La foi ne se consolide qu’en acceptant le savoir disponible et en renonçant à rechercher le savoir absent ;
Nous croyons à la Tablette et au Calame, ainsi qu’à tout ce qui y a été inscrit ;
La foi, en effet, n’est affermie que par l’acceptation du savoir présent – la science du Livre et de la sunna – et par le fait de laisser la connaissance de l’invisible à Allah seul : « Dis : “La connaissance de l’invisible appartient uniquement à Allah.” »
Ceci prolonge ce qui précède au sujet du décret et de la prédestination. Nous avons déjà rappelé que l’un des degrés de la foi au décret divin consiste à croire en ce qui est inscrit sur la Tablette préservée ; car, lorsqu’Allah eut connaissance de toute chose, Il la fit consigner sur cette Tablette. En vérité, Allah créa la création et, parmi les premiers êtres qu’Il créa, se trouve le Calame. Il lui dit : « Écris ! » Le Calame répondit : « Que dois-je écrire ? » Il dit : « Écris tout ce qui adviendra jusqu’au Jour de la Résurrection. » Le Calame, sur ordre d’Allah, se mit donc à consigner tout ce qui se produira jusqu’au Jour dernier, comme cela est rapporté dans le hadith (1).
Nul ne connaît la réalité de la Tablette et du Calame en dehors d’Allah. Tous deux sont des créatures d’Allah – exalté soit-Il – et nous y croyons fermement. C’est pour cette raison que l’auteur a dit : « Nous croyons à la Tablette, au Calame et à tout ce qui y a été consigné », c’est-à-dire à la Tablette préservée et à l’écriture qu’elle contient.
Tel est le deuxième degré de la foi au décret et à la prédestination.