(Section : la capitation – jizya)
La jizya est conclue avec tout non-musulman adulte, libre et de sexe masculin, qui déclare se rattacher à une Écriture révélée – tel le mage – pourvu qu’il ne soit pas établi que ses ancêtres aient embrassé cette religion après qu’elle eut été abrogée.
Le montant minimal est d’un dinar par an. Le redevable peut marchander son taux – exception faite de l’incapable – et l’on peut y ajouter la dépense correspondant à l’hospitalité due au musulman de passage. La taxe est perçue avec ménagement, comme toute créance.
Si le contribuable meurt, se convertit à l’islam ou devient fou au cours de l’année, on ne prélève que la part échue.
Ils sont en outre tenus de se conformer aux prescriptions de la Loi : ils ne bâtissent pas plus haut que leur voisin musulman ; ils ne montent pas de chevaux et, lorsqu’ils chevauchent, se contentent d’un bât.