nécessitait un mois, voire davantage, alors que le Prophète ﷺ la parcourut en une seule nuit.
Quant au Miʿrâj (l’Ascension), le terme renvoie à l’instrument d’élévation, tandis que le verbe ʿaraja signifie « monter », comme dans le verset : « Les anges ainsi que l’Esprit montent vers Lui » (sourate 70, verset 4). Autrement dit : ils s’élèvent. Le mot ʿurûj désigne donc l’ascension, et le miʿrâj l’outil grâce auquel on s’élève.
Ces deux réalités sont attestées de manière formelle pour le Prophète ﷺ (1).
Ainsi, l’Isrâʾ correspond au trajet qui va de la Mosquée sacrée à la Mosquée al-Aqsâ, tandis que le Miʿrâj s’étend de la terre jusqu’au ciel. Or tout cela se produisit en une seule nuit : il fut transporté jusqu’à Bayt al-Maqdis et y dirigea la prière avec les prophètes ; puis il fut élevé aux cieux, franchit les sept cieux superposés, et Allah lui fit contempler certains de Ses plus grands signes. Ensuite, il redescendit sur terre, et Gabriel le ramena à l’endroit même d’où il était parti, le tout en une seule nuit.
L’Isrâʾ est mentionné dans la sourate al-Isrâʾ, tandis que le Miʿrâj figure dans la sourate an-Najm : « Par l’étoile quand elle décline ! Votre compagnon ne s’est pas égaré et n’a pas dévié. Il ne parle pas sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre qu’une révélation qui lui est communiquée ; un être d’une force prodigieuse la lui a enseignée » (sourate 53, versets 1-5) – c’est-à-dire Gabriel – « doué d’une nature parfaite ; il se dressa, alors qu’il se trouvait à l’horizon suprême » (versets 6-7).
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(1) C’est-à-dire que l’authenticité de l’Isrâʾ et du Miʿrâj fait l’objet d’une transmission sûre et d’un consensus chez les savants.