; s’il se rétracte en déclarant : « Je me suis trompé », le bien lui est retiré.
Si, dans la foulée de son aveu, il y ajoute une précision qui l’annule — par exemple : « Je dois à Zayd mille [pièces], provenant du prix d’un vin » —, sa rétractation n’est pas recevable.
Lorsqu’il s’attribue une filiation en affirmant : « Voici mon fils », et que cela est matériellement possible, la filiation est reconnue, sauf si l’enfant est majeur ; dans ce cas, son consentement est indispensable. S’il attribue la filiation à un tiers, en disant par exemple : « Voici mon frère », celle-ci est établie à condition que ce frère soit un héritier déjà détenteur des biens, que la personne à laquelle il est rattaché soit décédée et que l’attribution reste plausible.
Section – al-ʿâriyya (le prêt à usage)
Toute personne habilitée à faire une libéralité peut prêter à usage tout bien dont on tire profit tout en préservant sa substance. Il suffit que l’un prononce l’offre ou l’acceptation tandis que l’autre passe à l’acte. Si la chose se détériore autrement que par l’usage prévu, l’emprunteur en assume la responsabilité, même sans faute de sa part.