et ses Compagnons.
Deuxième catégorie : la divergence relevant de l’ijtihâd (effort d’interprétation) juridique. Celle-ci n’engendre pas d’animosité, car elle provient de la manière dont chacun examine les preuves, laquelle varie selon les capacités des individus ; tous ne sont pas au même niveau. Les facultés de déduction diffèrent, tout comme la quantité de savoir.
Tant que ce désaccord n’est pas assorti d’un esprit partisan, il ne mène pas à l’hostilité. Les Compagnons eux-mêmes divergeaient sur des questions de jurisprudence sans que cela ne rompe leur fraternité. De même, les pieux prédécesseurs, puis les quatre imams, divergeaient sans que la haine ne s’installe ; ils demeuraient frères, tout comme leurs élèves après eux. Mais lorsque quelqu’un se rigidifie dans son opinion, la discorde éclate.
Il incombe donc au musulman d’adopter les positions qui s’accordent avec la preuve issue du Livre ou de la Sunna. Allah — exalté soit-Il — dit : « Si vous vous disputez au sujet de quelque chose, ramenez-le à Allah et au Messager, si vous croyez vraiment en Allah et au Jour dernier. » (an-Nisâ’ 4 : 59). Et Il — exalté soit-Il — dit encore : « Sur toute chose au sujet de laquelle vous divergez, le jugement appartient à Allah. » (ash-Shûrâ 42 : 10). Ainsi, lorsqu’un différend surgit, on revient toujours au Livre et à la Sunna, et l’on retient ce que la preuve rend le plus solide.