ni à Son Messager — qu’Allah le couvre d’éloges et de paix —, et il se mêle ensuite de cette question en suivant ses propres spéculations et raisonnements.
Si l’explication correcte de la Vision — et, plus généralement, de toute notion rattachée à la seigneurie — consiste précisément à renoncer aux interprétations arbitraires et à s’en tenir à la soumission, alors c’est sur ce principe que repose la religion des musulmans. Celui qui ne se prémunit pas à la fois contre la négation et contre l’assimilation trébuche et manque la véritable proclamation de la transcendance.
Tout cela vient confirmer ce qui a déjà été exposé : il faut se soumettre à ce qui émane d’Allah et de Son Messager — qu’Allah le bénisse et le salue. La Vision en fait partie : nous ne nous y immisçons pas comme l’ont fait les gens de l’innovation ; nous l’affirmons telle qu’elle est parvenue et nous y croyons. Nous affirmons, en outre, que les croyants verront leur Seigneur sur les plaines du Jour de la Résurrection avant d’entrer au Paradis, puis qu’ils Le verront à nouveau après leur entrée, en signe d’honneur, eux qui avaient cru en Lui dans ce monde sans L’avoir vu.
Tel est le credo des musulmans : croire et se soumettre à ce qui vient d’Allah et de Son Messager, sans intervenir au moyen de raisonnements, d’imaginations, d’interprétations fallacieuses ou de déformations égarées. Voilà la religion de l’islam. À l’inverse, les non-musulmans s’immiscent dans ce qui provient d’Allah et de Son Messager — qu’Allah le couvre d’éloges et de paix — et détournent les paroles de leur contexte.
Comme il a déjà été rappelé, il est indispensable de tenir la voie médiane entre la négation des attributs et l’assimilation : ne pas pousser l’affirmation de la transcendance d’Allah jusqu’à Le dépouiller de Ses attributs, comme l’ont fait les négateurs, et ne pas pousser l’affirmation jusqu’à Le comparer à Sa création ; il convient plutôt d’adopter la modération et d’affirmer pour Allah ce que