, l’intercesseur implore alors qu’Allah, exalté et Très-Haut, lui pardonne. De même, si un croyant est déjà entré en Enfer à cause d’un péché, l’intercesseur demande qu’il en soit extrait et que le châtiment soit levé. C’est ce que l’on appelle l’intercession en faveur des auteurs de grands péchés.
Cependant, l’intercession auprès d’Allah est soumise à deux conditions :
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Première condition : qu’elle se fasse avec la permission d’Allah. Nul ne peut intercéder auprès de Lui sans Son autorisation ; c’est Lui qui accorde à l’intercesseur le droit d’intercéder. Avant qu’Il ne l’accorde, personne n’oserait s’avancer vers Lui : « Qui donc pourra intercéder auprès de Lui sans Sa permission ? » (Al-Baqarah, 2:255). Il n’en va donc pas comme avec une créature auprès de laquelle les gens se présenteraient pour intercéder même sans qu’elle y consente : auprès d’Allah, nul ne plaide sans Sa permission.
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Deuxième condition : que la personne pour qui l’on intercède appartienne aux gens de l’unicité et de la foi, à ceux dont Allah agrée la parole et l’action : « Ils n’intercèdent qu’en faveur de celui dont Il est satisfait. » (Al-Anbiyâ’, 21:28). Ces deux conditions sont réunies dans cette parole du Très-Haut : « Sauf à celui qu’Allah aura autorisé et dont Il agrée la conduite. » (An-Najm, 53:26) : « qu’Il aura autorisé » constitue la première condition, « dont Il agrée » la seconde.
Quant au mécréant, aucune intercession ne peut lui profiter : « L’intercession des intercesseurs ne leur sera d’aucune utilité. » (Al-Muddaththir, 74:48), et : « Les injustes n’auront ni ami intime ni intercesseur… »