Ainsi, quiconque l’entend puis prétend qu’il s’agit de la parole d’un être humain est tombé dans la mécréance.
Allah l’a blâmé, décrié et menacé de Saqar (l’un des noms de l’Enfer), lorsqu’Il a dit : « Je le précipiterai dans Saqar » (Al-Muddathir, 26).
Ils auraient pourtant soulagé les gens, mais ils demeurent dans l’égarement.
Quiconque entend la Parole d’Allah et affirme qu’il s’agit d’un discours humain a certes mécru ; il renie en effet la Parole d’Allah. Or, si Allah ne révélait aucune parole à Ses serviteurs, sur quoi reposerait la preuve portée contre eux ? Leur véritable dessein, à travers cette affirmation, est de démolir les prescriptions révélées : s’il n’existait nulle part de Parole d’Allah – ni dans la Torah, ni dans l’Évangile, ni dans le Coran –, cela signifierait qu’aucune preuve divine n’a été établie pour l’humanité. Voilà l’une des formes les plus graves de mécréance et l’un des égarements les plus monstrueux.
Allah – exalté soit-Il – a flétri celui qui tient de tels propos et fait du Coran une parole humaine, tel al-Walîd ibn al-Mughîra al-Makhzûmî. Figure éminente parmi les notables polythéistes de La Mecque – on le surnommait « la Fleur de La Mecque » en raison de son rang –, il fut saisi d’admiration lorsqu’il entendit le Coran récité par le Messager ﷺ. Il sut alors qu’il ne pouvait s’agir d’une parole humaine et loua le Coran en ces termes : « Ce n’est ni de la poésie ni de la sorcellerie. Je connais les divers genres de poésie, je connais les formes de sorcellerie, je connais la divination, je connais, je connais… Le Coran n’appartient à rien de tout cela. »
Ses semblables parmi les idolâtres se tournèrent aussitôt contre lui, le réprimandant avec virulence, car ses paroles revenaient à reconnaître la mission du Messager ﷺ. Lorsqu’il s’en rendit compte, il se rétracta – qu’Allah nous en préserve – et déclara : « Ce n’est là que la parole d’un mortel » (Al-Muddathir, 25). C’est alors qu’Allah révéla