la mort, et chacune des deux parties peut révoquer l’autre quand il le désire, sauf s’il existe une forte présomption que les biens risquent de se perdre du fait de l’emprise d’un injuste ; dans ce cas, l’exécuteur testamentaire n’est pas autorisé à se démettre.
Section – Le fay’ et le butin de guerre
Le fay’ est réparti en cinq parts : quatre cinquièmes reviennent aux soldats salariés, et le cinquième restant est distribué, comme le cinquième du butin, en priorité aux intérêts publics les plus pressants, puis aux proches parents – les Banû Hâshim et les Banû al-Muttalib –, aux orphelins (mineur indigent privé de père), aux nécessiteux et au voyageur en détresse.
Quant au butin remporté au combat, quatre cinquièmes appartiennent aux combattants ; on remet d’abord la dépouille personnelle (as-salb) au vainqueur, puis l’infanterie reçoit une part et chaque cavalier trois parts. L’esclave et l’enfant perçoivent, pour leur part, une gratification inférieure.