Nous croyons donc en tout cela et nous sommes convaincus que tout vient de Lui ; nous croyons encore que Muhammad est Son serviteur élu, Son Prophète choisi et Son Messager.
« Et nul ne l’emporte sur Son commandement » : lorsque Allah décrète au niveau universel, personne ne peut prévaloir sur Ses décrets cosmiques. Quant à Ses ordres législatifs, ils peuvent être négligés ou transgressés ; cela constitue une épreuve et un test, afin que récompense ou châtiment s’ensuive.
Tout ce qui a été mentionné depuis le début de ce credo jusqu’à sa fin, nous l’acceptons devant Allah ; ce ne sont pas de simples paroles prononcées par nos langues, mais une conviction enracinée dans nos cœurs.
Après que l’imam – qu’Allah lui fasse miséricorde – a exposé, au début de son propos, ce qu’il convient de connaître d’Allah, exalté soit-Il, à savoir qu’Il est le Seigneur seul digne d’adoration et qu’Il possède, de toute éternité et pour l’éternité, les attributs de perfection et les qualités de majesté, il est passé à ce qu’il faut croire concernant le Messager – paix et bénédictions sur lui.
Sa parole : « et que Muhammad est Son serviteur élu… » se rattache à l’énoncé initial : « Nous déclarons l’unicité d’Allah, croyant par Sa grâce qu’Allah est unique, sans associé… », puis il a ajouté : « et que Muhammad… ». Il est donc indispensable de croire à cela : de même que nous attestons la divinité d’Allah, nous attestons la mission du Messager – que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui. C’est pourquoi les deux témoignages de foi sont indissociables.
Quant à l’expression « et que Muhammad », il s’agit de son nom le plus connu – que la paix et les bénédictions d’Allah soient sur lui – et il apparaît dans le Coran : « Muhammad n’a jamais été le père de l’un de vos hommes, mais… » (Al-Aḥzâb 33 : 40).