« Lorsque Dieu est mentionné seul, les cœurs de ceux qui ne croient pas en l’Au-delà se crispent ; mais qu’on évoque ceux qu’ils vénèrent en dehors de Lui, les voilà qui exultent. » [Az-Zumar : 45]
Et Il — exalté soit-Il — dit encore : « Lorsqu’on leur disait : “Il n’y a de véritable divinité que Dieu”, ils s’enflaient d’orgueil et disaient : “Allons-nous vraiment abandonner nos divinités pour un poète possédé ?” » [As-Ṣaffāt : 35-36].
Ils ne veulent donc pas de l’unicité de la divinité ; ils préfèrent la multiplicité des dieux et que chacun adore ce qu’il désire.
Il faut le savoir : tous les adeptes des sectes déviantes, anciennes comme modernes, réduisent le tawḥîd à l’unicité de la seigneurie. Dès qu’une personne, à leurs yeux, reconnaît que Dieu est le Créateur et le Pourvoyeur, ils affirment : « Celui-ci est musulman » et consignent cela dans leurs credo. En réalité, tous les écrits des théologiens spéculatifs ne dépassent pas la démonstration de l’unicité de la seigneurie et les arguments qui la soutiennent.
Or cela ne suffit pas ; l’unicité de la divinité est indispensable. Dieu — exalté soit-Il — a dit : « Nous avons certes envoyé dans chaque communauté un messager (qui proclame) : “Adorez Dieu et écartez-vous du ṭâghût.” » [An-Naḥl : 36]. Les messagers ordonnaient donc aux gens d’adorer Dieu : c’est là l’unicité de la divinité.
« Nous n’avons envoyé avant toi aucun messager sans lui révéler : “Point de véritable divinité en dehors de Moi ; adorez-Moi donc.” » [Al-Anbiyāʾ : 25] ; et : « Adorez Dieu et n’associez rien à Lui. » [An-Nisāʾ : 36].
Tous les versets ordonnent et appellent à l’unicité de la divinité. Tous les messagers ont appelé leurs peuples à cette unicité, leur ont commandé de s’y conformer et leur ont interdit l’associationnisme. Tel est l’objectif, la finalité et la raison d’être même du tawḥîd ; quant à l’unicité des noms