Les croyants l’ont donc tenu pour vérité ;
ils savent avec certitude qu’il est réellement la Parole d’Allah, le Très-Haut.
Le Coran est révélé dans la langue des Arabes, avec les mêmes lettres qu’ils utilisent pour s’exprimer. Or ils s’acharnaient à contredire le Messager ﷺ ; s’ils avaient été capables de relever le défi de ce Coran, ils n’auraient rien ménagé pour le faire. Leur incapacité prouve donc qu’il s’agit bel et bien de la Parole d’Allah, « à laquelle le faux ne peut se mêler ni par l’avant ni par l’arrière ».
Ainsi, ceux qui croient en Allah et en Son Messager attestent que le Coran est la Parole d’Allah et que Muḥammad ﷺ n’en est que le transmetteur mandaté par Lui.
Quant à la parole d’Allah : « Il s’agit certes de la parole d’un noble messager, doué d’une grande force, établi auprès du Possesseur du Trône » (At-Takwîr 81 : 19-20), son attribution à Gabriel relève de la transmission ; il est impossible que le Coran soit à la fois la parole d’Allah et celle de Gabriel, car une parole n’émane que d’un seul locuteur. Son attribution à Allah est réelle, tandis que son attribution à Gabriel est de l’ordre du relais.
Dans un autre verset : « Il s’agit certes de la parole d’un noble messager… et ce n’est point la parole d’un poète ; mais vous croyez bien peu » (Al-Hâqqa 69 : 40-41), le « messager » désigne Muḥammad ﷺ ; là encore, l’attribution n’est qu’une attribution de transmission. Ainsi, Allah — exalté soit-Il — l’attribue tour à tour à Lui-même, à Gabriel puis à Muḥammad, alors qu’une même parole ne peut provenir que d’un seul locuteur : l’attribution à Allah est une attribution d’origine — c’est Sa Parole —, tandis que son attribution à Gabriel et à Muḥammad est une attribution de transmission.
Il ne s’agit donc nullement d’une attribution au sens figuré, comme le prétendent les jahmites et les muʿtazilites ; eux affirment :