Se plonger et s’attarder dans ces questions est une cause d’abandon, l’échelle menant à la privation et un degré de rébellion. Prends donc grand garde de t’y adonner par la spéculation, la réflexion ou l’obsession.
En effet, Allah – exalté soit-Il – a voilé la science du destin à Ses créatures et leur a interdit d’en poursuivre le secret.
Il dit : « Si je détenais la connaissance de l’invisible, j’aurais amassé beaucoup de bien » (sourate Al-Aʿrâf, verset 188).
Quelle parole solennelle ! Autrement dit, s’enfoncer dans les questions du décret et de la prédestination, y consacrer son temps, son âme et son cœur, ne fait qu’engendrer des doutes et détourner de l’action ; c’est là une forme de jeu et de déchéance. Lorsqu’Allah abandonne un serviteur, Il l’occupe par ces futilités ; mais lorsqu’Il l’honore, Il l’occupe par Son obéissance et l’exploitation utile de son temps.
Nous avons donc des limites à ne pas franchir : Allah ne nous a pas chargés de sonder le décret et la prédestination ; Il nous a plutôt ordonné d’y croire, d’accomplir les bonnes œuvres et de délaisser les mauvaises. Garde-toi donc de ces spéculations, de ces investigations, de ces cogitations et des insinuations – à savoir l’hésitation et le doute. Abandonne tout cela et ferme définitivement cette porte.
Tout cela confirme ce qui a été dit : « Le destin est un secret d’Allah, exalté soit-Il ». Le verbe « ṭawâ » signifie « il a caché » ; ainsi Allah a dissimulé ces informations à Ses créatures, car elles ne leur apportent aucun bénéfice. Quant au projet de pénétrer les mystères du destin, le Prophète – paix et bénédictions sur lui – se mit en colère lorsqu’il vit