les tient à l’écart de l’unicité pure (tawhîd), d’une connaissance limpide et d’une foi authentique ;
il oscille alors entre la mécréance et la foi, l’affirmation et le démenti, la reconnaissance et la négation ; et il dit : « Qu’a donc voulu Allah par cette parabole ? » (Al-Baqarah 26).
Allah, exalté soit-Il, dit encore : « C’est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre ; il s’y trouve des versets univoques, qui constituent la mère du Livre, et d’autres, ambigus. Ceux dont le cœur porte à la déviance s’attachent à ce qui est ambigu, recherchant la discorde et l’interprétation ; or nul n’en détient l’interprétation si ce n’est Allah. » (Âl ʿImrân 7). Allah en a donc voilé la science aux créatures ; n’épuise donc pas tes forces là-dessus. Puis Il a dit : « Quant à ceux qui sont solidement enracinés dans la science, ils disent : “Nous y croyons ; tout vient de la part de notre Seigneur.” » (Âl ʿImrân 7). Ils se soumettent et s’abandonnent, et le fait d’ignorer le sens exact ne les détourne ni de la foi ni de la reddition. On peut aussi comprendre qu’ils ramènent les passages ambigus du Livre d’Allah aux passages univoques afin d’en éclaircir le sens, puis ils déclarent : « Tout vient de la part de notre Seigneur. »
Quiconque ne se soumet ni à Allah ni au Messager se voit interdire la connaissance d’Allah et de la vérité ; il s’égare alors dans les labyrinthes de l’erreur. (1)
Telle est la condition des hypocrites : ils vacillent, tantôt aux côtés des musulmans, tantôt aux côtés des hypocrites ; tantôt ils croient, tantôt ils renient — « Chaque fois que la lumière leur est donnée… »