Il est en outre le sceau des prophètes, l’imam des pieux, le maître des envoyés et le bien-aimé du Seigneur des mondes :
• Al-Mujtabā a le même sens qu’al-Muṣṭafā : « l’Élu ».
• Le prophète (nabi) est celui à qui Allah révèle une législation sans lui ordonner de la transmettre, tandis que le messager (rasûl) est celui à qui une législation est révélée et qu’Allah charge de la transmettre. C’est là l’explication la plus courante de la différence entre prophète et messager. Être « chargé de la transmettre » signifie qu’il doit obliger les gens à s’y conformer et, au besoin, les combattre pour qu’ils adhèrent à ce qu’il a apporté.
• Le prophète, lui aussi, reçoit la révélation et appelle à Allah, mais il suit les prophètes qui l’ont précédé, chemine sur leur voie et ne se singularise pas par une loi propre. Ainsi en allait-il des prophètes des Enfants d’Israël : ils se référaient à la Torah et invitaient à la Torah qu’Allah avait révélée à Moïse — sur lui la paix.
• Al-Murtaḍā a, lui aussi, le sens d’al-Mujtabā et d’al-Muṣṭafā : « celui qu’Allah agrée ».
Telles sont donc quelques-unes de ses caractéristiques (paix et bénédictions sur lui).
Sceau des prophètes : le terme « sceau » signifie qu’aucun prophète ne viendra après lui. Tout comme un sceau apposé sur un document empêche qu’on y ajoute ou qu’on en retranche quoi que ce soit, Allah a scellé la chaîne des messages par Muhammad (paix et bénédictions sur lui). Le Très-Haut a dit : « Muhammad n’a jamais été le père d’un de vos hommes ; il est le messager d’Allah et le sceau des prophètes. » (Al-Ahzâb 33 : 40). Il n’y a donc plus besoin de l’avènement d’un prophète après lui : le Coran est là, la sunna prophétique est là, et les savants ancrés dans la science sont là pour appeler à Allah et éclairer les gens ;