et cela parce qu’Il est Tout-Puissant sur toute chose,
et que toute chose est complètement dépendante de Lui.
Il s’agit là d’un attribut éternel ; il ne convient pas de dire qu’Il n’aurait acquis la puissance qu’après avoir créé et fait exister les créatures. La puissance est, au contraire, un attribut sans commencement, et le fait qu’Il ait fait surgir les créatures n’est qu’un effet découlant de Son omnipotence.
Allah, exalté soit-Il, S’est Lui-même décrit comme « Tout-Puissant sur toute chose », qu’elle soit déjà existante ou encore inexistante. Il n’a jamais restreint Sa puissance à un objet déterminé ; rien ne Le met en échec. Il n’est donc pas permis de la limiter en disant : « Il est puissant sur telle chose », ni même de dire : « Il est puissant sur ce qu’Il veut. » Cette dernière expression n’est recevable que dans le cas particulier où Allah rassemblera les habitants des cieux et de la terre, comme dans Sa parole : « Parmi Ses signes figure la création des cieux et de la terre et les êtres qu’Il y a disséminés ; Il est, lorsqu’Il le veut, parfaitement capable de les réunir » (s. Ach-Chûrâ, 42 : 29). Il s’agit là d’une affaire circonscrite.
Aucune réalité ne peut se passer d’Allah : ni les anges, ni les cieux et la terre, ni les djinns, ni les hommes, pas même les entités inanimées telles que les montagnes ou les mers. Toute chose est pauvre devant Allah : « Ô hommes ! Vous êtes les besogneux envers Allah, tandis qu’Allah, Lui, est le Riche, le Digne de louange » (s. Fâtir, 35 : 15).
Ainsi, toute chose est tributaire de Lui ; ni les awliyâʾ (alliés d’Allah) ni les cieux n’y échappent. Celui qui prétend que les awliyâʾ possèdent un pouvoir supérieur à celui des autres humains, qu’ils dirigent l’univers ou qu’ils peuvent procurer bénéfice et causer préjudice indépendamment d’Allah, tient là des propos de mécréants et de polythéistes. Les awliyâʾ, les messagers et les anges ne jouissent d’aucune autonomie vis-à-vis d’Allah, et