Section : L’entretien de l’épouse
Lorsque l’épouse se rend disponible, son mari est tenu, chaque matin :
• s’il est aisé, de lui transférer la propriété de deux mudds de blé – frais de préparation inclus ;
• s’il est pauvre, d’un seul mudd ;
• s’il dispose de moyens intermédiaires, d’un mudd et demi.
La viande et les autres condiments sont fournis selon l’usage local. Il doit encore, lorsqu’elle est une femme libre habituée à être servie, lui procurer une domestique, des vêtements suffisants d’après la coutume, un logement adapté à sa condition, les articles ménagers indispensables (couverture et literie), les ustensiles de cuisson et de boisson ainsi que leur entretien, et, pour les citadines, le prix du bain public. Tous ces droits disparaissent en cas de nushūz (insoumission conjugale).
Si le mari est incapable de pourvoir même au minimum exigé d’un indigent, on lui accorde un délai de trois jours ; au matin du quatrième, le mariage est dissous.