Il convient de s’asseoir lorsque le sol est pur ; s’il est impur, on doit simplement s’en écarter, comme il sera détaillé plus loin. L’expression « il devient impératif » signifie en réalité qu’il s’agit d’une recommandation insistante. Tels sont les quatre cas de figure concernant l’urine.
Quant à la défécation, il n’est pas permis de la faire debout : la station debout est, semble-t-il, fortement réprouvée. La même règle s’applique à l’urine de la femme et à celle du castrat.
Il est par ailleurs recommandé, quand on se soulage en position assise – fût-ce simplement pour uriner –, de prendre appui sur une jambe : on incline le corps de ce côté, on soulève le talon du pied droit tandis que l’avant-pied reste au sol, car cette posture facilite l’évacuation des résidus.
L’istinjāʾ, c’est-à-dire l’élimination de la souillure à l’eau ou à la pierre, se pratique à la main, plus précisément de la gauche – l’expression « les deux gauches » vise ici la jambe sur laquelle on s’appuie et la main qui nettoie. Il est recommandé d’humecter cette main gauche avant qu’elle n’entre en contact avec l’impureté, qu’il s’agisse d’excrément ou d’urine, afin que l’odeur n’y adhère pas fermement. De même, après qu’elle a touché la souillure, on la lave avec de la terre fine, du sable, de l’argile ou toute substance analogue capable de supprimer l’odeur, même si l’on verse en même temps de l’eau. En revanche, si la main n’a rencontré l’impureté qu’en droit – parce que l’on a d’abord essuyé avec des pierres avant de se rincer à l’eau –, ce lavage particulier ne s’impose plus.
Il est encore recommandé de maintenir son voile le temps de s’accroupir jusqu’au lieu où la souillure doit tomber, et de préparer à l’avance ce qui permettra de la retirer, qu’il s’agisse d’un matériau solide ou d’eau. Pour le solide, tel un caillou, on veille à employer un nombre impair : si la propreté est obtenue avec un nombre pair, on ajoute un passage pour atteindre l’impair, sans toutefois dépasser sept. Si la propreté est réalisée au huitième passage, on n’est pas tenu d’en faire un neuvième, et ainsi de suite. Il suffit d’une seule pierre ayant trois faces pour réaliser le nombre impair.