— exalté soit-Il — a dit : « Les regards ne L’atteignent pas. » Nous leur répondons donc : « Vous ne saisissez pas la portée de cette parole : « Les regards ne L’atteignent pas alors que Lui atteint tous les regards. » Elle signifie qu’ils ne peuvent Le cerner de toutes parts et non qu’ils ne Le verront pas. En effet, le Très-Haut n’a pas dit : “Les regards ne Le voient pas.”
Ils avancent encore cet argument : Moïse — sur lui la paix — a dit : « Seigneur, fais-moi voir [Ta Face] afin que je Te contemple. » Allah lui répondit : « Tu ne Me verras pas » (7 : 143). Selon eux, ce verset prouverait l’impossibilité de la vision.
Nous répliquons : cela concerne la vie d’ici-bas, car Moïse formula cette demande en ce monde. Or, nul ne voit Allah en ce bas-monde, ni les prophètes ni les autres. Dans l’au-delà, en revanche, les croyants verront leur Seigneur, et l’état de l’ici-bas n’est pas celui de l’au-delà : ici, les hommes sont faibles dans leur corps et dans leurs facultés de perception, incapables de contempler Allah — glorifié et exalté soit-Il. Dans l’au-delà, Allah leur accordera une force grâce à laquelle ils pourront voir leur Seigneur — glorifié et exalté — en signe d’honneur.
C’est pourquoi, lorsque Moïse demanda à son Seigneur, dans ce même verset : « Tu ne Me verras pas ; mais regarde la montagne : si elle demeure en place, alors tu Me verras. » Puis, quand son Seigneur Se manifesta à la montagne, Il la réduisit en poussière (7 : 143). La montagne s’effondra et devint poussière, bien qu’elle fût une masse dure et inerte ; que dire alors de la créature faite de chair, de sang et d’os ? Celle-ci est, en ce monde, incapable de voir Allah.
La demande de Moïse de contempler Allah constitue donc, en soi, une preuve que la vision est permise et possible, car