Le laps de temps optimal s’étend jusqu’à ce que l’ombre atteigne le double de la hauteur de l’objet ; il reste toutefois permis d’accomplir la prière jusqu’au coucher du soleil, lequel marque l’entrée du temps de Maghrib (la prière du crépuscule). Le délai qui lui est propre subsiste juste le temps nécessaire pour effectuer les ablutions, se couvrir décemment, faire retentir deux appels et prier cinq rakʿas. Il demeure néanmoins licite de prolonger l’accomplissement de Maghrib jusqu’à la disparition de la lueur rouge du ciel ; à cet instant commence l’heure de ʿIshāʾ (la prière de la nuit). Son horaire privilégié va jusqu’au premier tiers de la nuit, tandis que le temps autorisé s’étend jusqu’à l’apparition de la seconde aube, la véritable, qui fait entrer le moment de Ṣubḥ (la prière de l’aube). Pour celle-ci, le meilleur instant est l’isfâr (lorsque l’aube blanchit clairement), et il demeure permis de la célébrer jusqu’au lever du soleil.