même pas une mouche, quand bien même ils s’y mettraient tous ensemble. » (Al-Hajj : 73)
Allah — exalté soit-Il — sait, depuis toujours, combien d’êtres entreront au Paradis et combien entreront en Enfer ; ce nombre est fixé une fois pour toutes : il n’augmentera ni ne diminuera.
Le Créateur est donc Allah, le Très-Haut ; nul ne crée à Ses côtés. Comment, dès lors, adorer un être qui ne crée rien, ne pourvoit à rien et ne détient pour lui-même ni profit ni dommage ?
Le sens du verset « Et lorsque ton Seigneur tira des reins des fils d’Adam… » (Al-A‘râf : 172) est que la disposition naturelle et l’ensemble de la création témoignent de l’unicité d’Allah — exalté soit-Il. Aussi, personne ne pourra, au Jour de la Résurrection, prétendre : « Nous étions insouciants à ce sujet. » (Al-A‘râf : 172). Se retrancher derrière la simple imitation ne tient pas face aux preuves irréfutables et aux arguments éclatants.
Ces propos — et ceux qui suivent — du shaykh, qu’Allah lui fasse miséricorde, traitent entièrement du décret divin et de la prédestination.
Croire au décret divin fait partie des six piliers de la foi, comme l’a déclaré le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui : « La foi consiste à croire en Allah, en Ses anges, en Ses Livres, en Ses messagers, au Jour dernier, et à croire au décret, qu’il soit favorable ou défavorable. » (1)
Le Coran dit encore : « Nous avons créé toute chose selon un décret. » (Al-Qamar : 49), et : « Il a créé toute chose et lui a fixé avec exactitude sa juste mesure. » (Al-Furqân : 2).
Il n’existe donc rien qui échappe au décret ; aucun événement ne survient par hasard,