la totalité du prix ; ensuite, si l’acheteur le souhaite, il peut la laisser chez le vendeur ou, s’il préfère, la reprendre avec lui. Cependant, si l’acheteur s’est contenté de négocier le prix sans que la vente ne soit conclue, puis qu’il s’en va, revient avec le reste de la somme et qu’alors seulement le contrat est scellé et la marchandise remise, cela est licite, car le contrat n’a été établi qu’après l’apport intégral du prix.
***
Question 18 : Quel est le jugement concernant la remise de l’or avant d’en avoir perçu le paiement ? Et qu’en est-il lorsqu’il s’agit d’un proche, alors que l’on craint une rupture des liens de parenté, tout en étant pleinement convaincu qu’il réglera sa valeur, fût-ce plus tard ?
Réponse : Il faut savoir qu’il existe une règle générale : la vente d’or contre de l’argent n’est jamais permise si le prix n’est pas perçu intégralement sur-le-champ. Il n’y a aucune différence à ce sujet entre un parent et un étranger, car la religion d’Allah ne favorise personne. Si ce proche se fâche contre toi parce que tu obéis à Allah, qu’il se fâche : c’est lui l’injuste, le pécheur, qui veut te pousser à désobéir à Allah ; quant à toi, tu as bel et bien eu raison de l’en empêcher, afin qu’il ne traite avec toi selon cette transaction