le châtiment. Et toute chose se déroule selon Son décret : Sa volonté s’exécute infailliblement ; les serviteurs ne disposent d’aucune volonté en dehors de celle qu’Il leur accorde, et ce qu’Il leur veut se réalise.
Ainsi, le châtiment qu’un homme encourt provient de ses propres actes et non de ceux d’Allah – exalté soit-Il. C’est bien le serviteur qui accomplit la prière, s’acquitte de l’aumône légale, accomplit le pèlerinage et combat dans la voie d’Allah ; les œuvres lui sont donc imputées à lui, non à Allah, sauf du point de vue de la création, de la science, du décret et de l’assistance accordée.
Il ne fait aucun doute que tout, sans exception, relève de Son décret : le bien comme le mal, l’obéissance comme la désobéissance, la mécréance comme la foi, la maladie comme la santé, la richesse comme la pauvreté, la science comme l’ignorance ; absolument tout se produit par Son décret, et rien, dans Son royaume, n’échappe à ce qu’Il a décrété ou voulu.
Allah possède une volonté, et les serviteurs possèdent une volonté ; cependant, la volonté des serviteurs est subordonnée à la Sienne et n’est pas autonome. C’est pourquoi Il – Très-haut – dit : « Vous ne voulez que si Allah veut. Allah est, certes, Omniscient et Sage. » (Al-Insân, 76 : 30) ; et Il dit encore : « Vous ne voulez que si Allah, Seigneur de l’univers, veut. » (At-Takwîr, 81 : 29). Il S’est ainsi attribué une volonté qui fait partie de Ses attributs, et Il a attribué aux serviteurs une volonté qui fait partie des leurs, tout en liant leur volonté à la Sienne. Cela constitue une réfutation aussi bien des qadarites que des jabrites : les qadarites nient la volonté d’Allah concernant les actes des serviteurs et attribuent au serviteur une volonté absolue, prétendant que le serviteur