tous, car Il est le Tout-Pardonneur, le Très Miséricordieux. Revenez repentants à votre Seigneur et soumettez-vous à Lui. ⦗Az-Zumar : 53-54⦘
Tel est donc notre religion et notre credo, aussi bien ouvertement qu’intérieurement. Nous déclarons devant Allah notre désaveu de quiconque s’écarte de ce que nous venons d’exposer et d’éclaircir.
Il incombe par conséquent à l’être humain de mettre en œuvre les causes qui attirent la miséricorde : le repentir et la soumission entière de son être à Allah, exalté soit-Il. C’est alors qu’il bénéficiera de la miséricorde divine, car « la miséricorde d’Allah est proche des bienfaisants » ; l’excellence spirituelle (ihsân) est, en elle-même, un facteur de miséricorde. Telle est la position des gens de la Sunna et du groupe, laquelle se situe entre deux extrêmes :
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D’un côté, les Murjiʾites, qui affirment qu’aucun péché ne peut nuire à celui qui possède la foi ; pour eux, tant que l’homme croit dans son cœur, la désobéissance ne lui porte pas préjudice. Ils se croient ainsi à l’abri du stratagème d’Allah et prétendent que les actes n’entrent pas dans la réalité de la foi ; selon leur doctrine on entre au Paradis même sans rien accomplir. Cette conception a semé la corruption sur terre : les gens se sont relâchés de la religion en se disant : « Puisque nous irons de toute façon au Paradis, nul besoin d’agir », et ils font alors ce qui leur plaît.
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De l’autre, les Waʿīdiyyites parmi les Kharijites, qui déclarent mécréant quiconque commet un grand péché en-deçà de l’associationnisme et estiment inévitable l’exécution de la menace de châtiment qu’Allah a formulée contre le pécheur. Certes, Allah a menacé les désobéissants, mais Il a aussi dit : « Allah ne pardonne pas qu’on Lui associe quoi que ce soit ; pour le reste, Il pardonne à qui Il veut. » ⦗An-Nisâʾ : 48⦘. Les pécheurs demeurent donc sous le vouloir divin. Telle est la doctrine médiane des gens de la Sunna et du groupe.
La vérité se trouve ainsi auprès des gens de la Sunna et du groupe, qui ont adopté une voie moyenne entre le sentiment de sécurité et l’espérance, entre la crainte et le désespoir. À ce propos, ils disent : pour l’être humain, la crainte et l’espérance sont comme les deux ailes d’un oiseau ; toutes deux doivent être saines. Si l’une d’elles fait défaut, l’oiseau chute ; de même, si la crainte ou l’espérance vient à manquer, l’homme tombe. Il doit donc y avoir équilibre, tout comme les deux ailes d’un oiseau s’équilibrent.
Autrement dit, tout ce que nous avons mentionné dans cette profession de foi, du début à la fin,