la vision du Noble Visage d’Allah, ainsi que l’atteste le Ṣaḥîḥ de Muslim (1).
Allah — exalté soit-Il — dit encore : « Là, ils auront tout ce qu’ils désireront, et auprès de Nous il y a davantage encore. » (Qâf, 35) – ce « davantage » n’est autre que la vision du Noble Visage d’Allah.
Il dit aussi au sujet des mécréants : « Pas du tout ! Ce jour-là, ils seront bel et bien voilés de leur Seigneur. » (al-Mutaffifîn, 15) Dès lors, si les mécréants sont privés d’Allah – c’est-à-dire qu’ils ne Le verront pas, pour L’avoir renié dans ce bas-monde –, ils seront privés de Sa vision au Jour de la Résurrection ; voilà le plus grand des manquements et le pire des tourments – qu’Allah nous en préserve. Le verset indique donc que les croyants, eux, ne seront pas voilés d’Allah ce jour-là : ils Le verront de leurs propres yeux dans l’au-delà, car ils avaient cru en Lui ici-bas sans Le voir, se fondant uniquement sur Ses signes et Ses messages. Par munificence, Allah les honorera donc par Sa vision au Jour de la Résurrection.
La contemplation du Visage d’Allah est la suprême félicité du Paradis.
Telle est la doctrine des gens de la Sunna et du groupe ; les versets cités plus haut n’en sont qu’un aperçu parmi les preuves coraniques.
Quant aux preuves tirées de la Sunna, elles sont innombrables au point d’atteindre le rang de transmission massivement attestée (mutawâtir), comme l’a souligné l’érudit Ibn al-Qayyim dans son précieux ouvrage « Hâdî al-Arwâḥ ilâ Bilâd al-Afraḥ », où il a réuni les hadiths relatifs à la vision qui, effectivement, présentent le degré du mutawâtir.