louange. Dans le premier cas : « Allah est Celui qui S’est loué Lui-même » ou « Allah, Loueur de Lui-même » ; dans le second : « la louange qui Lui est due est semblable à celle qu’Il S’est adressée », c’est-à-dire, illimitée.
– Sur : « car Il a la capacité d’en donner le détail » : il eût été plus judicieux de dire : « … comme Sa propre louange, illimitée, quand bien même Il serait capable de la détailler » ; médite cela.
– Au sujet du hadith « Je ne puis recenser Tes louanges… » s’appliquent les mêmes analyses grammaticales qu’au propos de l’auteur, sauf la dernière hypothèse.
– Sur : « comme Tu T’es loué » : autrement dit : « à la mesure de Ta propre louange, illimitée, encore que Tu sois capable de l’énumérer ».
– Sur : « et nous Lui demandons la bienveillance… » : l’auteur emploie la première personne du singulier pour « Je ne dénombre pas », car il s’agit d’un aveu d’impuissance personnel, et la première du pluriel pour « nous demandons », la prière étant plus encline à être exaucée lorsqu’elle englobe les musulmans – ainsi est-il dit. La vérité, cependant, est que le pronom « nous » renvoie ici au seul auteur ; la participation qui favorise l’exaucement tient à l’universalité de la chose demandée, non au nombre des suppliants. En outre, cette demande réfute les mu‘tazilites, qui considèrent la bienveillance comme rationnellement obligatoire pour Allah ; si tel était le cas, il n’y aurait pas lieu de La solliciter, tout comme on ne L’implore pas pour la mort, nécessité de l’ordre habituel. Par ailleurs, si la phrase de louange est informative, la conjonction « wa » de « wa nas’aluhu » est coordinative de reprise ; elle ne peut alors lier une injonction à une informative. Si l’on tient la formule de louange pour injonctive, la conjonction coordonne alors deux phrases injonctives.
– Sur : « la subtilité » : c’est-à-dire la ténuité des parties ; ce sens n’est pas voulu ici.
– Sur : « l’assistance » : al-ʿawn, al-maʿūna et al-iʿāna sont synonymes ; ils désignent tous l’octroi de la capacité d’obéir, etc. Son ajout à la bienveillance relève de la coordination du particulier au général, car l’assistance est l’un des aspects de la bienveillance.
– Sur : « la capacité » : c’est-à-dire la création même de cette capacité.
– Sur : « les calamités » : il s’agit des épreuves pénibles qui fondent sur le serviteur et ne lui conviennent guère, dérivé de al-amm, « survenir » ; pluriel : mulimmāt.
– Sur : « dans toutes les situations » : pluriel de ḥāl. An-Nāṣir dit qu’il s’agit des « moments » ; un autre précise qu’il s’agit des états de la personne, qu’ils relèvent des qualités inhérentes ou des qualités relatives. Les premières sont celles qui résident dans la personne en tant que telles : santé, maladie, richesse, pauvreté ; les secondes n’existent qu’en relation avec quelque chose : se trouver à tel moment, en tel lieu.
– Sur : « c’est-à-dire lui-même » : lecture fondée sur l’idée que le pronom de « nas’aluhu » renvoie au seul auteur. – Sur : « on peut aussi l’entendre des autres croyants » : si l’on fait du pronom un « nous » comprenant l’auteur et les autres musulmans. Quoi qu’il en soit, l’expression « l’être humain » est une explicitation là où il y avait pronom ; l’original portait : « au moment de mon/ notre séjour ».
– Sur : « dans sa tombe ».

فَكَيْفَ يُحْصَى الثَّنَاءُ عَلَيْهَا تَفْصِيلًا (كَمَا أَثْنَى عَلَى نَفْسِهِ) أَيْ كَثَنَائِهِ عَلَى نَفْسِهِ فَإِنَّهُ فِي قُدْرَتِهِ تَعَالَى تَفْصِيلًا وَهَذَا مَأْخُوذٌ مِنْ قَوْلِهِ - عَلَيْهِ الصَّلَاةُ وَالسَّلَامُ - «لَا أُحْصِي ثَنَاءً عَلَيْك أَنْتَ كَمَا أَثْنَيْتَ عَلَى نَفْسِك» (وَنَسْأَلُهُ اللُّطْفَ) مِنْ لَطَفَ كَنَصَرَ مَعْنَاهُ الرِّفْقُ لَا مِنْ لَطُفَ كَكَرُمَ فَإِنَّ مَعْنَاهُ الدِّقَّةُ (وَالْإِعَانَةَ) أَيْ الْإِقْدَارَ عَلَى فِعْلِ الطَّاعَاتِ وَتَرْكِ الْمَنْهِيَّاتِ وَالتَّخَلُّصِ مِنْ الْمُهِمَّاتِ وَالْمُلِمَّاتِ (فِي جَمِيعِ الْأَحْوَالِ) تَنَازَعَهُ كُلٌّ مِنْ اللُّطْفِ وَالْإِعَانَةِ (وَ) فِي (حَالِ حُلُولِ) يَعْنِي مُكْثِ (الْإِنْسَانِ) يَعْنِي نَفْسَهُ وَيُحْتَمَلُ وَغَيْرُهُ مِنْ الْمُؤْمِنِينَ وَهُوَ أَوْلَى فَاللَّامُ لِلْجِنْسِ عَلَى هَذَا (فِي رَمْسِهِ) أَيْ قَبْرِهِ ــ [حاشية الدسوقي] النَّفْيِ تُفِيدُ عُمُومَ السَّلْبِ أَيْ تَسَلُّطَ النَّفْيِ عَلَى كُلِّ فَرْدٍ وَهَذَا غَيْرُ صَحِيحٍ هُنَا؛ لِأَنَّهُ يُمْكِنُ عَدُّ أَفْرَادٍ كَثِيرَةٍ مِنْ أَفْرَادِ الثَّنَاءِ فَضْلًا عَنْ ثَنَاءٍ وَاحِدٍ فَتَعَيَّنَ أَنَّ الْمُرَادَ مِنْ اللَّفْظِ إنَّمَا هُوَ سَلْبُ الْعُمُومِ وَهُوَ تَسَلُّطُ النَّفْيِ عَلَى مَجْمُوعِ الْأَفْرَادِ أَيْ لَا أَعُدُّ كُلَّ ثَنَاءٍ عَلَيْك تَفْصِيلًا؛ لِأَنَّ الثَّنَاءَ عَلَيْك أَفْرَادُهُ لَا تَتَنَاهَى فَاللَّفْظُ لَا يُوَافِقُ الْمُرَادَ مِنْهُ بَلْ يُنَاقِضُهُ؛ لِأَنَّ سَلْبَ الْعُمُومِ يَتَضَمَّنُ إثْبَاتًا جُزْئِيًّا وَعُمُومُ السَّلْبِ يَتَضَمَّنُ سَلْبًا كُلِّيًّا. (قَوْلُهُ: فَكَيْفَ يُحْصَى إلَخْ) اسْتِفْهَامٌ إنْكَارِيٌّ بِمَعْنَى النَّفْيِ أَنْ لَا يُمْكِنَ ذَلِكَ (قَوْلُهُ: هُوَ كَمَا أَثْنَى عَلَى نَفْسِهِ) يَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ هُوَ تَأْكِيدًا لِلضَّمِيرِ فِي عَلَيْهِ فَهُوَ رَاجِعٌ لِلَّهِ كَضَمِيرِ عَلَيْهِ فَقَوْلُهُ كَمَا أَثْنَى عَلَى نَفْسِهِ صِفَةٌ لِثَنَاءٍ أَيْ لَا أُحْصِي ثَنَاءً عَلَيْهِ مِثْلَ ثَنَائِهِ عَلَى نَفْسِهِ فِي عَدَمِ التَّنَاهِي، وَهَذَا الِاحْتِمَالُ هُوَ مَا سَلَكَهُ الشَّارِحُ وَيَحْتَمِلُ أَنْ يَكُونَ هُوَ مُبْتَدَأً وَحِينَئِذٍ يَصِحُّ رُجُوعُهُ إلَى اللَّهِ وَإِلَى الثَّنَاءِ، فَإِنْ رَجَعَ لِلَّهِ تَعَالَى فَقَوْلُهُ كَمَا أَثْنَى عَلَى نَفْسِهِ خَبَرُهُ وَالْكَافُ فِيهِ زَائِدَةٌ، وَمَا إمَّا مَوْصُولَةٌ أَوْ مَصْدَرِيَّةٌ وَالْمَصْدَرُ بِمَعْنَى اسْمِ الْفَاعِلِ وَالتَّقْدِيرُ: اللَّهُ الَّذِي أَثْنَى عَلَى نَفْسِهِ أَوْ اللَّهُ مُثْنٍ عَلَى نَفْسِهِ وَيَصِحُّ رُجُوعُهُ لِلثَّنَاءِ وَهُوَ مُبْتَدَأٌ خَبَرُهُ كَمَا أَيْضًا أَيْ الثَّنَاءُ الَّذِي يَسْتَحِقُّهُ مِثْلُ الثَّنَاءِ الَّذِي أَثْنَاهُ عَلَى نَفْسِهِ أَوْ مِثْلُ ثَنَائِهِ عَلَى نَفْسِهِ فِي كَوْنِهِ غَيْرَ مُتَنَاهٍ (قَوْلُهُ: فَإِنَّهُ فِي قُدْرَتِهِ تَفْصِيلًا) الْأَنْسَبُ أَنْ يَقُولَ أَيْ كَثَنَائِهِ عَلَى نَفْسِهِ فِي عَدَمِ التَّنَاهِي، وَإِنْ كَانَ فِي قُدْرَتِهِ عَدُّ ذَلِكَ تَفْصِيلًا تَأَمَّلْ (قَوْلُهُ: لَا أُحْصِي ثَنَاءً عَلَيْك أَنْتَ إلَخْ) يَجْرِي فِي الْحَدِيثِ مَا جَرَى فِي كَلَامِ الْمُصَنِّفِ مِنْ الْإِعْرَابِ مَا عَدَا الْوَجْهِ الْأَخِيرِ (قَوْلُهُ: كَمَا أَثْنَيْت عَلَى نَفْسِك) أَيْ كَثَنَائِك عَلَى نَفْسِك فِي عَدَمِ التَّنَاهِي، وَإِنْ كَانَ فِي قُدْرَتِك أَنْ تُحْصِيَهُ (قَوْلُهُ: وَنَسْأَلُهُ اللُّطْفَ إلَخْ) أَسْنَدَ الْمُصَنِّفُ الْفِعْلَ مِنْ لَا أُحْصِي إلَى ضَمِيرِ الْوَاحِدِ وَمِنْ وَنَسْأَلُهُ إلَى ضَمِيرِ الْجَمَاعَةِ؛ لِأَنَّ الْأَوَّلَ فِيهِ اعْتِرَافٌ بِالْعَجْزِ، وَالشَّأْنُ أَنَّهُ إنَّمَا يُثْبِتُهُ الْإِنْسَانُ لِنَفْسِهِ وَالثَّانِي دُعَاءٌ وَالْمَطْلُوبُ فِيهِ مُشَارَكَةُ الْمُسْلِمِينَ؛ لِأَنَّهُ مَظِنَّةُ الْإِجَابَةِ كَذَا قِيلَ، وَالْحَقُّ أَنَّ ضَمِيرَ وَنَسْأَلُهُ لِلْمُصَنِّفِ وَحْدَهُ؛ لِأَنَّ الْمُشَارَكَةَ الَّتِي هِيَ مَظِنَّةُ الْإِجَابَةِ إنَّمَا هِيَ الْمُشَارَكَةُ فِي الْمَطْلُوبِ بِأَنْ يَكُونَ الْمَدْعُوُّ لَهُ عَامًّا لَا فِي الطَّلَبِ بِحَيْثُ يَكُونُ الدَّاعِي جَمَاعَةً وَفِي سُؤَالِهِ اللُّطْفَ رَدٌّ عَلَى الْمُعْتَزِلَةِ الَّذِينَ أَوْجَبُوهُ عَلَى اللَّهِ تَعَالَى إذْ لَوْ كَانَ وَاجِبًا عَقْلِيًّا لَمْ يَسْأَلْهُ كَمَا لَا يُسْأَلُ الْمَوْتُ الَّذِي هُوَ وَاجِبٌ عَادِيٌّ ثُمَّ إنَّ الْوَاوَ فِي وَنَسْأَلُهُ لِلِاسْتِئْنَافِ إنْ جَعَلْتَ جُمْلَةَ الْحَمْدِ خَبَرِيَّةً وَلَا يَصِحُّ جَعْلُهَا حِينَئِذٍ عَاطِفَةً لِمَا يَلْزَمُ عَلَيْهِ مِنْ عَطْفِ الْإِنْشَاءِ عَلَى الْخَبَرِ، وَأَمَّا لَوْ جَعَلْتَ جُمْلَةَ الْحَمْدِ إنْشَائِيَّةً كَانَتْ الْوَاوُ عَاطِفَةً لِجُمْلَةٍ إنْشَائِيَّةٍ عَلَى مِثْلِهَا (قَوْلُهُ: الدِّقَّةُ) أَيْ قِلَّةُ الْأَجْزَاءِ، وَهَذَا الْمَعْنَى لَا تَصِحُّ إرَادَتُهُ هُنَا (قَوْلُهُ: وَالْإِعَانَةَ) هِيَ وَالْعَوْنُ وَالْمَعُونَةُ أَلْفَاظٌ مُتَرَادِفَةٌ مَعْنَاهَا وَاحِدٌ وَهُوَ الْإِقْدَارُ عَلَى فِعْلِ الطَّاعَاتِ إلَخْ وَعَطْفُهَا عَلَى اللُّطْفِ مِنْ عَطْفِ الْخَاصِّ عَلَى الْعَامِّ؛ لِأَنَّهَا مِنْ أَفْرَادِ اللُّطْفِ (قَوْلُهُ: الْإِقْدَارَ) أَيْ خَلْقَ الْقُدْرَةِ (قَوْلُهُ: وَالْمُلِمَّاتِ) أَيْ الْأُمُورِ الشَّاقَّةِ النَّازِلَةِ بِالْعَبْدِ الَّتِي لَا تُلَائِمُهُ، مِنْ أَلَمَّ إذَا نَزَلَ جَمْعُ مُلِمَّةٍ (قَوْلُهُ: فِي جَمِيعِ الْأَحْوَالِ) جَمْعُ حَالٍ قَالَ النَّاصِرُ وَالْمُرَادُ بِالْأَحْوَالِ الْأَوْقَاتُ وَقَالَ ح: الْمُرَادُ بِالْأَحْوَالِ صِفَاتُ الشَّخْصِ الَّتِي يَكُونُ عَلَيْهَا سَوَاءٌ كَانَتْ مِنْ الْمُتَّصِلَاتِ أَوْ مِنْ الْإِضَافِيَّاتِ وَالْمُرَادُ بِالْمُتَّصِلَاتِ الصِّفَاتُ الَّتِي لَهَا قِيَامٌ بِالشَّخْصِ بِاعْتِبَارِ نَفْسِهَا لَا بِاعْتِبَارِ أَمْرٍ آخَرَ كَالصِّحَّةِ وَالْمَرَضِ وَالْغِنَى وَالْفَقْرِ، وَالْمُرَادُ بِالْإِضَافِيَّاتِ الصِّفَاتُ الَّتِي لَا اسْتِقْرَارَ لَهَا فِي الشَّخْصِ بِذَاتِهَا بَلْ بِاعْتِبَارِ أَمْرٍ آخَرَ كَالِاسْتِقْرَارِ فِي الزَّمَانِ الْفُلَانِيِّ أَوْ الْمَكَانِ الْفُلَانِيِّ (قَوْلُهُ: يَعْنِي نَفْسَهُ) هَذَا بِنَاءً عَلَى أَنَّ ضَمِيرَ نَسْأَلُهُ لِلْمُصَنِّفِ وَحْدَهُ وَقَوْلُهُ: وَيَحْتَمِلُ وَغَيْرُهُ أَيْ بِنَاءً عَلَى جَعْلِ ضَمِيرِ نَسْأَلُهُ لِلْمُتَكَلِّمِ وَمَعَهُ غَيْرُهُ مِنْ إخْوَانِهِ الْمُسْلِمِينَ وَعَلَى كُلِّ حَالٍ فَقَوْلُهُ: الْإِنْسَانُ إظْهَارٌ فِي مَحَلِّ الْإِضْمَارِ وَالْأَصْلُ وَحَالَ حُلُولِي أَوْ حُلُولِنَا (قَوْلُهُ: فِي رَمْسِهِ)

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