Le bienheureux est celui qu’Allah rend heureux par Son décret, et le malheureux est celui qu’Il rend malheureux.
Le fondement même de la prédestination est un secret qu’Allah – exalté soit-Il – a déposé dans Sa création ; aucun ange rapproché ni aucun prophète envoyé n’en a reçu la connaissance.
Les œuvres se jugent donc à leur conclusion. Or, par Sa grâce envers Ses serviteurs, Allah fait qu’à celui qui a vécu dans le bien, la fin soit scellée dans le bien, et qu’à celui qui a vécu dans le mal, la fin soit scellée dans le mal. L’être humain, pour sa part, doit prendre les moyens et nourrir une bonne opinion d’Allah.
Certaines personnes disent : « Je me repentirai avant de mourir. » Nous leur répondons : « Sais-tu quand tu mourras ? Il se peut que la mort te surprenne à un instant où aucun repentir n’est plus possible, et tu ignores encore si ton repentir sera accepté, car celui-ci obéit à des conditions. »
Ce n’est pas le décret divin qui rend l’homme malheureux ; il ne devient malheureux qu’à cause des actes qu’Allah lui a prédestinés. Celui pour qui le décret prévoit le bonheur ou le malheur, Allah lui en ouvrira la voie.
Autrement dit, tu n’atteindras jamais le secret de la prédestination, quelle que soit l’ampleur de tes investigations. Ne t’impose donc pas un tel fardeau : crois au décret et à la prédestination, accomplis les bonnes œuvres, évite les mauvaises, et n’essaie pas de sonder les arcanes du destin – cela ne relève ni de ta compétence ni de la mission qui t’a été confiée.
Cette connaissance appartient exclusivement à Allah et relève de l’invisible, que nul autre que Lui ne possède, ni les anges, ni les prophètes, ni qui que ce soit, pas même le meilleur des messagers