— « En raison de la cause déjà exposée » – à savoir l’excès blâmable dans la religion – « il n’est pas recommandé de s’abstenir d’essuyer les membres », c’est-à-dire de les sécher de leur humidité avec un linge ; cela reste néanmoins permis.
— « Si la personne en ablution doute, au moment d’accomplir un troisième lavage, s’agit-il bien du troisième ou déjà du quatrième ? » Deux avis se sont exprimés quant à la réprobation de le faire, par crainte de dépasser la limite autorisée, et quant à sa recommandation, eu égard au principe de base, comme dans le cas où l’on hésite sur le nombre de rakʿas effectuées.
Al-Mâzirî, traitant cette question du doute dans le troisième lavage, l’a rapprochée de la situation d’une personne qui, lorsqu’elle veut jeûner le Jour de ʿArafah, se demande : « Demain est-ce réellement le Jour de ʿArafah, de sorte que j’anticipe le jeûne à titre recommandé, ou est-ce l’Aïd, auquel cas il serait illicite de le faire ? » Là encore, deux positions subsistent : la réprobation, par crainte de tomber dans l’interdit, et la recommandation, en vertu du principe originel. Il se peut également que l’auteur veuille assimiler la chose au doute survenu le jour même de ʿArafah : est-ce bien ʿArafah ou déjà l’Aïd ? Si le compilateur avait ajouté : « … et de même, s’il hésite un jour à savoir s’il s’agit de ʿArafah ou de l’Aïd », la phrase eût gagné en clarté.
Actes réprouvés pendant l’ablution
Sont considérés makrûh : déverser trop d’eau ; parler abondamment en dehors de la mention d’Allah ; laver plus de trois fois un membre qu’il faut laver et, selon l’avis prépondérant, plus d’une fois un membre qu’il suffit d’essuyer ; prolonger la ghurra ; essuyer la nuque ; accomplir l’ablution dans un endroit impur ; découvrir sa nudité. – Et Allah sait mieux.
[Leçon]
Section
L’auteur y énumère : les convenances à observer pour satisfaire ses besoins naturels, le statut de l’istibrâʾ, sa manière de s’effectuer, l’istinjâʾ et tout ce qui s’y rattache.
Il est recommandé à celui qui veut uriner de s’asseoir sur un sol meuble et pur ; il lui est toutefois permis de se tenir debout s’il est à l’abri des regards. En revanche, il est réprouvé de s’asseoir sur un sol meuble – le terme rakhw, dont le rāʾ peut recevoir trois vocalisations, désigne une terre friable, telle le sable – lorsqu’il est impur, afin d’éviter que son vêtement ne se souille ; dans ce cas, uriner debout devient une recommandation insistante. Quant à l’emplacement dur, il est alors impératif