al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

— Et ce, même si le toucher s’effectue au moyen d’un ongle, d’un cheveu ou d’une dent encore fixés au corps ; en effet, lorsqu’ils sont détachés, ces éléments ne procurent, d’ordinaire, aucun plaisir.

— Relève aussi de ce propos le jeune imberbe dont les favoris ont déjà poussé : on tire habituellement quelque jouissance de son contact.

— Il en va de même lorsque le toucher se produit à travers un « obstacle » ; pris à la lettre, le terme recouvre tout intermédiaire. Certains l’ont toutefois restreint au voile léger, celui à travers lequel le toucheur perçoit encore la douceur de la chair, à l’exclusion de l’épais. D’autres l’ont maintenu dans son acception absolue, fût-il épais, pour rester fidèles au libellé. Dans les deux cas, l’exemption ne vaut que tant que le toucheur ne serre ni ne presse, de sa main, aucune partie du corps ; à défaut, l’invalidation fait l’unanimité.

— La rupture des ablutions est acquise lorsque la personne en cause – toucheur ou touché – vise, par ce contact, un plaisir, qu’elle le ressente effectivement ou non ; ou encore lorsqu’elle ne l’a pas recherché mais l’éprouve sur l’instant. À l’inverse, si la sensation ne survient qu’après coup, sous l’effet d’une réflexion, elle n’entraîne rien.

— Il n’est pas requis que le toucher se fasse avec un membre « originel » ni même sensible ; dès lors qu’il y a intention ou perception de plaisir, l’ablution est rompue, quand bien même le contact passerait par un membre surnuméraire dépourvu de sensibilité. Tel n’est pas le cas de celui qui effleure avec un bâton ou heurte quelqu’un de sa manche dans l’espoir d’un plaisir : l’ablution demeure intacte.

— En l’absence conjointe d’intention et de plaisir, le toucher n’annule rien, à l’exception du baiser donné sur la bouche : celui-ci rompt, sans condition, les ablutions des deux parties, parce qu’il est par nature propice à la volupté dès lors que l’un et l’autre sont pubères (ou que l’un des deux l’est et que l’autre est, d’ordinaire, objet de désir). Faute de cela, il n’y a pas invalidation. Quant au baiser sur la joue, il suit le détail établi pour le simple toucher, tandis que le baiser sur la bouche invalide toujours – fût-il donné contre son gré ou à l’insu de l’autre.

[Ḥâshiya de ad-Dusûqî]
— Le corps des bêtes se compare, semble-t-il, au corps humain en ce qui concerne l’eau ; on tire habituellement quelque jouissance de son contact, tout comme le baiser de leur bouche équivaut, semble-t-il, à celui d’une bouche humaine (Abû ‘Abbâs).

— « Même si le toucher se fait avec un ongle… » : il en va de même lorsqu’il s’opère par son intermédiaire. – « … ou un cheveu » : non, si l’on se contente de le frôler, selon l’apparence.

— « Interprété en faveur du voile léger » : dans la Mudawwana, l’obstacle y a été restreint ; c’est l’exégèse d’Ibn Rushd. – « … par opposition à l’épais » : le contact au-dessus de celui-ci n’invalide pas.

— « Interprété sans restriction » : pour Ibn al-Hâjib, la Mudawwana englobe toute épaisseur. Les deux lectures sont recevables, mais on excepte ce qui est très épais, comme une couverture, cas où l’invalidation est écartée d’emblée, l’exemple du mur allant de soi.

— « Tant qu’il n’enlace pas… » : le toucheur ne doit pas serrer la personne touchée.

— « … ni ne saisit » : la préhension de quelque partie du corps invalide – sous-entendu qu’il y a intention ou plaisir ; ce n’est pas absolu comme on l’a cru.

— « S’il vise le plaisir » : parmi les formes de cette intention figure l’épreuve visant à savoir s’il en tirera jouissance, comme le rapporte Ibn Rushd dans son commentaire de la Risâla.

— La mention « du toucheur et du touché » aurait gagné à se borner au seul toucheur : les quatre cas envisagés le concernent. Pour le touché, l’ablution n’est rompue que s’il ressent effectivement le plaisir ; s’il le vise, on ne le nomme plus « touché », mais « toucheur ». Cette distinction ménage une voie moyenne entre la position des shâfi‘ites – invalidation sans condition – et celle des hanafites – absence totale d’invalidation –, sauf dans le cas du contact obscène, défini comme la pose du sexe sur le sexe.

— « Dès qu’il vise ou trouve (du plaisir) même avec un membre surnuméraire insensible… » : le dessein ou la perception confère au contact le poids requis, contrairement à ce que l’on verra pour le sexe lui-même. Cela plaide pour l’interprétation la plus large du mot « obstacle ». Le commentateur (‘Abaq) considère que l’ablution est rompue si l’on touche avec un doigt surnuméraire ; Ibn … conteste, arguant que le toucher du sexe invalide même sans intention ni plaisir, preuve qu’il est plus strict ; dès lors, subordonner le doigt surnuméraire à la sensibilité pour le sexe implique qu’on le fasse, a fortiori, ici.

— « Contrairement à celui qui touche avec un bâton… » : on ne saurait assimiler le bâton au doigt surnuméraire dépourvu de sensation, puisqu’il en est séparé. En somme, la condition est que le toucher se fasse au moyen d’un membre, originel ou ajouté. La nécessité, pour le membre ajouté, d’être sensible ou non fait l’objet d’une divergence entre les deux maîtres. Si l’on touche avec autre chose qu’un membre, il n’y a pas invalidation, quand bien même on rechercherait le plaisir. Par « membre » on entend même un membre « de droit », ce qui inclut l’ongle déjà cité.

— La clause « pas d’invalidation si l’intention et le plaisir font défaut » est explicitée, bien qu’elle découle déjà de la condition, afin de préparer l’exception : « sauf le baiser sur la bouche ».

— L’auteur prend la préposition « bi » dans le sens de « sur » pour repousser l’objection : l’ajout « avec la bouche » serait superflu, le baiser ne pouvant se concevoir autrement.

Dès lors, le baiser sur la joue – ou sur n’importe quel autre membre – relève du régime général du toucher. Certains étendent ce régime au baiser sur les parties intimes, ce qui paraît logique, notre maître l’ayant confirmé : l’âme humaine s’en détourne et n’en éprouve pas de désir. Shaykh Aḥmad az-Zarqānî affirme pour sa part qu’un tel baiser est, à plus forte raison, comparable au baiser buccal et invalide donc sans réserve.

Le propos « même sans intention ni plaisir » vise le baiser appliqué sur la bouche de quiconque est, de coutume, objet de désir, comme le montrera bientôt le commentateur. Rien, dans leurs termes, n’exige le son caractéristique pour que le baiser soit tenu pour tel, ainsi qu’il apparaîtra à propos du Baiser de la Pierre Noire.

Parce que, dans la réalité, ce geste est présumé générer du plaisir, lors même que celui-ci n’est pas perceptible.

La condition « s’ils sont tous deux pubères » vaut pour que le baiser annule les ablutions de chacun. À défaut, seul le pubère voit son ablution rompue, qu’il soit celui qui donne ou celui qui reçoit le baiser, si le non-pubère est généralement recherché. En définitive, le baiser sur la bouche n’invalide que s’il porte sur la bouche d’une personne habituellement convoitée, fût-elle à petite barbe. En revanche, le baiser sur la bouche d’un homme à la barbe fournie et déjà âgé, ou d’une vieille femme, n’annule rien, quand bien même le baisant en rechercherait le plaisir et l’éprouverait ; de même, le baiser sur la bouche d’une fillette qui n’est pas objet de convoitise n’invalide pas.

(وَلَوْ) كَانَ اللَّمْسُ (لَظُفْرٍ أَوْ شَعْرٍ) أَوْ سِنٍّ مُتَّصِلَةٍ لِأَنَّ الْمُنْفَصِلَ لَا يُلْتَذُّ بِهِ عَادَةً وَدَخَلَ فِي كَلَامِهِ الْأَمْرَدُ مَنْ نَبَتَ عَذَارَاهُ، فَإِنَّهُ يُلْتَذُّ بِهِ عَادَةً (أَوْ) كَانَ اللَّمْسُ فَوْقَ (حَائِلٍ) وَظَاهِرُهَا الْإِطْلَاقُ (وَأُوِّلَ) الْحَائِلُ (بِالْخَفِيفِ) أَيْ حُمِلَ عَلَيْهِ وَهُوَ الَّذِي يَحُسُّ اللَّامِسُ فَوْقَهُ بِطَرَاوَةِ الْجَسَدِ بِخِلَافِ الْكَثِيفِ (وَ) أُوِّلَ (بِالْإِطْلَاقِ) أَيْ وَلَوْ كَثِيفًا إبْقَاءً لَهَا عَلَى ظَاهِرِهَا وَمَحَلُّهُمَا مَا لَمْ يَضُمَّ أَوْ يَقْبِضْ بِيَدِهِ عَلَى شَيْءٍ مِنْ الْجَسَدِ وَإِلَّا اُتُّفِقَ عَلَى النَّقْضِ (إنْ قَصَدَ) صَاحِبُ اللَّمْسِ مِنْ لَامِسٍ وَمَلْمُوسٍ بِلَمْسِهِ (لَذَّةً) وَجَدَهَا أَوْ لَا (أَوْ) لَمْ يَقْصِدْ وَ (وَجَدَهَا) حِينَ اللَّمْسِ لَا إنْ وَجَدَهَا بَعْدَهُ مِنْ التَّفَكُّرِ وَلَا يَنْقُضُ وَلَا يُشْتَرَطُ فِي اللَّمْسِ أَنْ يَكُونَ بِعُضْوٍ أَصْلِيٍّ أَوْ لَهُ إحْسَاسٌ بَلْ مَتَى قَصَدَ أَوْ وَجَدَ وَلَوْ بِعُضْوٍ زَائِدٍ لَا إحْسَاسَ لَهُ نُقِضَ بِخِلَافِ مَنْ مَسَّ بِعُودٍ أَوْ ضَرَبَ شَخْصًا بِكُمٍّ قَاصِدًا اللَّذَّةَ فَلَا نَقْضَ (لَا) إنْ (انْتَفَيَا) أَيْ الْقَصْدُ وَاللَّذَّةُ فَلَا نَقْضَ (إلَّا الْقُبْلَةَ بِفَمٍ) أَيْ عَلَيْهِ، فَإِنَّهَا تَنْقُضُ وُضُوءَهُمَا مَعًا (مُطْلَقًا) أَيْ وَلَوْ انْتَفَى الْقَصْدُ وَاللَّذَّةُ مَعًا لِأَنَّهَا مَظِنَّةُ اللَّذَّةِ إنْ كَانَ بَالِغَيْنِ أَوْ الْبَالِغَ مِنْهُمَا إنْ كَانَ غَيْرُهُ مِمَّنْ يُشْتَهَى عَادَةً كَمَا هُوَ الْمَوْضُوعُ وَإِلَّا فَلَا نَقْضَ، وَأَمَّا الْقُبْلَةُ عَلَى الْخَدِّ فَتَجْرِي عَلَى تَفْصِيلِ اللَّمْسِ وَتَنْقُضُ الْقُبْلَةُ عَلَى الْفَمِ مُطْلَقًا (وَإِنْ) وَقَعَتْ (بِكُرْهٍ أَوْ اسْتِغْفَالٍ) ــ [حاشية الدسوقي] الدَّوَابِّ جَسَدُ آدَمِيَّةِ الْمَاءِ، فَإِنَّ اللَّذَّةَ بِهِ مُعْتَادَةٌ فِيمَا يَظْهَرُ كَمَا أَنَّ تَقْبِيلَ فَمِهَا كَفَمِهِ فِيمَا يَظْهَرُ قَالَهُ عبق (قَوْلُهُ: وَلَوْ كَانَ اللَّمْسُ لِظُفْرٍ) أَيْ وَكَذَا إنْ كَانَ بِهِ وَقَوْلُهُ أَوْ شَعْرٍ أَيْ لَا إنْ كَانَ اللَّمْسُ بِهِ عَلَى الظَّاهِرِ (قَوْلُهُ: أَيْ حُمِلَ عَلَيْهِ) أَيْ حُمِلَ الْحَائِلُ فِي الْمُدَوَّنَةِ عَلَى الْخَفِيفِ وَهَذَا تَأْوِيلُ ابْنِ رُشْدٍ (قَوْلُهُ: بِخِلَافِ الْكَثِيفِ) أَيْ فَلَا يُنْتَقَضُ الْوُضُوءُ بِالْمَسِّ مِنْ فَوْقِهِ (قَوْلُهُ: وَأُوِّلَ بِالْإِطْلَاقِ) أَيْ وَحُمِلَ الْحَائِلُ فِي الْمُدَوَّنَةِ عَلَى الْإِطْلَاقِ وَهَذَا تَأْوِيلُ ابْنِ الْحَاجِبِ وَالْقَوْلَانِ مُرَجَّحَانِ وَيُسْتَثْنَى مَا عَظُمَتْ كَثَافَتُهُ كَاللِّحَافِ فَلَا نَقْضَ بِهِ اتِّفَاقًا وَهُوَ ظَاهِرٌ كَالْبِنَاءِ (قَوْلُهُ: مَا لَمْ يَضُمَّ) أَيْ اللَّامِسُ الْمَلْمُوسَ (قَوْلُهُ: أَوْ يَقْبِضْ) أَيْ اللَّامِسُ وَقَوْلُهُ مِنْ الْجَسَدِ أَيْ جَسَدِ الْمَلْمُوسِ (قَوْلُهُ: وَإِلَّا اُتُّفِقَ عَلَى النَّقْضِ) أَيْ وَالْفَرْضُ أَنَّ هُنَاكَ قَصْدًا أَوْ وُجْدَانًا لَا مُطْلَقًا كَمَا تُوُهِّمَ (قَوْلُهُ: وَإِنْ قَصَدَ لَذَّةً) مِنْ أَفْرَادِ قَصْدِ اللَّذَّةِ الِاخْتِيَارُ هَلْ يَلْتَذُّ أَمْ لَا كَمَا فِي شَرْحِ الرِّسَالَةِ عَنْ ابْنِ رُشْدٍ (قَوْلُهُ: مِنْ لَامِسٍ وَمَلْمُوسٍ) الْأَوْلَى قَصْرُهُ عَلَى اللَّامِسِ؛ لِأَنَّ الْأَقْسَامَ الْأَرْبَعَةَ الْمَذْكُورَةَ مُتَعَلِّقَةٌ بِهِ أَمَّا الْمَلْمُوسُ فَلَا يُنْتَقَضُ إلَّا إذَا وَجَدَ اللَّذَّةَ. وَأَمَّا إذَا قَصَدَهَا فَلَا يُقَالُ لَهُ مَلْمُوسٌ بَلْ لَامِسٌ ثُمَّ إنَّ هَذَا التَّفْصِيلَ الْمَذْكُورَ تَوَسَّطَ بَيْنَ إطْلَاقِ الشَّافِعِيَّةِ النَّقْضَ وَإِطْلَاقِ الْحَنَفِيَّةِ عَدَمَهُ وَلَوْ قَبَّلَ فَمَهَا إلَّا الْمُلَامَسَةَ الْفَاحِشَةَ وَهِيَ وَضْعُ الذَّكَرِ عَلَى الْفَرْجِ (قَوْلُهُ: بَلْ مَتَى قَصَدَ أَوْ وَجَدَ وَلَوْ بِعُضْوٍ زَائِدٍ لَا إحْسَاسَ لَهُ نَقَضَ) وَذَلِكَ لِتَقَوِّيهِ بِالْقَصْدِ أَوْ الْوِجْدَانِ بِخِلَافِ مَا يَأْتِي فِي مَسِّ الذَّكَرِ وَهَذَا مِمَّا يُؤَيِّدُ التَّأْوِيلَ بِالْإِطْلَاقِ فِي الْحَائِلِ وَمَا ذَكَرَهُ الشَّارِحُ مِنْ النَّقْضِ بِاللَّمْسِ بِالْأُصْبُعِ الزَّائِدَةِ مُطْلَقًا هُوَ مَا فِي عبق وَنَازَعَهُ بْن فِي ذَلِكَ حَيْثُ قَالَ إنَّ إطْلَاقَهُمْ النَّقْضَ فِي مَسِّ الذَّكَرِ وَإِنْ انْتَفَى الْقَصْدُ وَالْوَجْدُ أَنْ يَدُلَّ عَلَى أَنَّهُ أَشَدُّ مِنْ اللَّمْسِ وَحِينَئِذٍ فَتَقْيِيدُهُمْ فِي مَسِّ الذَّكَرِ الْأُصْبُعَ الزَّائِدَةَ بِالْإِحْسَاسِ يُفِيدُ التَّقْيِيدَ هُنَا بِالْأَوْلَى اهـ (قَوْلُهُ: بِخِلَافِ مَنْ مَسَّ بِعُودٍ إلَخْ) وَلَا يُقَاسُ الْعُودُ عَلَى الْأُصْبُعِ الزَّائِدَةِ الَّتِي لَا إحْسَاسَ لَهَا لِانْفِصَالِهِ وَالْحَاصِلُ أَنَّ الشَّرْطَ فِي النَّقْضِ أَنْ يَكُونَ اللَّمْسُ بِعُضْوٍ سَوَاءٌ كَانَ أَصْلِيًّا أَوْ زَائِدًا وَهَلْ يُشْتَرَطُ الْإِحْسَاسُ فِي الزَّائِدِ أَوْ لَا، فِيهِ مَا عَلِمْتُ مِنْ الْخِلَافِ بَيْنَ الشَّيْخَيْنِ، فَلَوْ مَسَّ بِغَيْرِ عُضْوٍ فَلَا نَقْضَ وَلَوْ قَصَدَ اللَّذَّةَ وَالْمُرَادُ بِالْعُضْوِ وَلَوْ حُكْمًا لِيَدْخُلَ اللَّمْسُ بِالظُّفْرِ كَمَا مَرَّ (قَوْلُهُ: لَا إنْ انْتَفَيَا) إنَّمَا صَرَّحَ بِهِ وَإِنْ كَانَ مَفْهُومَ شَرْطٍ وَهُوَ يَعْتَبِرُهُ لِأَجْلِ أَنْ يُرَتِّبَ عَلَيْهِ قَوْلَهُ إلَّا الْقُبْلَةَ بِفَمٍ إلَخْ (قَوْلُهُ: أَيْ عَلَيْهِ) جَعَلَ الْبَاءَ بِمَعْنَى عَلَى دَفْعًا لِمَا يُقَالُ لَا حَاجَةَ لِقَوْلِهِ بِفَمٍ؛ لِأَنَّ مِنْ الْمَعْلُومِ أَنَّ الْقُبْلَةَ لَا تَكُونُ إلَّا بِالْفَمِ أَيْ وَأَمَّا الْقُبْلَةُ عَلَى الْخَدِّ أَوْ عَلَى أَيِّ عُضْوٍ كَانَ فَتَجْرِي عَلَى الْمُلَامَسَةِ فِي التَّفْصِيلِ الْمُتَقَدِّمِ وَكَذَلِكَ الْقُبْلَةُ عَلَى الْفَرْجِ كَمَا قَالَ بَعْضٌ وَهُوَ الظَّاهِرُ كَمَا قَالَ شَيْخُنَا؛ لِأَنَّ النَّفْسَ تَعَافُ ذَلِكَ وَلَا تَشْتَهِيهِ وَجَزَمَ الشَّيْخُ أَحْمَدُ الزَّرْقَانِيُّ بِأَنَّهَا مِثْلُ الْقُبْلَةِ عَلَى الْفَمِ فِي كَوْنِهَا تَنْقُضُ مُطْلَقًا بَلْ هِيَ أَوْلَى (قَوْلُهُ: أَيْ وَلَوْ انْتَفَى الْقَصْدُ وَاللَّذَّةُ) أَيْ الْمَوْضُوعُ أَنَّ الْقُبْلَةَ عَلَى فَمِ مَنْ يَلْتَذُّ بِهِ عَادَةً كَمَا يُشِيرُ لِذَلِكَ كَلَامُ الشَّارِحِ قَرِيبًا وَظَاهِرُ كَلَامِهِمْ عَدَمُ اشْتِرَاطِ الصَّوْتِ فِي تَحَقُّقِ التَّقْبِيلِ كَمَا يَأْتِي فِي تَقْبِيلِ الْحَجَرِ الْأَسْوَدِ. (قَوْلُهُ: لِأَنَّهَا مَظِنَّةُ اللَّذَّةِ) أَيْ بِالنَّظَرِ لِلْوَاقِعِ وَإِنْ كَانَتْ قَدْ تَنْتَفِي فِي الظَّاهِرِ (قَوْلُهُ: إنْ كَانَا بَالِغَيْنِ) شَرْطٌ فِي نَقْضِ الْقُبْلَةِ لِوُضُوءِ كُلٍّ مِنْ الْمُقَبِّلِ وَالْمُقَبَّلِ (قَوْلُهُ: أَوْ الْبَالِغَ مِنْهُمَا إلَخْ) أَيْ أَوْ تَنْقُضُ وُضُوءَ الْبَالِغِ مِنْهُمَا سَوَاءٌ كَانَ هُوَ الْمُقَبِّلَ أَوْ كَانَ الْمُقَبَّلَ إنْ كَانَ غَيْرُ الْبَالِغِ مِمَّنْ يُشْتَهَى عَادَةً وَالْحَاصِلُ أَنَّ الْقُبْلَةَ عَلَى الْفَمِ إنَّمَا تَنْقُضُ إذَا كَانَتْ عَلَى فَمِ مَنْ يُلْتَذُّ بِهِ عَادَةً وَلَوْ كَانَ ذَا لِحْيَةٍ صَغِيرَةٍ أَمَّا لَوْ كَانَتْ عَلَى فَمِ مُلْتَحٍ لِحْيَةً كَبِيرَةً أَوْ عَلَى فَمِ عَجُوزٍ فَلَا تَنْقُضُ وَلَوْ قَصَدَ الْمُقَبِّلُ اللَّذَّةَ وَوَجَدَهَا كَمَا أَنَّ الْقُبْلَةَ عَلَى فَمِ الصَّغِيرَةِ الَّتِي لَا تُشْتَهَى لَا تَنْقُضُ

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