Quatrième question : quel est le jugement lorsqu’une bijouterie impose au vendeur d’or usagé de lui acheter, en contrepartie, de l’or neuf ?
Réponse : Cela est, là encore, interdit, car il s’agit d’un subterfuge visant à vendre de l’or contre de l’or avec une différence de poids ou de valeur. Or les ruses sont proscrites par la Loi révélée, puisqu’elles constituent une tromperie et une manipulation des prescriptions divines.
Cinquième question : la procuration entre bijoutiers doit-elle nécessairement être exprimée verbalement, ou suffit-il que l’un d’eux prenne la marchandise de son confrère selon l’usage établi entre eux, à savoir qu’il la vendra au prix connu ?
Réponse : La wakâla (procuration) est un contrat qui se conclut par tout ce qui l’indique, qu’il s’agisse d’une parole ou d’un acte. Ainsi, s’il est d’usage, parmi les commerçants, que lorsqu’un client se présente chez l’un d’eux et que l’article recherché n’est pas disponible, le vendeur se rende chez son voisin et prenne la marchandise sur