Majestueux.
Dans ce même passage — « … regardant vers leur Seigneur » (al-Qiyâma, 22-23) — le verbe « regarder » est, ici, suivi de la préposition « vers ».
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Lorsqu’il se construit sans préposition, il signifie l’attente et le délai. Ainsi : « Le jour où les hypocrites, hommes et femmes, diront à ceux qui ont cru : “Attendez-nous (anẓurûnâ), que nous empruntions de votre lumière” » (al-Hadîd, 13). Autrement dit : « Patientez afin que nous puissions nous éclairer de votre lumière », car la lumière des hypocrites s’éteindra — qu’Allah nous en préserve — ; ils demeureront alors dans l’obscurité et supplieront les croyants de les attendre pour bénéficier de leur clarté. De même : « Qu’attendent-ils donc, sinon qu’Allah vienne à eux ? » (al-Baqarah, 210), c’est-à-dire qu’ils n’attendent rien d’autre que la venue du Seigneur, le Jour de la Résurrection, pour arbitrer entre Ses serviteurs.
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Lorsqu’il est suivi de la préposition « dans » (fi), il prend le sens de méditer et de réfléchir, comme dans : « N’ont-ils donc pas contemplé le royaume des cieux et de la terre ? » (al-Aʿrâf, 185) ; autrement dit, n’ont-ils pas réfléchi aux créatures d’Allah, celles d’en haut et celles d’en bas, et n’en ont-ils pas déduit la toute-puissance du Créateur — exalté soit-Il — ainsi que son droit exclusif à l’adoration ?
En résumé, dans le verset qui nous occupe, le verbe est régi par « vers », ce qui lui confère le sens de la vision et de la contemplation directe.
Allah — exalté soit-Il — dit encore : « À ceux qui ont fait le bien revient la plus belle récompense, et un supplément » (Yûnus, 26). Le Prophète ﷺ a expliqué que « la plus belle récompense » désigne le Paradis, et que « le supplément » correspond à