al-Sharḥ al-Kabīr wa-Ḥāshiyat al-DusūqīMohamed Ibn Ahmad al-Dusuqi

qu’il appartienne à une fondation pieuse ou à autrui ; dans son propre patrimoine, l’emploi du mur n’est que réprouvé.

– ainsi qu’avec un os ou une fiente tous deux purs : les variantes impures sont déjà rangées, de toute façon, sous la catégorie générale de l’impur. L’usage des deux purs reste makruh selon l’avis prépondérant et n’atteint pas le degré d’interdit. La défense s’explique par le fait que l’os constitue la nourriture des djinns, tandis que la fiente est celle de leurs montures.

Par « absence de licéité » on entend donc l’interdiction dans tous les cas, à l’exception du mur appartenant à l’utilisateur lui-même et des os ou fientes purs ; pour ces derniers l’istijmâr n’est qu’abominé.

Si, malgré l’interdiction, quelqu’un pratique l’istinjâʾ avec ces éléments et qu’ils laissent l’endroit parfaitement propre, la purification est valable : aucune reprise n’est requise, ni dans le temps de la prière ni en dehors. Mais si l’objet ne nettoie pas – tel un corps impur qui se désagrège, un matériau mouillé ou un matériau lisse – l’istijmâr ne compte pas.

La main, en revanche, suffit dès lors qu’elle nettoie, tout comme un nombre de pierres inférieur à trois si, là encore, la propreté est acquise.

SECTION : DES CHOSES QUI ROMPENT L’ABLUTION

Les annulatifs se divisent en trois catégories : 1) les « événements » (aḥdâth), 2) les « causes », 3) ce qui n’est ni l’un ni l’autre, à savoir l’apostasie et le doute. L’auteur commence par la première – la plus fondamentale – et dit : « L’ablution est annulée », c’est-à-dire que l’effet juridique qui autorisait la prière et autres devient caduc,
« par un hadath », c’est-à-dire par ce qui, de soi, annule.
Ce hadath est « la sortie habituelle » par « l’orifice habituel », précision complétée par l’expression « par ses deux orifices »,
« à l’état de santé » : se trouve ainsi exclu ce qui entre, même de même nature, tel un bâton ou un doigt.

[Ḥâshiya de ad-Dusûqî]
– « ou dans la propriété d’autrui » : c’est le cas où l’on se sert du mur sans l’autorisation du propriétaire ; l’interdiction provient de ce qu’on dispose d’un bien d’autrui sans son accord. Avec permission, l’acte n’est plus qu’abominé, comme l’a établi notre maître.

– « et c’est déconseillé dans sa propre propriété » : l’istijmâr avec son propre mur est makruh lorsqu’on l’essuie depuis l’intérieur. Depuis l’extérieur, deux opinions retiennent aussi la simple réprobation (c’est l’avis adopté), tandis qu’une autre parle de l’interdit. La raison avancée est la crainte que la pluie n’humidifie le mur, qu’on y adhère ensuite et que l’impureté ne se propage, ou encore par peur de déplacer un scorpion. Le même raisonnement vaut, avec autorisation, pour le mur d’autrui.

– « cependant l’emploi des deux purs est makruh » : ainsi l’ont dit les maîtres, et ce n’est pas interdit selon l’opinion dominante, contrairement à Ibn al-Hâjib.

– « car l’os est la nourriture des djinns » : il leur revient plus charnu qu’il ne l’était.

– « et la fiente la nourriture de leurs montures » : elle se transforme à leurs yeux en orge, fèves, paille ou herbe. Reste à savoir si cela vaut pour toute fiente ou seulement pour celle d’animaux licites ; la question demande examen. Dans tous les cas, la défense de les utiliser relève du droit d’autrui.

– « et ce qu’il faut entendre par “absence de licéité” » : c’est au sujet de la formule « il n’est pas permis avec un objet mouillé », etc.
Sache que l’interdiction qui frappe les matières citées vaut quand on se limite à elles. Si l’on projette ensuite de laver à l’eau, l’usage devient permis, sauf pour ce qui est sacré, tranchant ou impur : pour ces trois-là, l’interdit demeure absolu. On ne dira pas : « Comment l’impur serait-il toujours interdit alors que s’en enduire n’est que makruh ? » La différence est que, dans l’istijmâr, on vise expressément l’usage de l’impur, ce qui est défendu, alors que s’en enduire, bien que blâmé, n’emporte pas cette intention.

– « et qu’il pratique l’istinjâʾ avec les objets susmentionnés » : qu’ils soient interdits ou simplement réprouvés.

– « comme la main : elle suffit si elle nettoie » : selon l’avis le plus sûr.

– « et avec moins de trois pierres » : cela suffit également, pourvu que le nettoyage soit effectif, contrairement à l’opinion d’Abû al-Faraj qui exige trois pierres même si une, deux ou autre nettoie.

[Section : des annulatifs de l’ablution]
– « événements » est le pluriel de hadath et désigne ce qui, en soi, annule l’ablution, tandis que les « causes » (asbâb) sont ce qui mène à ce qui annule sans l’être en propre.

– « c’est-à-dire : son effet est caduc » : on entend par là la disparition de la permission de prier, non la nullité rétrospective de l’ablution, sinon la prière réalisée avec elle deviendrait invalide.

– « à l’état de santé » se rapporte à « habituelle » : il s’agit de ce qui sort normalement quand on est sain, non du mot « sortie », sinon on conclurait à l’absence d’annulation quand cela se produit en maladie, ce qui est impossible. Par « habituelle » on entend ce dont l’espèce a l’habitude de sortir ; ainsi, une urine ordinaire – non altérée – rompt l’ablution parce que le genre urine est d’ordinaire expulsé, même si, pour cette personne précise, la sortie n’est pas habituelle. Note encore que l’urine non altérée est impure et constitue une exception au principe subordonnant l’impureté de l’eau à son changement.

– « même si, de même nature » : il s’agit de ce qui pénètre – comme un bâton ou un doigt – et non de ce qui sort, car

لِوَقْفٍ أَوْ فِي مِلْكِ غَيْرِهِ وَيُكْرَهُ فِي مِلْكِهِ (وَعَظْمٍ وَرَوْثٍ) طَاهِرَيْنِ لِانْدِرَاجِ النَّجَسَيْنِ فِي النَّجَسِ إلَّا أَنَّهُ يُكْرَهُ فِي الطَّاهِرَيْنِ وَلَا يَحْرُمُ عَلَى الرَّاجِحِ وَإِنَّمَا نَهَى عَنْهُمَا لِأَنَّ الْعَظْمَ طَعَامُ الْجِنِّ وَالرَّوْثَ طَعَامُ دَوَابِّهِمْ وَالْمُرَادُ بِعَدَمِ الْجَوَازِ الْحُرْمَةُ فِي الْجَمِيعِ إلَّا جِدَارَ النَّفْسِ وَالْعَظْمَ وَالرَّوْثَ الطَّاهِرَيْنِ، فَإِنَّهُ يُكْرَهُ الِاسْتِجْمَارُ بِهَا (فَإِنْ) ارْتَكَبَ النَّهْيَ وَاسْتَنْجَى بِهَذِهِ الْمَذْكُورَاتِ وَ (أَنْقَتْ) الْمَحَلَّ (أَجْزَأَتْ) لِحُصُولِ الْإِزَالَةِ بِهَا وَلَا إعَادَةَ عَلَيْهِ بِوَقْتٍ وَلَا غَيْرِهِ، وَأَمَّا إنْ لَمْ تُنَقِّ كَالنَّجَسِ الَّذِي يَتَحَلَّلُ مِنْهُ شَيْءٌ وَالْمُبْتَلُّ وَالْأَمْلَسُ فَلَا يُجْزِي (كَالْيَدِ) ، فَإِنَّهَا تُجْزِي إنْ أَنْقَتْ (وَدُونَ الثَّلَاثِ) مِنْ الْأَحْجَارِ إنْ أَنْقَتْ (فَصْلٌ فِي نَوَاقِضِ الْوُضُوءِ) وَهِيَ ثَلَاثَةُ أَقْسَامٍ أَحْدَاثٌ وَأَسْبَابٌ وَغَيْرُهُمَا وَهُوَ الرِّدَّةُ وَالشَّكُّ وَابْتَدَأَ بِالْأَوَّلِ لِأَصَالَتِهِ فَقَالَ (نُقِضَ الْوُضُوءُ) أَيْ بَطَلَ حُكْمُهُ عَمَّا كَانَ يُبَاحُ بِهِ مِنْ صَلَاةٍ أَوْ غَيْرِهَا (بِحَدَثٍ) وَهُوَ مَا يَنْقُضُ بِنَفْسِهِ (وَهُوَ) أَيْ الْحَدَثُ (الْخَارِجُ الْمُعْتَادُ) مِنْ الْمَخْرَجِ الْمُعْتَادِ كَمَا يُشِيرُ إلَيْهِ بِقَوْلِهِ مِنْ مَخْرَجَيْهِ، فَإِنَّهُ مِنْ تَتِمَّةِ التَّعْرِيفِ (فِي الصِّحَّةِ) فَخَرَجَ بِالْخَارِجِ وَإِنْ كَانَ كَالْجِنْسِ الدَّاخِلُ مِنْ عُودٍ أَوْ أُصْبُعٍ ــ [حاشية الدسوقي] قَوْلُهُ: أَوْ فِي مِلْكِ غَيْرِهِ) أَيْ إذَا اسْتَجْمَرَ بِهِ بِغَيْرِ إذْنِ مَالِكِهِ وَإِنَّمَا حَرُمَ؛ لِأَنَّهُ تَصَرَّفَ فِي مِلْكِ الْغَيْرِ بِغَيْرِ إذْنِهِ فَإِذَا اسْتَجْمَرَ بِجِدَارِ الْغَيْرِ بِإِذْنِهِ كُرِهَ فَقَطْ كَمَا قَرَّرَهُ شَيْخُنَا (قَوْلُهُ: وَيُكْرَهُ فِي مِلْكِهِ) أَيْ وَيُكْرَهُ الِاسْتِجْمَارُ بِالْجِدَارِ إذَا كَانَ ذَلِكَ الْجِدَارُ فِي مِلْكِهِ أَيْ وَاسْتَجْمَرَ بِهِ مِنْ دَاخِلٍ. وَأَمَّا إذَا اسْتَجْمَرَ بِهِ مِنْ خَارِجٍ فَقَوْلَانِ بِالْكَرَاهَةِ وَهُوَ الْمُعْتَمَدُ وَقِيلَ بِالْحُرْمَةِ وَإِنَّمَا نُهِيَ عَنْ الِاسْتِجْمَارِ بِجِدَارِ مِلْكِهِ؛ لِأَنَّهُ قَدْ يَنْزِلُ الْمَطَرُ عَلَيْهِ وَيُصِيبُهُ بَلَلٌ وَيَلْتَصِقُ هُوَ أَوْ غَيْرُهُ عَلَيْهِ فَتُصِيبُهُ النَّجَاسَةُ وَخَوْفًا مِنْ أَذِيَّةِ عَقْرَبٍ وَهَذَا التَّعْلِيلُ يَجْرِي فِي جِدَارِ الْغَيْرِ بِإِذْنِهِ كَمَا مَرَّ (قَوْلُهُ: إلَّا أَنَّهُ يُكْرَهُ فِي الطَّاهِرَيْنِ) أَيْ كَمَا قَالَ ح وَلَا يَحْرُمُ عَلَى الرَّاجِحِ خِلَافًا لِابْنِ الْحَاجِبِ الْقَائِلِ بِالْحُرْمَةِ (قَوْلُهُ: لِأَنَّ الْعَظْمَ طَعَامُ الْجِنِّ) أَيْ؛ لِأَنَّهُ يَعُودُ بِأَوْفَرَ وَأَعْظَمَ مِمَّا عَلَيْهِ مِنْ اللَّحْمِ (قَوْلُهُ: وَالرَّوْثُ طَعَامُ دَوَابِّهِمْ) أَيْ فَيَصِيرُ الرَّوْثُ شَعِيرًا أَوْ فُولًا أَوْ تِبْنًا أَوْ عُشْبًا كَمَا كَانَ، وَهَلْ الَّذِي يَصِيرُ كَذَلِكَ كُلُّ رَوْثٍ أَوْ خُصُوصُ رَوْثِ الْمُبَاحِ يُنْظَرُ فِي ذَلِكَ أَيْ وَإِذَا كَانَ الْعَظْمُ طَعَامَ الْجِنِّ، وَالرَّوْثُ طَعَامَ دَوَابِّهِمْ صَارَ النَّهْيُ عَنْهُمَا لِحَقِّ الْغَيْرِ (قَوْلُهُ: وَالْمُرَادُ بِعَدَمِ الْجَوَازِ) أَيْ فِي قَوْلِهِ لَا يَجُوزُ بِمُبْتَلٍّ إلَخْ. وَاعْلَمْ أَنَّ مَحَلَّ امْتِنَاعِ الِاسْتِجْمَارِ بِالْأُمُورِ الْمَذْكُورَةِ إذَا أَرَادَ الِاقْتِصَارَ عَلَيْهَا، وَأَمَّا إنْ قَصَدَ أَنْ يُتْبِعَهَا بِالْمَاءِ، فَإِنَّهُ يَجُوزُ إلَّا الْمُحْتَرَمَ وَالْمُحَدَّدَ وَالنَّجَسَ فَالْحُرْمَةُ مُطْلَقًا كَمَا فِي ح نَقْلًا عَنْ زَرُّوقٍ وَاللَّخْمِيِّ اُنْظُرْ بْن لَا يُقَالُ: الْجَزْمُ بِحُرْمَةِ النَّجَسِ مُطْلَقًا مُشْكِلٌ مَعَ مَا مَرَّ مِنْ كَرَاهَةِ التَّضَمُّخِ بِالنَّجَاسَةِ عَلَى الرَّاجِحِ لِأَنَّا نَقُولُ: الِاسْتِجْمَارُ بِالنَّجَاسَةِ فِيهِ قَصْدٌ لِاسْتِعْمَالِ النَّجَسِ وَهَذَا مَمْنُوعٌ وَالتَّضَمُّخُ الْمَكْرُوهُ لَيْسَ فِيهِ قَصْدُ الِاسْتِعْمَالِ (قَوْلُهُ: وَاسْتَنْجَى بِهَذِهِ الْمَذْكُورَاتِ) أَيْ الَّتِي يَحْرُمُ الِاسْتِنْجَاءُ بِهَا وَاَلَّتِي يُكْرَهُ الِاسْتِنْجَاءُ بِهَا (قَوْلُهُ: كَالْيَدِ، فَإِنَّهَا تُجْزِي إنْ أَنْقَتْ) أَيْ عَلَى الْأَصَحِّ (قَوْلُهُ: وَدُونَ الثَّلَاثِ مِنْ الْأَحْجَارِ) أَيْ، فَإِنَّهَا تُجْزِي إنْ أَنْقَتْ عَلَى الْأَصَحِّ خِلَافًا لِأَبِي الْفَرَجِ، فَإِنَّهُ أَوْجَبَ الثَّلَاثَةَ مِنْ الْأَحْجَارِ، فَإِنْ أَنْقَى أَقَلُّ مِنْ الثَّلَاثِ فَلَا بُدَّ مِنْ الثَّلَاثِ. [فَصْلٌ فِي نَوَاقِضِ الْوُضُوءِ] (فَصْلٌ نُقِضَ الْوُضُوءُ بِحَدَثٍ إلَخْ) (قَوْلُهُ: أَحْدَاثٌ) جَمْعُ حَدَثٍ وَالْمُرَادُ بِهِ هُنَا مَا يَنْقُضُ الْوُضُوءَ بِنَفْسِهِ، وَأَمَّا الْأَسْبَابُ فَهِيَ جَمْعُ سَبَبٍ وَالْمُرَادُ بِهِ مَا يُؤَدِّي لِمَا يَنْقُضُ وَلَيْسَ نَاقِضًا بِنَفْسِهِ (قَوْلُهُ: أَيْ بَطَلَ حُكْمُهُ) أَيْ بَطَلَ اسْتِمْرَارُ حُكْمِهِ وَهُوَ إبَاحَةُ الصَّلَاةِ وَغَيْرِهَا بِهِ وَلَيْسَ الْمُرَادُ بُطْلَانَ ذَاتِ الْوُضُوءِ وَإِلَّا لَكَانَتْ الصَّلَاةُ الَّتِي فُعِلَتْ بِهِ تَبْطُلُ بِنَقْضِهِ (قَوْلُهُ: فِي الصِّحَّةِ) مُتَعَلِّقٌ بِالْمُعْتَادِ أَيْ الَّذِي اُعْتِيدَ خُرُوجُهُ فِي الصِّحَّةِ لَا بِالْخَارِجِ وَإِلَّا لَاقْتَضَى عَدَمَ النَّقْضِ بِالْمُعْتَادِ إذَا خَرَجَ فِي الْمَرَضِ وَلَيْسَ كَذَلِكَ كَذَا قِيلَ وَقَدْ يُقَالُ الْمُرَادُ بِالْخَارِجِ فِي الصِّحَّةِ مَا شَأْنُهُ أَنْ يَخْرُجَ فِيهَا فَانْدَفَعَ الِاعْتِرَاضُ وَالْمُرَادُ بِالْمُعْتَادِ مَا اُعْتِيدَ جِنْسُهُ فَإِذَا خَرَجَ الْبَوْلُ غَيْرَ مُتَغَيِّرٍ، فَإِنَّهُ يَنْقُضُ الْوُضُوءَ؛ لِأَنَّ جِنْسَهُ مُعْتَادُ الْخُرُوجِ وَإِنْ لَمْ يَكُنْ هُوَ مُعْتَادًا وَاعْلَمْ أَنَّ الْبَوْلَ الْغَيْرَ الْمُتَغَيِّرِ نَجَسٌ وَهُوَ مُسْتَثْنًى مِنْ تَوَقُّفِ نَجَاسَةِ الْمَاءِ عَلَى التَّغَيُّرِ (قَوْلُهُ: وَإِنْ كَانَ كَالْجِنْسِ) أَيْ وَهُوَ يَخْرُجُ عَنْهُ؛ لِأَنَّهُ

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