Il en fixa donc le destin par un décret parfaitement ferme et irrévocable :
aucune contradiction, aucun recours, aucun annulateur, aucun changement, aucune diminution ni aucune augmentation n’y sont possibles de la part de Ses créatures, qu’elles soient dans les cieux ou sur la terre.
Le serviteur doit croire et être convaincu qu’Allah a su ce qui fut et ce qui ne fut pas grâce à Sa science éternelle, qui Le caractérise de toute éternité ; avant même que les choses ne se produisent, Il les connaissait toutes par Sa science englobante. Il faut absolument en avoir la certitude.
Il ﷾ en a eu connaissance et en a fixé la destinée – « Il a créé toute chose et en a déterminé la destinée avec exactitude. » (Al-Furqân, 25 : 2).
Les affaires ne sont donc ni livrées au chaos ni dépourvues de règles : elles sont toutes ordonnées et régies par le décret d’Allah, Sa prédestination et l’inscription qu’Il en a faite. Allah est absolument exempt de désordre et de futilité.
Nul ne peut intervenir pour modifier ce qu’Allah a décrété et prédestiné ; il n’existe aucun repoussoir à Son décret ni aucun contredit à Son jugement – « Allah juge, et nul ne peut revenir sur Son jugement. » (Ar-Raʿd, 13 : 41). Ainsi, personne ne retranche rien à Son décret et personne n’y ajoute jamais quoi que ce soit ; c’est une affaire arrêtée et définitivement close.
Lorsque le musulman adhère à cette croyance, elle le libère de nombreux doutes et illusions. Toutefois, cela ne veut pas dire qu’il s’en remette au seul décret, à la prédestination et à l’inscription en délaissant l’action (1) ; il est au contraire tenu d’agir, de rechercher sa subsistance et de recourir aux causes : cela fait partie de